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RDC : L'UDPS réclame une enquête sur les violations des Droits de l’homme à Kinshasa

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La Représentation de l’UDPS en Belgique et au Luxembourg a réagi vertement aux déclarations du vice-Premier ministre belge et ministre de la Coopération au Développement, Alexandre De Croo en réclamant, dans un communiqué parvenu jeudi 26 février 2015, qu’« une enquête soit diligentée pour établir les responsabilités à différents niveaux et que justice soit rendue ».

« Faisant allusion à la répression violente des manifestants à Kinshasa du 19 au 23 janvier 2015, provoquée par la modification de la loi électorale qui subordonnait l’organisation des élections au recensement général de la population, Monsieur Alexandre De Croo déclarait : +Nous ne pouvons pas accepter les arrestations aléatoires, le blocage d’internet et des communications numériques, l’instrumentalisation de la justice… +, (LE SOIR) », rappelle-t-elle.

Par cette déclaration, estime-telle, « Monsieur Alexandre De Croo a en fait clairement condamné les violences faites aux civils et les violations des droits des citoyens par le gouvernement de Monsieur Joseph Kabila ».

« Cette polémique entre ceux qui critiquent le manque de diplomatie de la part de Monsieur De Croo et ceux qui applaudissent est l’arbre qui veut nous cacher la forêt. D’autant plus que certaines de ces critiques ont laissé entendre que tout le monde pensait la même chose que Monsieur De Croo, mais qu’il ne fallait pas l’exprimer en public ! », déplore l’UDPS, dans son communiqué ci-après.

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Représentation de l’UDPS en Belgique et au Luxembourg tient à faire la présente mise au point suite à la polémique suscitée par les déclarations du vice-Premier Ministre belge et Ministre de la Coopération au Développement, Monsieur Alexandre De Croo lors de son récent voyage en République Démocratique du Congo.

Faisant allusion à la répression violente des manifestants à Kinshasa du 19 au 23 janvier 2015, provoquée par la modification de la loi électorale qui subordonnait l’organisation des élections au recensement général de la population, Monsieur Alexandre De Croo déclarait : « Nous ne pouvons pas accepter les arrestations aléatoires, le blocage d’internet et des communications numériques, l’instrumentalisation de la justice… », (LE SOIR).

Par cette déclaration, Monsieur Alexandre De Croo a en fait clairement condamné les violences faites aux civils et les violations des droits des citoyens par le gouvernement de Monsieur Joseph Kabila.

La Représentation de l’UDPS avait déjà dénoncé ces atteintes graves aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales qui ne sont pas les premières à l’encontre des Congolais et qui constituent le fond du problème.

Cette polémique entre ceux qui critiquent le manque de diplomatie de la part de Monsieur De Croo et ceux qui applaudissent est l’arbre qui veut nous cacher la forêt. D’autant plus que certaines de ces critiques ont laissé entendre que tout le monde pensait la même chose que Monsieur De Croo, mais qu’il ne fallait pas l’exprimer en public !

En d’autres termes, les violations des droits des Congolais ne pouvaient pas être condamnées en public, mais bien en aparté. Ce qui, pour les Congolais, constitue non seulement une grave méprise, mas surtout une manifestation d’un racisme sournois, tout à fait condamnable.

En effet, nous ne pouvons pas comprendre que pour les Congolais, qui ont été arrêtés, massacrés et violentés (plus de quarante morts et plusieurs arrestations arbitraires) pour avoir exercé leurs droits fondamentaux, que l’on mette en avant des préoccupations diplomatiques  alors qu’après l’assassinat des journalistes de Charlie-Hebdo, quelques jours seulement avant les massacres des civils innocents à Kinshasa, toute l’Europe Occidentale se soit, à juste titre, mise debout pour une manifestation à grande échelle contre ce qui a été considéré, ni plus ni moins, comme le dénie de la liberté d’expression.

Le Représentation de l’UDPS tient donc à préciser que la violation des droits de l’homme, où qu’elle se produise et quelle qu’en soit la victime, devrait être énergiquement condamnée et de la même manière.

Qu’une enquête soit diligentée pour établir les responsabilités à différents niveaux et que justice soit rendue. 

Fait à Bruxelles, le 25/02/2015

Dr André KABANDA K.