Home | RDC | Diaspora | Francophonie 2012 : Bras de fer «KABILA» - Patriotes résistants

Francophonie 2012 : Bras de fer «KABILA» - Patriotes résistants

image

Marche pacifique des congolais à Cotonou contre le XIVème Sommet de la Francophonie, « Joseph Kabila » menace les autorités béninoises de rupture des relations diplomatiques !

L’organisation du XIVème Sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa pour la fin de cette année tourne véritablement au bras de fer entre le pouvoir d’occupation installé en RDC et les patriotes résistants congolais de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Après le fiasco de sa cérémonie d’investiture du mois de décembre 2011, « Joseph Kabila» et les siens continuent de rêver de ce fameux Sommet, non pour la promotion des valeurs prônées par l’OIF et dont ils n’ont que faire, mais plutôt pour sortir leur régime vacillant de la situation inconfortable de bannissement international dans lequel il se trouve depuis le hold-up électoral du 28 novembre 2011. Eh oui ! le Titanic piloté par le fils de Kanambe sous la supervision de Paul Kagame prend l’eau de toute part et lorgne vers l’OIF comme sa dernière bouée de sauvetage avant le naufrage.

Mais le peuple congolais, première victime de la bande de« kuluna » en cravate qui s’est accaparé de ses institutions congolaises, est bel et bien décidé à ne plus se laisser faire. Désormais, rien ne sera plus comme avant. Et ceux qui en doutent risquent fort de l’apprendre à leurs dépens.

Ainsi, réagissant au mot d’ordre de mobilisation du Comité national contre la tenue prochaine du Sommet de l’OIF en RDC, plusieurs comités de l’APARECO en Afrique (Benin, Nigeria, Togo, Sénégal, Maroc, Algérie) et principalement au Bénin avaient décidé d’organiser une marche pacifique à Cotonou afin d’interpeler les peuples africains et particulièrement le Président béninois, Monsieur YAYI BONI, en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine. Ayant préalablement et dument obtenu l’autorisation officielle du maire de Cotonou, la capitale béninoise, ces compatriotes se sont donc attelés à la mobilisation tous azimuts tant des congolais vivant au Bénin, des différents médias que de plusieurs associations béninoises de défense des droits de l’homme dont plusieurs ont réagi positivement à leur invitation. Mais, depuis l’annonce de cette manifestation pacifique qui entre dans la logique normale de tous les peuples qui vivent dans de véritables démocraties, le pouvoir sanguinaire d’occupation en RDC est sorti de ses gonds et monté sur ses grands chevaux, déployant toutes ses manœuvres pour saboter et empêcher le déroulement de cette manifestation citoyenne loin de Kinshasa à Cotonou. L’ŒIL DU PATRIOTE a pu recueillir les témoignages de certaines autorités béninoises qui n’en reviennent pas de «l’acharnement hystérique» (sic) dont « Joseph Kabila » et ses collabos ont fait preuve pour empêcher une simple marche pacifique à des milliers de kilomètres de Kinshasa. Kabila a ainsi confirmé à ceux des béninois qui l’ignoraient que dans la République bananière où il règne en maître absolue, une marche pacifique est considérée comme un crime de lèse-majesté ! C’est ainsi que 2 jours avant la manifestation cette simple marche organisé par l’APARECO-Afrique a pris des allures d’affaire…d’Etat !

« Désolés, nous sommes sous pression Kinshasa ne veut pas de cette marche ….pacifique ! »

Au moins trois ministères béninois ont reçu la veille instructions d’annuler et d’empêcher par tous les moyens la marche autorisée de l’APARECO: le Ministère de la défense, le Ministère de l’intérieur et celui des affaires étrangères! L’annonce par la radio Africa N°1 ….(date) de l’organisation de cette marche a encore exaspéré la présidence en RDC, avons-nous appris à Kinshasa. Une source proche de l’imposteur rwandais a confirmé à L’ŒIL DU PATRIOTE, qu’à la veille de la manifestation et suite à l’appel conjoint lancé au peuple congolais le 28 juin 2012 par le Président de l’APARECO et le Général Munene, la réaction de «Joseph Kabila» a frôlé l’hystérie. L’imposteur a menacé les autorités béninoises de rupture de relations diplomatiques au cas où cette marche avait lieu, et si la tenue du Sommet de la Francophonie à Kinshasa était compromise ! Comme si la médiocrité dont sont frappés « Kabila » et ses collabos congolais ne suffisait pas déjà à compromettre la tenue de ce Sommet !

Mises sous pression, les autorités béninoises qui avaient pourtant déjà délivré l’autorisation de la marche ont tenté de dissuader les résistants congolais de maintenir leur projet. La veille de la manifestation en effet, soit le jeudi 28 juin 2012 de 15H à 17H, les responsables de l’APARECO-Benin et APARECO-Afrique ont été convoqués d’urgence à la mairie de Cotonou pour s’entendre dire qu’il fallait au moins qu’ils modifient l’itinéraire de la manifestation qui prévoyait de passer par l’ambassade de France avant de finir à l’Ambassade de la RDC à Cotonou. Mais , les congolais ont clairement fait comprendre à leurs interlocuteurs qu’ils leur étaient impossible d’envisager un tel changement à quelques heures de l’événement , alors que cela fait des semaines qu’ils mobilisent les gens pour l’itinéraire convenu précédemment et agréé par la mairie de Cotonou.

Quelques heures plus tard, les organisateurs ont cependant été priés de se présenter au Commissariat à 19H30, où on les a informés que, les pressions de Kinshasa ayant fortement augmenté, sur décision des autorités politiques béninoises, la manifestation était désormais purement et simplement annulée ! Après des vives discussions, les patriotes résistants congolais sont sortis du Commissariat en précisant à leurs interlocuteurs médusés qu’ils marcheraient quand même puisqu’ils détenaient une lettre officielle de la mairie de Cotonou les autorisant à manifester! Quelques instants plus tard, aux alentours de 21H00 , les responsables de l’APARECO-Bénin et Afrique ont alors reçu un coup de fil du Ministère béninois de l’intérieur leur confirmant l’annulation de la marche suite aux pressions de Kinshasa qui « menaçait le Bénin de représailles au cas où cette manifestation serait maintenue». Cet appel a mis les feux aux poudres au sein des patriotes congolais décidés à en découdre avec la police s’il le fallait, ils ont annoncé qu’ils marcheraient quand même advienne que pourra!

L’ŒIL DU PATRIOTE a ainsi appris que sur ordre de Kinshasa, Monsieur MAVAMBU NSAKALA (Tél : 00229 95 28 51 41), chargé d’affaires de l’Ambassade de la RDC au Bénin n’avait cessé de s’activer depuis des semaines pour obtenir l’annulation de cette manifestation. Mais il ne s’est pas arrêté là, ce collabos congolais a tenté par tous les moyens de corrompre ça et là quelques fonctionnaires de police béninois afin que ceux-ci trouvent des «mobiles» pouvant amener à l’arrestation des responsables de l’APARECO se trouvant sur place, en particulier Monsieur FREDERICK BATUAFE, le Président Régional de l’APARECO-Afrique.

Monsieur Mavambu Nsakala que L’ŒIL DU PATRIOTE compte garder particulièrement à l’œil s’en est même pris violemment au correspondant de la radio Africa N°1 à qui il reprochait d’avoir évoqué l’organisation de cette marche des congolais dans l’une de leurs éditions! Comme on peut le voir, les kanambistes joséphistes, même diplomates, ne savent pas que la liberté de presse existe dans le monde , en dehors de la RDC.

Mission accomplie pour l’APARECO-Afrique !

C’est donc dans ce contexte très tendu qu’informé par son cabinet, le Président national de l’APARECO Monsieur Honoré NGBANDA est lui-même intervenu aux alentours de 23H à la veille de la manifestation, pour calmer les congolais qui s’apprêtaient à aller en découdre avec la police béninoise le lendemain. Il les a exhortés à rester calmes en leur certifiant que le message que l’APARECO souhaitait faire passer au travers de cette action à Cotonou était déjà bel et bien parvenu à destination. En plus l’agitation du gouvernement congolais était une très bonne donne, car elle apportait des preuves irréfutables des thèses défendues par l’APARECO concernant l’état d’esprit de l’imposteur« Kabila » et les siens. Il a donc été décidé que pour éviter tout débordement, seul un comité restreint des membres de l’APARECO serait présent à l’heure convenue initialement pour la manifestation afin de gérer la présence des médias (notamment RFI et AfricaN°1) qui avaient déjà annoncé leurs présences, et pour calmer les manifestants qui n’auraient pas eu l’information à temps au sujet de l’annulation de la marche. Les représentants de l’APARECO se sont donc rendus au lieu de rassemblement pour la manifestation dont le départ était prévu à 10H00 le vendredi 29 Juin 2012.

Ils y ont trouvé un nombre impressionnant de policiers qui avaient pour ordre d’empêcher la marche des congolais. Mais ceux-ci leur ont en plus arraché l’une des cartes mémoires des photos qu’ils prenaient.

Compte tenu du mot d’ordre du Président national nos compatriotes ont gardé leur calme. Et c’est seulement vers 11H00 que la police a remis aux responsables de l’APARECO, une lettre officielle de la Mairie de Cotonou confirmant l’annulation de l’autorisation initialement accordée. Nous reproduisons ci-dessous ladite lettre que les membres de l’APARECO ont pu exhiber devant les médias présents (« Africa N°1 », « RFI », « Golf TV &Radio », «Canal3 TV &Radio », et pour la presse écrite: « Fraternité », « Matinal », « le Progres ») comme preuve concrète de la manière dont «Joseph Kabila » tente d’exporter sa dictature jusqu’en dehors des frontières congolaises. Ils en ont également profité pour confirmer à juste titre le refus du peuple congolais de voir se tenir le XIVème Sommet de la Francophonie à Kinshasa en guise de prime à « Joseph Kabila » pour ses crimes en RDC. Ils ont une fois de plus appelé le peuple africain à les soutenir contre les enfants indignes de notre continent qui mettent le pays de Lumumba à feu et à sang depuis plus d’une décennie.

Paris, le 30 juin 2012

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE