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Dé­gra­da­tion du climat : Cin­quante mil­liar­daires pointés du doigt !

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Cin­quante mil­liar­daires pointés du doigt pour leur res­pon­sa­bi­lité in­di­vi­duelle dans la dé­gra­da­tion du climat. Ils pos­sèdent des com­pa­gnies pé­tro­lières, des gazoducs, des mines, des acié­ries et même des mé­dias. Ils tirent leurs ri­chesses d’activités très pol­luantes, et n’hésitent pas à dé­penser des mil­lions pour in­fluencer gou­ver­ne­ments et opi­nions. Leurs for­tunes cu­mu­lées re­pré­sentent 613 mil­liards d’euros.

Ils pos­sèdent des com­pa­gnies pé­tro­lières, des gazoducs, des mines, des acié­ries et même des mé­dias. Ils in­fluencent gou­ver­ne­ments et ins­ti­tu­tions pour em­pê­cher toute ré­gle­men­ta­tion trop contrai­gnante. Et fi­gurent parmi les plus grandes for­tunes mon­diales. Un rap­port d’un centre de re­cherche aux États-Unis les consi­dèrent, du fait de leur puis­sance et des pol­lu­tions que leurs ac­ti­vités gé­nèrent, comme la plus grande me­nace qui pèse sur l’environnement et le climat. Qui sont ces mul­ti­mil­liar­daires qui bâ­tissent leur for­tune en hy­po­thé­quant l’avenir de la planète ?

Ils sont 50. Cin­quante mil­liar­daires à être pointés du doigt pour leur res­pon­sa­bi­lité in­di­vi­duelle dans la dé­gra­da­tion du climat. Ils tirent leurs ri­chesses d’activités très pol­luantes, et n’hésitent pas à dé­penser des mil­lions pour in­fluencer gou­ver­ne­ments et opi­nions. Leurs for­tunes cu­mu­lées re­pré­sentent 613 mil­liards d’euros. À 50, ils pèsent fi­nan­ciè­re­ment da­van­tage que le Fonds eu­ro­péen de sta­bi­lité, censé dé­fendre la zone euro – 17 pays – contre la spé­cu­la­tion. C’est dire la puis­sance qu’ils pos­sèdent. C’est cette aber­rante concen­tra­tion de pou­voir que dé­nonce un rap­port du Forum in­ter­na­tional de la glo­ba­li­sa­tion (IFG), un ins­titut in­dé­pen­dant ins­tallé à San Fran­cisco, qui re­groupe éco­no­mistes et cher­cheurs, dont l’Indienne Van­dana Shiva ou le Ca­na­dien Tony Clarke, connus pour leurs com­bats face aux abus des multinationales.

Leur vo­lu­mi­neux rap­port, Ou­ting The Oli­garchy [1], a pour ob­jectif « d’attirer l’attention du pu­blic sur les in­di­vidus ul­tra­riches qui pro­fitent le plus – et sont les plus res­pon­sables – de l’aggravation de la crise cli­ma­tique ». Du fait des pol­lu­tions qu’ils gé­nèrent et de leur lob­bying pour dé­fendre les com­bus­tibles fos­siles, ce groupe de mil­liar­daires constitue, selon l’IFG, « la plus im­por­tante me­nace qui pèse sur notre climat ». L’institut a donc dé­cidé de mettre des vi­sages et des noms sur cette me­nace. Pour que les « 99 % » qui su­bissent les consé­quences de leur en­ri­chis­se­ment dé­me­suré – pour re­prendre la for­mule du mou­ve­ment Oc­cupy Wall Street – sachent de qui on parle. Une sorte « d’outing » forcé.

L’homme qui va­lait 63,3 milliards

Ces 50 mil­liar­daires sont états-uniens, russes, in­diens ou mexi­cains. Mais aussi bré­si­liens, chi­nois (de Hong-Kong) ou is­raé­liens. Cer­tains sont bien connus en Eu­rope : Lakshmi Mittal, PDG du géant de la mé­tal­lurgie Ar­ce­lor­Mittal, Ru­pert Mur­doch, le ma­gnat des mé­dias anglo-saxons, Silvio Ber­lus­coni, l’ancien Pre­mier mi­nistre ita­lien aux 6 mil­liards de dol­lars, Roman Abra­mo­vich, pro­prié­taire du club de foot de Chelsea… D’autres sont ano­nymes pour qui n’est pas un lec­teur as­sidu du clas­se­ment des grandes for­tunes édité par le ma­ga­zine Forbes. Des ano­nymes pas comme les autres. Ils pos­sèdent des com­pa­gnies pé­tro­lières, des mines, des mé­dias, une armée de gardes du corps.

Prenez le Mexi­cain Carlos Slim, l’homme le plus riche du monde (63,3 mil­liards de dol­lars), qui a plei­ne­ment pro­fité de la pri­va­ti­sa­tion de la com­pa­gnie pu­blique des té­lé­coms, Telmex. Il dé­tient 222 en­tre­prises à tra­vers le monde, aussi bien dans les té­lé­com­mu­ni­ca­tions, la banque, l’industrie mi­nière, l’énergie, la res­tau­ra­tion ou la santé, em­ployant 250 000 per­sonnes et gé­né­rant un chiffre d’affaires an­nuel de 386 mil­liards de dol­lars. Si bien qu’il est « presque im­pos­sible de passer une journée au Mexique sans contri­buer à en­ri­chir Carlos Slim, que ce soit en té­lé­pho­nant, en man­geant dans un de ses res­tau­rants ou en dé­po­sant de l’argent à la banque ». Comme si chaque Mexi­cain lui ver­sait 1,5 dollar par jour.

« Une large part de la ri­chesse de Carlos Slim vient de ses hol­dings in­dus­trielles très des­truc­trices en ma­tière d’environnement », dé­nonce le rap­port. Dé­pla­ce­ment forcé de po­pu­la­tion pour ériger des bar­rages, conta­mi­na­tion de sols à l’arsenic, des­truc­tion de vil­lages, condi­tions de tra­vail exé­crables… Il semble que les in­dus­tries de Carlos Slim ne re­culent de­vant rien. « Ses par­te­na­riats, comme son ini­tia­tive en fa­veur de la santé avec le gou­ver­ne­ment es­pa­gnol et l’influent Bill Gates, lui per­mettent de construire et de soi­gner une image po­si­tive, der­rière la­quelle il peut dis­si­muler l’étendue des dé­gâts en­vi­ron­ne­men­taux et hu­mains de ses pro­jets mi­niers ou pé­tro­liers », re­grettent les cher­cheurs de l’IFG.

Les nou­velles oli­gar­chies émergentes

Pour­quoi ces cinquante-là et pas Bill Gates (2e for­tune mon­diale) ou Ber­nard Ar­nault (1re for­tune fran­çaise, 4e mon­diale) ? Les mil­liar­daires cor­res­pon­dant à trois cri­tères ont re­tenu l’attention des ana­lystes : la ri­chesse to­tale (me­surée par le ma­ga­zine Forbes) ; les dom­mages éco­lo­giques et les émis­sions de car­bone gé­né­rées par leurs ac­ti­vités éco­no­miques [2] ; et leur sou­tien, af­fiché ou dis­cret, aux po­li­tiques fa­vo­ri­sant les ac­ti­vités for­te­ment émet­trices de CO2, comme l’industrie pé­tro­lière. Ré­sultat : les mil­liar­daires des pays émer­gents sont les plus re­pré­sentés. On ne compte que 2 Eu­ro­péens (hors Russie) – Silvio Ber­lus­coni et le Chy­priote (ex-Norvégien) John Fre­driksen, un ar­ma­teur qui a bâti sa for­tune grâce à sa flotte de pé­tro­liers – parmi, entre autres, 13 Russes, 9 In­diens, 3 Mexi­cains et 2 Brésiliens.

Les grandes for­tunes eu­ro­péennes seraient-elles plus ver­tueuses que leurs ho­mo­logues des pays émer­gents ? Pas for­cé­ment. La dés­in­dus­tria­li­sa­tion et la fi­nan­cia­ri­sa­tion des éco­no­mies du Nord les ont ren­dues moins pol­luantes. Et les nou­veaux mé­ga­riches des an­ciennes puis­sances in­dus­trielles bâ­tissent aujourd’hui leur for­tune sur la spé­cu­la­tion fi­nan­cière ou les nou­velles tech­no­lo­gies de l’information (In­ternet). Cela ne rend pas leur ac­cu­mu­la­tion de ri­chesses moins obs­cène, juste un peu moins dé­vas­ta­trice. Les au­teurs du rap­port n’exonèrent pas pour au­tant les an­ciennes dy­nas­ties in­dus­trielles eu­ro­péennes de leur res­pon­sa­bi­lité en ma­tière d’environnement. Mais, en de­hors de quelques ma­gnats du pé­trole états-uniens, celles-ci ne font plus partie de cette nou­velle « oli­gar­chie des com­bus­tibles fos­siles » qui tente de dicter sa loi en ma­tière de pro­duc­tion éner­gé­tique, d’extraction mi­nière et de pol­lu­tions. Cer­tains mil­liar­daires de la vieille école, comme Warren Buffet, adoptent même des po­si­tions plutôt pro­gres­sistes com­pa­rées au cy­nisme am­biant qui règne au sein de leur caste.

De Goldman Sachs à ArcelorMittal

Profil type de ces nou­veaux mil­liar­daires sans scru­pules : Lakshmi Mittal. Malgré une for­tune es­timée à 19,2 mil­liards de dol­lars, le pa­tron d’Arcelor continue de vider les hauts-fourneaux fran­çais et eu­ro­péens de leurs ou­vriers mé­tallos. Non par souci de pol­luer moins, mais pour « ra­tio­na­liser » les coûts et pro­fiter des pays où la ré­gle­men­ta­tion pu­blique est faible, ou in­exis­tante. Son ré­seau d’influence est ten­ta­cu­laire, y com­pris en de­hors de la si­dé­rurgie : de Wall Street – où il siège au conseil d’administration de Goldman Sachs, l’une des banques les plus puis­santes du monde – à l’Europe (conseil d’administration d’EADS) en pas­sant par l’Afrique du Sud, le Ka­za­khstan ou l’Ukraine.

Com­ment s’exercent concrè­te­ment les in­fluences et le lob­bying de ces 50 mé­ga­pol­lueurs ? Des États-Unis à la confé­rence sur le climat de Durban, les frères Koch sont de­venus des maîtres en la ma­tière. Avec une for­tune es­timée à 50 mil­liards de dol­lars, David et Charles Koch sont à la tête d’un vaste conglo­mérat d’entreprises opé­rant prin­ci­pa­le­ment dans le sec­teur de la pé­tro­chimie. Leurs dol­lars s’accumulent par mil­lions grâce à leurs par­ti­ci­pa­tions dans des pi­pe­lines trans­por­tant du pé­trole brut, des ga­zo­ducs, des pro­duits pé­tro­liers raf­finés ou en­core des en­grais chi­miques. La plu­part des ac­ti­vités de Koch In­dus­tries, dont le siège est au Kansas, sont mé­con­nues du grand pu­blic, à l’exception de quelques pro­duits tels que les co­tons De­makUP® ou en­core le papier-toilette Lotus®. Charles et David Koch ont der­rière eux une longue his­toire d’engagement po­li­tique conser­va­teur et li­ber­ta­rien. Leur père, Fred Koch, fut l’un des membres fon­da­teurs de la John Birch So­ciety, qui soup­çon­nait le pré­sident Ei­sen­hower d’être un agent com­mu­niste. En 1980, les deux frères ont fi­nancé la cam­pagne du can­didat Ed Clark, qui se pré­sen­tait à la droite de Reagan. Son pro­gramme pré­co­ni­sait l’abolition du FBI, de la Sé­cu­rité so­ciale ou du contrôle des armes…

Des mil­lions pour les climatosceptiques

Consi­déré comme l’un des « dix pre­miers pol­lueurs at­mo­sphé­riques aux États-Unis » par l’université du Mas­sa­chu­setts, Koch In­dus­tries a été pour­suivi sous l’administration Clinton pour plus de 300 ma­rées noires dans six États fé­dérés, avant de ré­gler une amende de 30 mil­lions de dol­lars en jan­vier 2000. Les frères Koch de­meurent des sou­tiens in­con­di­tion­nels du cercle des cli­ma­tos­cep­tiques, qui nient le chan­ge­ment cli­ma­tique. Entre 2005 et 2008, ils ont dé­pensé plus d’argent que la com­pa­gnie pé­tro­lière amé­ri­caine Exxon Mobil (18,4 mil­lions d’euros) pour fi­nancer des or­ga­ni­sa­tions qui, selon Green­peace,« ré­pandent des in­for­ma­tions er­ro­nées et men­son­gères à propos de la science du climat et des po­li­tiques d’énergies propres ».

À l’occasion du sommet à Durban, Green­peace a classé les frères Koch au top douze des di­ri­geants d’entreprises pol­luantes œuvrant en cou­lisse pour miner un ac­cord in­ter­na­tional sur le climat. Ils ac­cordent ainsi d’énormes sub­ven­tions à des as­so­cia­tions in­dus­trielles comme l’American Pe­tro­leum Ins­ti­tute – un or­ga­nisme re­pré­sen­tant les com­pa­gnies pé­tro­lières amé­ri­caines. Si leur rôle dans les né­go­cia­tions climat est im­por­tant, les frères Koch veulent rester dis­crets. Charles Koch a dé­claré qu’il fau­drait « lui passer sur le corps » pour que sa so­ciété soit cotée en Bourse. Sans co­ta­tion, la so­ciété n’a pas l’obligation de pu­blier les sub­ven­tions ac­cor­dées aux di­verses or­ga­ni­sa­tions. Une si­tua­tion idéale pour pra­ti­quer dans l’ombre un lob­bying in­tensif. La com­pa­gnie a ainsi versé plus d’un mil­lion de dol­lars à la He­ri­tage Foun­da­tion, « pi­lier de la dés­in­for­ma­tion sur les pro­blé­ma­tiques cli­ma­tiques et en­vi­ron­ne­men­tales », selon Greenpeace.

Les frères Koch au­raient éga­le­ment lar­ge­ment par­ti­cipé à l’amplification du « Cli­mate Gate » en no­vembre 2009. Ce scan­dale avait été dé­clenché par le pi­ra­tage et la dif­fu­sion d’une partie de la cor­res­pon­dance des cli­ma­to­logues de l’université bri­tan­nique d’East An­glia. Les Koch ont fi­nancé des or­ga­nismes, comme le think tank de la droite ra­di­cale Cato Ins­ti­tute, dont ils sont co­fon­da­teurs, pour monter en épingle cette af­faire, met­tant ainsi en doute l’existence du ré­chauf­fe­ment. Autre fait mar­quant : en ré­ponse au do­cu­men­taire du vice-président Al Gore sur le chan­ge­ment cli­ma­tique, les deux mil­liar­daires ont versé 360 000 dol­lars au Pa­cific Re­search Ins­ti­tute for Pu­blic Po­licy pour le film An In­con­ve­nient Truth… or Conve­nient Fic­tion (Une vé­rité qui dé­range… Ou une fic­tion qui ac­com­mode). Un pam­phlet to­ta­le­ment climatosceptique.

Du pé­trole dans le Tea Party

Koch In­dus­tries a éga­le­ment initié, il y a un an, une cam­pagne ré­fé­ren­daire vi­sant à em­pê­cher l’entrée en ap­pli­ca­tion de la loi ca­li­for­nienne de lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­tique (dite « AB32 »). Leur ar­gu­ment : le dé­ve­lop­pe­ment des éner­gies propres en Ca­li­fornie coû­te­rait beau­coup d’emplois à l’État… Aux côtés d’autres groupes pé­tro­liers, les frères Koch y ont in­vesti un mil­lion de dol­lars. Leur pro­po­si­tion a fi­na­le­ment été re­jetée, et la loi im­pose aujourd’hui à la Ca­li­fornie une ré­duc­tion de 25 % de ses émis­sions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (afin de re­venir au ni­veau de 1990). Malgré ce re­vers, le co­mité d’action po­li­tique de Koch In­dus­tries, KochPac, continue de pra­ti­quer un lob­bying in­tensif à Wa­shington, en vue d’empêcher toute lé­gis­la­tion contrai­gnante en ma­tière d’émissions de gaz à effet de serre. D’après le rap­port de Green­peace, le co­mité a dé­pensé plus de 2,6 mil­lions de dol­lars en 2009 – 2010 pour suivre le vote de la loi Dodd-Frank, qui vise une plus grande ré­gu­la­tion financière.

Les frères Koch fi­nancent aussi le très conser­va­teur Tea Party et par­ti­cipent au groupe Ame­ri­cans for Pros­pe­rity (AFP). Créé en 2004, l’AFP est à l’origine de nom­breuses ma­ni­fes­ta­tions contre l’administration Obama, no­tam­ment contre son projet de taxe sur le car­bone. La Cour su­prême ayant levé de­puis jan­vier 2010 les li­mites au fi­nan­ce­ment des cam­pagnes élec­to­rales na­tio­nales par les en­tre­prises, il sem­ble­rait que les Koch soient prêts à in­vestir en­core plus d’argent dans le Tea Party en vue des élec­tions de 2012. Leur lob­bying est si ten­ta­cu­laire qu’ils sont sur­nommés « Koch­topus », un jeu de mots mê­lant leur nom de fa­mille à celui de la pieuvre (oc­topus en anglais).

Les 99 % sa­cri­fiés par les 1 % ?

Pour res­treindre le pou­voir de ces nou­velles plou­to­cra­ties et de ces for­tunes dé­me­su­rées, le rap­port de l’IFG pré­co­nise une série de me­sures fis­cales pour as­surer une vé­ri­table dis­tri­bu­tion des ri­chesse : in­dexer les hauts sa­laires sur les plus bas, par exemple, im­poser da­van­tage et plus lour­de­ment les très hauts re­venus, ou taxer les tran­sac­tions fi­nan­cières. De nou­velles ré­gle­men­ta­tions pour em­pê­cher ces énormes concen­tra­tions de so­ciétés et sanc­tionner les dé­gra­da­tions en­vi­ron­ne­men­tales qu’elles pro­voquent sont éga­le­ment nécessaires.

Il y a ur­gence : « Une aug­men­ta­tion de 4 °C de la tem­pé­ra­ture mon­diale (…) est une condam­na­tion à mort pour l’Afrique, les pe­tits États in­su­laires, les pauvres et les per­sonnes vul­né­rables de l’ensemble de la pla­nète, alerte Nnimmo Bassey, pré­sident des Amis de la Terre In­ter­na­tional, à Durban. Ce sommet a am­plifié l’apartheid cli­ma­tique, les 1 % les plus riches de la pla­nète ayant dé­cidé qu’il était ac­cep­table d’en sa­cri­fier les 99 %. » Cela si­gnifie que les États, les gou­ver­ne­ments et les ci­toyens doivent re­prendre la main. D’autant qu’ils sont sous la pres­sion de plus en plus forte des « mar­chés fi­nan­ciers », dont ces 50 mul­ti­mil­liar­daires sont des ac­teurs incontournables…

[Par Sophie Chapelle et Ivan du Roy- bastamag]

[1] Ou­ting The Oli­garchy, bil­lio­naires who be­nefit from today’s cli­mate crisis,In­ter­na­tional Forum on Globalization

[2] Grâce, no­tam­ment, à des in­di­ca­teurs de dé­ve­lop­pe­ment du­rable comme le Dow Jones Sus­tai­na­bi­lity Index, ou le CSR Hub Ra­ting, me­su­rant la res­pon­sa­bi­lité so­cié­tale des entreprises