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RDC, Angola, Afrique du Sud : Des accords susceptibles de booster le développement en Afrique

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Après sa réélection en mai dernier à la tête de la présidence sud-africaine, Jacob Zuma est entendu à Kinshasa d’ici la fin de cette année pour la finalisation d’un accord important de coopération entre la République démocratique du Congo, l’Angola et l’Afrique du Sud. Ce document portera sur les projets de construction du port, des routes et des voies ferrées, a indiqué Ntshikiwane Mashi-mbye, l’ambassadeur de RSA  en RDC qui s’exprimait hier mardi 12 août, dans le cadre de la célébration des activités marquant les 20 ans de liberté et de démocratie en Afrique du Sud.

A l’aube de la concrétisation de cet accord d’intégration sous régionale, au niveau de chaque pays l’heure est aux derniers réglages. Les experts se penchent déjà sur la finalisation de ce qui convient de considérer comme l’un des accords des pays africains, susceptibles de booster le développement du continent.

A Kinshasa, a ajouté le diplomate sud-africain, le président Zuma, avec son homologue congolais, vont échanger sur l’état d’avancement du grand projet Inga III, autre véritable projet intégrateur du continent.

Même si cela n’a pas été dit, tout porte à croire que les questions sur la situation politique actuelle de la RDC vont sans douter s’inviter aux échanges entre Kabila et Zuma. L’occasion serait aussi tout indiquée pour le président Zuma de partager la riche expérience de la démocratie de son pays avec les officiels congolais, surtout en cette période où la classe politique congolaise est divisée sur la question de l’opportunité de la révision constitutionnelle à l’approche de l’élection présidentielle de 2016.

20 ANS DE LIBERTE, CAP SUR L’AVENIR

Au cours de la conférence de presse qu’il a animée dans sa résidence à Gombe, l’ambassadeur d’Afrique du Sud en RDC, a fait le point de la longue marche de peuple sud-africain vers la liberté et la démocratie, couronnée par l’organisation de la première élection présidentielle le 27 avril 1994, le scrutin qui a porté Nelson Mandela au pouvoir. Depuis ce temps, a soutenu Ntshikiwane Mashimbye, «  notre pays est résolument engagé au respect des valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme ». L’Afrique du Sud est, à ce jour, capable d’organiser l’élection présidentielle tous les cinq ans, cela en toute quiétude. C’est à juste titre, a-t-il poursuivi que l’Afrique du Sud est présentée comme un exemple de la démocratie et de respect des libertés individuelles, un Etat qui a su vaincre les velléités ségrégationnistes. Même si, a encore ajouté ce diplomate sud-africain, beaucoup de défis restent encore à relever. Notamment le défi se rapportant au plein emploi, à l’accès à l’éducation pour tous et l’éradication complète de la pauvreté d’ici 2030.

Il convient de signaler que pendant sa lutte contre la ségrégation, l’Afrique du Sud a bénéficié du soutien de presque tout le peuple africain. Aujourd’hui affranchi du joug de l’apartheid, la République sud-africaine se positionne comme leader incontournable dans l’essor économique et politique des autres pays de la région. Les bons offices offerts à la RDC, Madagascar, Soudan…, sont les preuves irréfutables de son leadership.

Sur un autre chapitre, Ntshikiwane Mashimbye a déclaré qu’il est temps que les ressources naturelles de l’Afrique puissent à juste mesure profiter d’abord et avant à sa population. Mais pour y arriver, l’ambassadeur a souhaité que les régimes démocratiques deviennent une réalité en Afrique, plutôt que de simples slogans.

A noter que plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la célébration de 20 ans de liberté et de la démocratie en Afrique du Sud.

Juste après la conférence de presse, une exposition du tourisme sud-africain a suivi à la Gallerie Les Monds des Flamboyants, au siège de Trust Merchant Bank. Une projection de film sud-africain est programmée ce jeudi 14 août ; un long métrage qui retrace la longue marche vers la liberté. Cette activité sera précédée d’une conférence publique sur la démocratie, les droits de l’Homme et le développement économique. Le tout sera couronné par une marche de santé de 5 km qui partira de la place Gare centrale, le samedi 16 août à 6h00 (heure locale).

[CYPRIEN K.]