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RDC : Les violences sexuelles empêchent les congolais de mener une vie saine

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La violence sexuelle et sexiste (SGBV) continue d'être « une préoccupation majeure » pour le HCR. Cette violence empêche les femmes et les filles, comme les garçons et les hommes, de mener une vie saine. « Les réfugiés et les personnes déplacées sont particulièrement à risque de viol et de violence sexuelle à la maison, dans les lieux publics et à l'école, tandis que les auteurs sont rarement poursuivis et punis », s’inquiète le représentant du HCR-RDC.

A la lumière de l'application prochaine des clauses de cessation en 2013, le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) a aidé quelque 8.000 Rwandais à rentrer dans leur pays depuis 2012. Cette opération de rapatriement devant se poursuivre en 2013, est suspendue à cause de l’insécurité dans certaines régions de l'est du pays. Ainsi 47.500 réfugiés Rwandais vivant en RDC sont privés de l’assistance.

« L'insécurité et l'insuffisance des infrastructures continuent à entraver l'accès à un nombre important de personnes vulnérables », a déclaré Stefano Severe, représentant du HCR-RDC, au cours d’un point de presse  jeudi 24 janvier à Kinshasa. La faiblesse des structures administratives et juridiques dans de nombreux territoires de la RDC empêche les acteurs humanitaires d'exercer leurs responsabilités de façon efficace. Les tensions dans les zones d'accueil sont également susceptibles de nuire à la coexistence pacifique.

Cependant, le HCR continuera de protéger les réfugiés dans les zones urbaines et rurales et les aider à améliorer leurs moyens de subsistance et d'autonomie. Il a prévu, pour ceux qui souhaitent rentrer chez eux, l’organisation des visites «aller voir» au pays d'origine et de coordonner les retours volontaires. Ainsi, la réinstallation sera considérée comme une option pour les réfugiés les plus vulnérables.

Pour les personnes déplacées internes (PDI), le HCR continue à diriger le Cluster Protection et coordonne l'aide qui se concentre sur les activités de sauvetage et de la fourniture des services de base tels que le logement, la santé, l'eau et l'assainissement.

Afin de soutenir la réintégration des rapatriés, le HCR appuie des activités communautaires, y compris des programmes de subsistance.

La violence sexuelle, « une préoccupation majeure »

La violence sexuelle et sexiste (SGBV) continue d'être « une préoccupation majeure » pour le HCR. Cette violence empêche les femmes et les filles, comme les garçons et les hommes, de mener une vie saine. « Les réfugiés et les personnes déplacées sont particulièrement à risque de viol et de violence sexuelle à la maison, dans les lieux publics et à l'école, tandis que les auteurs sont rarement poursuivis et punis », s’inquiète le représentant du HCR-RDC.

Le HCR entend donc fournir une assistance technique au gouvernement, afin de l'aider à élaborer un cadre d'intégration locale, pour les Angolais qui décident de rester en RDC. Il promet également, d’appuyer qui désirent  rester en RDC. L'accent sera mis sur les projets d'autonomie principalement, ciblage des ménages vulnérables.

La Commission nationale pour les réfugiés (CNR) recevra l'assistance du HCR pour mettre en œuvre les lois sur les réfugiés nationaux et internationaux ainsi que la détermination du statut de réfugié (DSR), en vue de créer un environnement plus favorable à la protection des personnes qui préoccupent les deux institutions humanitaires.

Dans la province de l'Equateur, des rapatriés seront soutenus par des projets communautaires dans les zones de retour et la prestation de programmes d'assistance individuelle et familiale, y compris les subventions en espèces.

Pour 2013, le HCR apporte un soutien technique aux gouvernements central et provinciaux pour les aider à intégrer les personnes déplacées localement et leur donner accès à des structures nationales sociaux.

Le HCR s’engage aussi à lutter contre la violence sexuelle et sexiste grâce à la prévention suivie des réponses multisectorielles combinées des soins de santé, au soutien juridique et psychosocial ainsi qu’aux interventions de sécurité. Il entend aussi s'attaquer à l'inégalité entre les sexes et aux autres causes profondes de ces violences à travers les approches à long terme visant à changer les comportements.

Par ailleurs, la principale contrepartie gouvernementale du HCR est la CNR, dont le siège est à Kinshasa avec des bureaux dans tout le pays, dont on doit renforcer la présence dans les endroits où sont installés des réfugiés et des personnes déplacées.

Comme chef de file du Cluster Protection, le HCR a développé des liens étroits avec la Mission de stabilisation des Nations Unies en RDC (MONUSCO), dont le mandat a été prolongé jusqu'en juin 2013.

En ce qui concerne les activités de réintégration, le HCR cherche à obtenir la participation des autorités locales et des acteurs du développement dans les premiers stades de rapatriement.

Depuis 2008, le budget du HCR pour la RDC n'a cessé de croître. Il travaille pour aider un nombre croissant de personnes déplacées ainsi que les rapatriés. En conséquence, en 2013, les besoins financiers du HCR s’élèveront à 156 millions de dollars.

Il est prévu que le budget de 2013 pour la RDC sera ultérieurement révisé par l'établissement d'un budget supplémentaire, pour répondre aux besoins supplémentaires liés à la crise dans l'Est de la RDC, qui n'a pas pu être évaluée au moment où le budget actuel a été approuvé.