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insalubrité : Les habitants d'un quartier de Kinshasa exposés à plusieurs maladies

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L’insalubrité, constatée dans la plupart des tunnels dans la commune de Matete, est devenue une seconde nature pour la population de ce coin, exposée à plusieurs maladies, parmi lesquelles le paludisme, la fièvre typhoïde.

Matete qui est l’une de commune urbanisée de la ville province de Kinshasa, pointée autrefois comme meilleure commune de Léopoldville (Kinshasa), présente aujourd’hui une face désolante dans la plupart de ses tunnels, qui ne sont pas tant par les autorités municipales que par les habitants riverains.

C’est le constat fait malheureusement aux quartiers Kinzanzi et Kinsaku, dont les tunnels sont depuis infréquentables à cause des immondices, dont la plupart proviennent de ménages et entravent le passage sur ces ruelles, devenues des lieux préférés où viennent opérer les inciviques pendant la nuit.

L’insécurité s’invite, alors que la situation aurait été autrement si les habitants de ces quartiers s’investissaient dans l’assainissement.

Dans la plupart de ces tunnels surtout ceux qui donnent le dos à la grande avenue qui mène vers le marché de Matete, il est impossible d’y accèder, simplement parce qu’il se dégage des odeurs suffocantes parce qu’on y jette toute sorte des déchets de ménage.

Au quartier Kinsaku par exemple, ce sont des montagnes d’immondices qui se sont constituées et continuent d’ailleurs de l’être, parce que les habitants de ce quartier, dont les parcelles donnent le dos à ces ruelles, n’accordent pratiquement pas de l’importance à ce coin. Ailleurs, on y a même construit des fosses septiques, côté des poubelles. Et pendant la pluie, ces habitants en profitent pour vider leurs réservoirs à déchets.

A côté de cette scène inexplicable, il faut aussi dire que le manque des poubelles publiques dans les communes de Matete, de Lemba et d’ailleurs, aggravent la situation d’insalubrité déplorée par tous. Les quelques poubelles que l’on voit par ici et par là, sont placées seulement au centre-ville comme si la ville de Kinshasa ne s’arrêtait que dans la commune de la Gombe.

Si d’un côté, l’autorité publique est incriminée dans la répartition injuste de ces poubelles, de l’autre, la grande responsabilité revient aux habitants de ces deux quartiers, à qui revient d’abord, l’assainissement du milieu.

« La faute incombe aux habitants de la place, car se sont eux- même qui jettent et qui créent ces poubelles désordonnées tout au long des tunnels, le gouvernement provincial a placé des poubelles partout mais la population ne prend pas soin de les entretenir et de jeter les déchets au lieu convenu », a fait remarquer un habitant de Matete.

Il estime que le gros problème de cet état de chose réside dans la mentalité et dans l’éducation civique des Congolais. Et pour ça, l’Etat devra vraiment s’investir pour un changement remarquable des mentalités. Parce que, a poursuivi, cet homme d’une quarantaine révolue ; « Une personne bien éduquée et propre rendra aussi son environnement aussi propre. C’est ce qui manque pour la plupart de Congolais. Le Congo sera propre si la population se met à travailler pour son entretien, pour le rendre beau et présentable ».

Conscient de cette situation, la plupart des Matetois estiment que la responsabilité leur revient, mais seulement il faut que l’on sente la part de l’Etat dans l’assainissement non seulement des tunnels, mais plus de toute la commune.

Certes, le long de l’avenue qui mène vers la paroisse Saint Alphonse, derrière la maison communale de Matete, on y voit quelques petites poubelles placées mais le souhait des Congolais est justement de voir l’autorité municipale ériger des grandes poubelles, que l’on placerait à l’entrée de chaque avenue. Ce n’est que de cette manière, souhaitent-ils, que la propreté va réellement régner et sera observée.

Il faudra aussi faire travailler si elle existe encore, cette police d’hygiène, qui autrefois, faisait la fierté des communes. C’est défi que la commune de Matete doit relever si réellement, il est de son souci d’assainir la municipalité. Car, à côté de l’insalubrité, il n’y a pas que des maladies qui font la loi, mais aussi l’insécurité, qui prend corps, alors que Matete est déjà rongée et mal réputé comme étant l’un des berceaux des inciviques, communément appelé « Kulunas ».

Efoso Bafenda Francisca / stagiaire UCC