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Dépourvu d’eau : les robinets d'un quartier de Kinshasa sont devenus des pièces de musée

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Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les habitants du quartier Nkulu, situé dans la commune de Selembao, tout juste derrière le Centre pénitentiaire et de rééducation de Makala, ex-Prison centrale de Makala, sont dépourvus d’eau potable. 

Depuis donc deux semaines, la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) a  cessé de fournir l’eau potable. Tous les robinets de cette partie de la métropole congolaise sont secs, devenus du coup, des pièces de musée.

Selon certaines informations en notre possession, la Régideso avait prévenu la population du quartier Nkulu de l’interruption de la distribution d’eau. Le communiqué y afférent, diffusé à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) avait fait mention de quatre jours, au cours desquels les techniciens de la Régideso devraient s’atteler à réparer cette panne qui a nécessité l’interruption de la distribution d’eau dans ce quartier. Les habitants du quartier Nkulu avaient pris des précautions pour stocker une quantité d’eau devant leur servir pendant cette  » période sèche « .

Peine perdue, les quatre jours promis par la Régideso se sont écoulés sans que cette fameuse panne ne soit réparée. Et, le stock d’eau gardé pour la circonstance s’est épuisé. Aujourd’hui, pendant  deux semaines, l’eau ne coule toujours pas dans les robinets des habitants du quartier Nkulu.

Le calvaire a donc commencé pour ces habitants, obligés d’aller chercher l’eau loin de leur quartier. Certains vont même jusqu’à la commune voisine de Bumbu pour chercher cette denrée rare : l’eau étant la vie. D’où des colonnes interminables de gens, munis de seaux d’eau, bidons, bouteilles, marmites… à la recherche de l’eau. Ils se réveillent très tôt matin pour ce faire. Un véritable calvaire. Ils maudissent la Régideso qui leur a causé ces préjudices.

Notre souhait le plus ardent est que les responsables de cette société étatique puissent se pencher sérieusement sur ce dossier, de façon à décanter cette lamentable situation. Le plutôt serait le mieux. Car, qu’on se le dise, c’est aussi un manque à gagner pour la Régideso qui ne saura plus exiger le payement de ses factures aux victimes, du moins pendant cette période de sécheresse.

[Abadengo Nduka]