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RDC : Enrôlement des mineurs, HRW accuse Bosco NTAGANDA

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Les troupes fidèle à Bosco Ntaganda ont recruté de force au moins 149 garçons et jeunes hommes entre le 19 avril et le 4 mai dans plusieurs localités du territoire de Masisi. Au moins sept garçons sont morts dans les combats entre les mutins et l'armée depuis la mi-avril. Les jeunes enrôlés étaient âgés de 12 à 20 ans et appartenaient pour la plupart aux groupes ethniques tutsi et hutu. Au moins 48 d'entre eux avaient moins de 18 ans, et 17 avaient moins de 15 ans.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé mercredi le général mutin en fuite Bosco Ntaganda d'avoir récemment enrôlé de force près de 150 garçons et jeunes hommes dans l'est de la République démocratique du Congo, un crime pour lequel il est déjà recherché par la Cour pénale internationale (CPI).

Les troupes fidèle à Ntaganda "ont recruté de force au moins 149 garçons et jeunes hommes" entre le 19 avril et le 4 mai dans plusieurs localités du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, affirme HRW dans un communiqué.

"Au moins sept garçons sont morts dans les combats" entre les mutins et l'armée depuis la mi-avril, affirme l'ONG.

Les jeunes enrôlés "étaient âgés de 12 à 20 ans et appartenaient pour la plupart aux groupes ethniques tutsi et hutu. Au moins 48 d'entre eux avaient moins de 18 ans, et 17 avaient moins de 15 ans", ajoute l'ONG américaine, selon qui le recrutement a pu être "considérablement plus important".

Le général Ntaganda était chef d'état-major de l'ancienne rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dont plusieurs centaines d'éléments, intégrés comme lui en 2009 dans l'armée congolaise, ont fait défection début avril dans l'est du pays.

A la mi-avril, avant de violents combats avec l'armée, Ntaganda et ses hommes ont dit aux habitants des localités sous leur contrôle "qu'ils avaient besoin d'enfants et de jeunes hommes pour renforcer leurs effectifs", indique l'ONG de défense des droits de l'Homme.

Des enfants ont été enlevés dans des écoles, chez eux ou alors qu'ils tentaient de fuir, notamment au Rwanda voisin. Menacés de mort s'ils s'échappaient, beaucoup ont été battus, affamés, assoiffés, affirme l'ONG.

Selon des témoignages recueillis par HRW, après une formation militaire sommaire, les recrues ont dit avoir été forcés à "marcher en tête de file, en portant des armes et des munitions jusqu'à la ligne de front" pour être les "premiers à tomber dans une embuscade ou à essuyer les coups de feu".

Surnommé "Terminator", le général Ntaganda est visé par un mandat d'arrêt de la CPI depuis 2006 pour enrôlement d'enfants soldats quand il était dans une milice au début des années 2000. Il est aussi recherché par Kinshasa pour sa "responsabilité" dans les combats récents au Nord-Kivu.

[Afp]