Home | FEMMES | Changement climatique : Les femmes sont mieux préparées que les hommes

Changement climatique : Les femmes sont mieux préparées que les hommes

image

Un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement place les femmes des pays du Sud en première ligne des répercussions du changement climatique. La même étude semble indiquer que les femmes sont mieux préparées que les hommes pour gérer l'adaptation durable au phénomène. 

En effet, il est clairement démontré dans le document onusien l'action fondamentale des femmes pour le développement des stratégies d'adaptation durable, de par leurs connaissances, leurs multiples responsabilités et rôles parallèles dans les régions de production. Les femmes sont présentes dans 43 pour cent de la main d'œuvre agricole mondiale. En Afrique et en Asie, notent les auteurs de l'étude, cette proportion dépasse souvent 50 pour cent. Ainsi le rapport évoque la prise en compte de ces réalités et de ces facteurs dans les approches à privilégier. 

En clair, un des points que soulève l'étude c'est la vulnérabilité des femmes des pays du Sud aux conséquences des catastrophes naturelles. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement explique cette réalité par le déséquilibre des rapports de pouvoir et le caractère inéquitable des normes culturelles et sociales. 

Au nombre des facteurs sur lesquels il faut agir pour inverser la tendance, il est souvent cité, et c'est une vraie ritournelle, le manque d'accès à une éducation formelle, la pauvreté économique, les pratiques discriminatoires de distribution alimentaire. Un autre facteur qui limite la femme reste son exclusion des institutions et des processus décisionnels et politiques. 

Une réalité qui aux yeux de l'organisme onusien prive aussi la femme du débat autour de la recherche de solution au changement climatique, c'est son isolement de l'apprentissage des stratégies d'adaptation. Elle en est souvent dissuadée. Ce qui ne lui permet pas de développer des compétences de survie. Par exemple monter aux arbres ou nager en cas d'inondations, constate le texte. 

Globalement, le rapport alerte sur le fait que les femmes sont les plus susceptibles de mourir lors des catastrophes naturelles. Mais comme elles sont également sources d'espoir, il importe d'investir dans tout ce qui les préparera à servir de catalyseurs aux efforts d'adaptation.

Godefroy CHABI