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Soutien du Rwanda au M23 : Plus d’excuses, la communauté internationale doit libérer la RDC de l’handicap de l’Est

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Les tensions récurrentes de l’Est passent pour un handicap dans la ferme détermination du chef de l’Etat de rétablir le rayonnement de la RDC. De tout temps, l’Est s’est révélé comme la partie névralgique de la RDC. Avec le temps, les masques sont tombés. L’ONU a été la première à dénoncer le jeu macabre du Rwanda. Elle a vite été relayée par Human Rights Watch qui a formellement pointé du doigt la mainmise du Rwanda dans la guerre de l’Est. Que dire d’autre ? Sinon, appeler la communauté internationale à mesurer la gravité des faits mis à charge de Kigali. Au-delà de Kigali, il y a les vrais tireurs des ficelles terrés dans l’ombre à Washington, Londres, etc. Ce sont ceux-là qui arment Kigali pour déstabiliser la RDC, et ce faisant, l’empêcher de se consacrer au grand travail de la reconstruction tel que prôné par Joseph Kabila. Le message adressé à la communauté internationale et au Rwanda, en particulier, est sans équivoque. Plus question de s’enfermer dans ce carcan diplomatique, sous prétexte de protéger des relations de bon voisinage - vocabulaire qu’ignore allègrement Kigali. Il venait d’en donner la preuve en apportant tout son soutien au M23.

Le ton adopté n’appelle pas à équivoque. Le gouvernement de la République démocratique du Congo ne succombe plus aux sirènes venant de mille collines. L’époque de la duperie étant révolue, les dirigeants congolais ont désormais conscience des responsabilités qu’une opinion publique plus exigeante leur impose sur tout ce qui touche à l’instabilité récurrente dans la partie orientale du pays.

Le modus operandi étant connu, la résolution de la crise dans l’Est passait par une identification sans équivoque de l’agent causal, le Rwanda. Lors de la conférence de presse tenue à Goma, à l’issue d’une mission gouvernementale conduite par le Premier ministre Matata Ponyo, la déclaration lue par Lambert Mende, ministre des Médias, sonne comme un oracle qui a ravivé le feu de la confiance qui doit s’établir entre les gouvernants et les gouvernés.

Passant à l’offensive, contrairement à ses habitudes, le porte-parole du gouvernement a révélé avec certitude que «200 à 300 mutins ont été recrutés au Rwanda pour être infiltrés en RDC. Ils ont subi une préparation militaire sommaire avant d’être déployés contre les forces armées de la RDC». Ce qui rejoint les révélations faites antérieurement par les services de l’ONU, et relayées par la suite par Human Rights Watch.

Pour nombre des Congolais, il ne s’agit là que d’une confirmation. C’est le nombre d’éléments recrutés par «une filière», à savoir entre 200 à 300, qui pousse à s’interroger sur le comportement du Rwanda.

Comment 200 à 300 personnes peuvent-elles être non seulement recrutées mais aussi entraînées sommairement à l’art de la guerre sur le territoire, non loin de la frontière, jusqu’à traverser pour se déployer sans être vues ni identifiées ? Répondre à cette interrogation serait déjà résoudre plus de 50% de l’énigme. Le gouvernement l’a compris. La langue de bois prend le devant. Lambert Mende ne s’en est derrière pas dérobé. «Des informations de sources variées mais concordantes, note-t-il, font état de soutien dont bénéficierait la bande à Ntaganda à partir du Rwanda et de l’existence d’une filière de recrutement de combattants pour Ntaganda dans ce pays voisin, membre, comme la RDC de l’Union Africaine (UA), de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL)».

Des révélations, le porte-parole du gouvernement les aligne sans broncher : «Aujourd’hui, sur base des conclusions des enquêtes de nos services, nous sommes en mesure d’affirmer ce qui suit : parmi les miliciens de la bande à Ntaganda et Makenga, se sont trouvés quelque 200 à 300 éléments recrutés sur le territoire du Rwanda par un réseau actif dans ce pays voisin; plusieurs combattants ainsi recrutés sont des ressortissants rwandais. Infiltrés en RDC, ils ont subi un entraînement sommaire avant d’être déployés au front contre les FARDC ; Il y a des mineurs d’âge et de très jeunes gens parmi ces combattants dont le Premier ministre et sa délégation ont pu voir un échantillon à Goma (…) ».

Mende justifie le temps pris par Kinshasa pour se prononcer par rapport à la situation qui prévaut dans l’Est. Il dit, à ce propos, que : « Le Gouvernement de la République, tenant compte de la gravité des faits, s’est donné le temps de les corroborer avec ses propres sources. Une enquête de nos services a été diligentée pendant qu’étaient mis en œuvre, parallèlement, les mécanismes conjoints institués il y a quelques années par la RDC et le Rwanda à l’effet de les vérifier ensemble sur le terrain. Ceux qui ont vu dans cette approche un signe de complaisance ont tort. Le gouvernement a à cœur de procéder avec professionnalisme et responsabilité pour une défense efficace et utile de nos intérêts nationaux».

TRAVAIL D’ARTISTE

De l’avis de Mende, le gouvernement a pris tout le temps pour réunir tous les éléments du puzzle. «Ces éléments d’information précis, détaillés, vérifiés et contre vérifiés viennent des sources propres du gouvernement. Ils soulèvent un problème sérieux à résoudre d’urgence dans la synergie entre Etats de la région des Grands Lacs dans leur lutte contre les forces négatives».

Il va de soi que la stratégie mise en place par le chef de l’Etat pour démontrer l’implication du voisin rwandais n’était pas comprise du coup. Le résultat auquel elle a abouti donne à penser qu’il s’est agi d’un travail d’artiste.

La communauté internationale dans sa commisération éternelle envers le Rwanda se trouve désormais placer devant ses responsabilités. L’hécatombe qui se vit au quotidien dans l’Est de la RDC constitue un «génocide oublié» par la volonté de la communauté internationale.

En fait, cette communauté internationale est témoin des atrocités qui se commettent à travers la Monusco déployée depuis plus d’une décennie en RDC. Pris la main dans le sac, nul ne pourra prétendre ne pas être au courant de ce qui continue de se tramer dans l’Est de la RDC. Le responsable de cette instabilité étant connu, plus d’excuses possibles. Le Rwanda a planifié, organisé, entraîné, armé, …, des troupes du M23 qui se battent contre les FARDC. Dans les rapports entre Etats, cela est inacceptable d’autant plus qu’il s’agit d’une ingérence flagrante dans les affaires internes d’un Etat. Le conseil de sécurité des Nations unies devrait se saisir de la question en urgence pour préserver la sécurité entre les deux Etats, en phase de rupture de bonnes relations de voisinage.

Plus explicite, Mende renchérit. «Il a été également constaté une augmentation de la puissance en armement du M23 dès son arrivée dans le triangle Runyoni-Chanzu et Mbuzi à la frontalière entre la RDC et le Rwanda. Pourtant, les mutins avaient abandonné dans leur fuite tout leur armement, soit 38 tonnes récupérées par les FARDC dans le Masisi». Cette preuve supplémentaire n’échappe pas aux Casques bleus de la Monusco qui accompagnent les FARDC dans le théâtre des opérations.

EXTIRPER LE MAL

A plusieurs reprises, la Communauté internationale a contraint la RDC à faire preuve de démocratie et de gouvernance dans la gestion des affaires publiques. Les élections de 2006, suivies cinq ans après de celles de 2011, s’inscrivaient dans ce schéma.

Aujourd’hui, la RDC- pays post-conflit - n’aspire qu’à une seule chose : sa reconstruction pour jouer véritablement son rôle au cœur de l’Afrique. C’est à cela que travaille le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, au travers de la révolution de la modernité. Mais, les tensions récurrentes de l’Est passent pour un handicap dans la ferme détermination du chef de l’Etat de rétablir le rayonnement de la RDC. De tout temps, l’Est s’est révélé comme la partie névralgique de la RDC. Avec le temps, les masques sont tombés.

L’ONU a été la première à dénoncer le jeu macabre du Rwanda. Elle a vite été relayée par Human Rights Watch qui a formellement pointé du doigt la mainmise du Rwanda dans la guerre de l’Est. Que dire d’autre ? Sinon, appeler la communauté internationale à mesurer la gravité des faits mis à charge de Kigali. Au-delà de Kigali, il y a les vrais tireurs des ficelles terrés dans l’ombre à Washington, Londres, etc. Ce sont ceux-là qui arment Kigali pour déstabiliser la RDC, et ce faisant, l’empêcher de se consacrer au grand travail de la reconstruction tel que prôné par Joseph Kabila. Le message adressé à la communauté internationale et au Rwanda, en particulier, est sans équivoque. Plus question de s’enfermer dans ce carcan diplomatique, sous prétexte de protéger des relations de bon voisinage - vocabulaire qu’ignore allègrement Kigali. Il venait d’en donner la preuve en apportant tout son soutien au M23.

Kinshasa n’aspire qu’à une seule chose : son développement. Ce à quoi s’attèle aujourd’hui le gouvernement Matata, sous le leadership clairvoyant du président de la République.

Dans ses réponses, le 9 mai 2012 aux préoccupations des députés nationaux, le Premier ministre a été plus que formel. «Toute l’œuvre de la reconstruction nationale que le peuple congolais a contribuée à rendre réalisable, sous le leadership du président de la République, chef de l’Etat, ne serait qu’un château de sable si elle ne reposait pas sur la sécurité publique et la paix à nos frontières, et sur l’étendue du territoire national. Et le Gouvernement ne peut donc en rester indifférent».

Raison de plus pour la communauté internationale à aider le gouvernement à concrétiser ce rêve en vue de bâtir au cœur de l’Afrique «un pays plus beau qu’avant». Kinshasa entend voir cette même communauté internationale une action pour l’accompagner dans le rétablissement de l’ordre dans la partie Est de la RDC.

Le mal ayant été nommé, il ne reste plus qu’à l’extirper pour éviter à ce qu’il soit un frein dans la stabilisation et le développement de la région des Grands Lacs. D’où, l’appel à une réelle implication de la communauté internationale, placée plus que jamais devant sa responsabilité pour mettre fin au drame récurrent de l’Est de la RDC.

[Le Potentiel]

Communication du gouvernement de la RDC sur la situation sécuritaire au Kivu

Le 30 avril 2012, une mutinerie éclatait dans trois unités des FARDC au Nord et au Sud Kivu. D’anciens membres de groupes armés intégrés récemment dans l’armée avaient déserté avec leur ancien chef, Bosco Ntaganda, pour tenter de lancer une énième rébellion armée à l’Est. On observera peu après des tentatives similaires dans d’autres unités ainsi que la réactivation des milices locales, chacune prétendant vouloir protéger sa communauté ethnique contre d’autres.

Début mai, prise en déroute par les FARDC, la bande à Bosco Ntaganda a fui précipitamment Kibumba où elle avait établi ses quartiers pour se diriger vers le Parc National de Virunga et rejointe entre temps par le N°2 du groupe, le dénommé Makenga, elle s’est finalement repliée dans un réduit adossé à la frontière rwandaise entre les collines de Runyonyi, Mbuzi et Tshianzu.

Entretemps, onze officiers renégats, dénoncés par des militaires dans des garnisons du Sud-Kivu qu’ils tentaient de détourner du devoir ont été arrêtés, promptement jugés et condamnés. Une demi-douzaine d’autres officiers, dont la forfaiture a été mise à jour au Nord-Kivu ont été eux aussi neutralisés et attendent de passer en jugement.

Dans une vaine tentative de donner un caractère politique à ce qui en fait n’est qu’une fuite en avant devant l’étau de la justice qui commençait à se resserer sur Ntaganda pour les crimes qu’il avait commis sous l’UPC en Ituri, cette bande d’officiers félons rebaptisés M23 se sont mis à formuler des revendications creuses et fantaisistes.

Les soubassements de cette agitation n’ont donc rien à voir avec des engagements souscrits en 2009 et que le Gouvernement congolais n’aurait pas honorés.

Le Gouvernement est d’autant plus préoccupé par cette situation que la promenade séditieuse de la bande à Ntaganda et Makenga avait provoqué le déplacement de milliers de familles congolaises qui, fort heureusement, comme ont pu le constater de visu le Premier Ministre et sa délégation qui leur ont rendu visite jeudi 7 juin, sont en train de regagner leurs foyers suite aux revers infligés aux mutins par les FARDC.

Bien plus, des informations de sources variées mais concordantes, font état de soutiens dont bénéficierait la bande à Ntaganda à partir du Rwanda et de l’existence d’une filière de recrutement de combattants pour Ntaganda dans ce pays voisin, membre, comme la RDC de l’Union Africaine (UA), de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Le Gouvernement de la République, tenant compte de la gravité des faits s’est donné le temps de les corroborer avec ses propres sources. Une enquête de nos services a été diligentée pendant qu’étaient mis en œuvre, parallèlement, les mécanismes conjoints institués il y a quelques années par la RDC et le Rwanda à l’effet de les vérifier ensemble sur terrain.

Ceux qui ont vu dans cette approche un signe de complaisance ont tort. Le Gouvernement a à cœur de procéder avec professionnalisme et responsabilité pour une défense efficace et utile de nos Intérêts Nationaux.

Aujourd’hui, sur base des conclusions des enquêtes de nos services, nous sommes en mesure d’affirmer ce qui suit :

1) Parmi les miliciens de la bande à Ntaganda et Makenga, se sont trouvés quelques 200 à 300 éléments recrutés sur le territoire du Rwanda par un réseau actif dans ce pays voisin;

2) Plusieurs combattants ainsi recrutés sont des ressortissants rwandais. Infiltrés en RDC, ils ont subi un entraînement sommaire avant d’être déployés au front contre les FARDC ;

3) Il y a des mineurs d’âge et de très jeunes gens parmi ces combattants dont le Premier Ministre et sa délégation ont pu voir un échantillon à Goma ;

4) Alors que dans leur fuite, les mutins avaient abandonné tout leur armement, soit 38 tonnes récupérées par les FARDC, il a été noté un décuplement de la puissance de feu de la bande à Ntaganda et Makenga dès son arrivée dans le triangle Runyonyi-Tshianzu-Mbuzi accoté à la ligne frontalière entre la RDC et le Rwanda alors que les mutins avaient abandonné dans leur fuite tout leur armement, soit 38 tonnes récupérées par les FARDC ;

5) Les alliances contre nature se sont établies entre la bande à Ntaganda et Makenga d’une part, et les mutins d’autre part, l’objectif étant de se partager le butin de leurs pillages ;

6) Il en est de même des FDLR que les FARDC étaient en voie de réduire et qui paradoxalement sont devenus des alliés de la bande à Ntaganda et Makenga comme le démontrent la présence aux cotés de ces derniers du colonel Mandevu des FDLR à Runyonyi et des combattants FDLR naguère rapatriés en bonne et due forme au Rwanda par la MONUSCO parmi les éléments M23 faits prisonniers près de Runyonyi.

Ces éléments d’information, précis, détaillés, vérifiés et contre-vérifiés, viennent des sources propres du Gouvernement qui s’est impliqué dans une patiente collecte de faits. Ils soulèvent un problème sérieux à résoudre d’urgence dans la synergie entre Etats de la région des Grands Lacs dans leur lutte contre les forces négatives.

Une chose est indéniable : le territoire rwandais a servi à la préparation et à la perpétration d’une conspiration qui, après avoir commencé comme une simple mutinerie, évolue dangereusement vers un schéma de rupture de la paix entre deux pays de la région des Grands Lacs.

Ce déplorable développement a été au centre de tous les réunions bilatérales entre experts congolais et rwandais qui se tiennent depuis quelques jours.

Le Gouvernement congolais dénonce la passivité ou plus des autorités rwandaises face à ces atteintes graves à la paix et à la sécurité de la RDC ourdies à partir de leur territoire.

Le Gouvernement réaffirme sa détermination à protéger la vie des Congolais et toutes les dispositions ont été prises pour débarrasser les provinces du Kivu du cancer de la violence systémique qui hypothèque leur décollage économique.

Le Gouvernement n’envisage pas de négociations avec les groupes armés, CNDP, M23 ou FDLR qui sont invités à se rendre aux autorités congolaises ou à la MONUSCO en déposant les armes, au risque de subir la puissance de feu des FARDC.

Le Gouvernement engage les leaders des communautés du Nord et du Sud Kivu à isoler et dénoncer tous ceux qui, dans ces communautés, trahissent l’idéal patriotique en se faisant les instruments de la déstabilisation de leurs provinces et de la RDC. Armée nationale et républicaine, les FARDC ne seront jamais organisées sur une base communautariste.

Le Chef de l’Etat, Commandant Suprême de l’armée, et le Gouvernement, félicitent les troupes FARDC déployées contre l’ennemi pour leur bravoure, leur détermination et leur discipline dans la traque des criminels du CNDP, du M23, des FDLR et de tous les autres groupes armés. Leur comportement irréprochable vis-à-vis de nos populations civiles en zones opérationnelles est hautement apprécié.

La quasi-totalité des éléments FARDC issus de toutes les communautés du Kivu sur lesquels les renégats et leurs maîtres à penser comptaient pour donner de l’ampleur à leurs projets funestes ont fait preuve d’une loyauté républicaine totale qui est à leur honneur. Le Gouvernement est fier du choix du devoir que ces compatriotes en uniforme ont fait.

Le Gouvernement exprime de manière solennelle son appréciation positive du partenariat efficace qui s’est établi sur terrain entre les FARDC et la force MONUSCO. Il salue par ailleurs le rôle joué par la Monusco dans la protection des populations civiles et en appui apporté aux FARDC.

Convaincu qu’il existe un lien de causalité entre l’insécurité à l’Est du pays et l’exploitation illégale des ressources naturelles, le Gouvernement qui va lancer le mécanisme de certification et de traçabilité des substances minérales tel que recommandé par la CIRGL a décidé de sanctionner sévèrement tous les comptoirs, entités de traitement et négociants qui continueront d’acheter des minerais dans les sites non certifiés et non validés. En outre, il sera procédé à la déchéance et l’annulation de tous les droits et titres miniers en état de gel au Nord-Kivu. Obligation est faite par ailleurs dorénavant aux titulaires de permis miniers de recherche valides de les transformer rapidement en permis d’exploitation en vue de construire des usines de transformation de minerais dans notre pays.

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo entend user de toutes les voies diplomatiques dans la région pour dénoncer et faire échec à cette énième aventure qui porte atteinte à la paix et la sécurité dans notre pays. Il entend de même poursuivre sans relâche la traque de toutes les forces négatives y compris le CNDP, le M23, les FDLR, les ADF-NALU et la LRA vont se poursuivre en coordination avec tous les pays de la région qui le souhaitent.-

Fait à Goma le 09 juin 2012

Lambert MENDE OMALANGA

(Ministre des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Porte-Parole du Gouvernement)

(i) Ce mouvement revendique des grades pour ses membres dans les FARDC alors que, suite à leur intégration dans les FARDC, Bosco Ntaganda avait été fait général de brigade et son lieutenant Makenga colonel;

(ii) Ils réclament leur intégration dans la vie politique nationale alors que les cadres civils de l’ex-mouvement politico-militaire CNDP, devenu parti politique en excécution des accords de paix de Goma de 2009, siégeaient depuis lors dans les institutions politiques (Sénat et Gouvernement provincial du Nord-Kivu). Le président de ce parti, Sénateur de son état, a du reste dénoncé cette pantalonnade ;

(iii) Ils sollicitent pardon et amnistie pour des crimes perpétrés naguère en Ituri et au Kivu, mais ils commettent de nouveaux crimes pour appuyer cette requête.