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RDC : Des aéroports vétustes et délabrés

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Les sociétés aériennes disent ne pouvoir « pas proposer un service de qualité et sécurisé dans le transport des passagers et des frets si les infrastructures aériennes et les équipements aéroportuaires ne sont pas améliorés ».

La décision de la société Korongo Airlines de suspendre ses vols domestiques doit interpeller le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) qui a promis d’« améliorer les infrastructures aériennes et les équipements aéroportuaires d’ici 2016 ».

« Les enjeux géopolitiques et économiques du développement du transport aérien en RDC nécessitent de relever les différents défis du secteur et de permettre au transport aérien de la RDC de se développer dans la modernité et de prendre une place visible et durable dans le transport aérien sur le plan international », a expliqué jeudi 05 juin 2014 à Lepotentielonline.com une source aéroportuaire.

En effet, les sociétés aériennes disent ne pouvoir « pas proposer un service de qualité et sécurisé dans le transport des passagers et des frets si les infrastructures aériennes et les équipements aéroportuaires ne sont pas améliorés ».

Quatre aéroports « modernisés d’ici 2016 »

Dans son programme quinquennal 2012-2016, le gouvernement congolais a prévu d’« améliorer les infrastructures aériennes et les équipements aéroportuaires de sûreté et de sécurité de la navigation aérienne, renforcer le cadre réglementaire et moderniser les aéroports de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, et Goma d’ici 2016 ».

Il entend également de « réhabiliter, d’ici 2016, tous les aéroports des chefs-lieux des provinces  et de restructurer la RVA afin d’améliorer la situation financière et opérationnelle ».

A en croire le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, « le programme prévoit de financer la modernisation des aéroports par une gestion rigoureuse et transparente de la taxe dénommée +Infrastructure de développement frontalier+ (IDF) et de privatiser les espaces commerciaux des aéroports pour atteindre ces objectifs ».

En octobre 2012, le Comité professionnel des transporteurs aériens de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) avait adressé au gouvernement un mémorandum portant sur « la politique tarifaire générale inadaptée et caduque, la polémique tarifaire et fiscale prohibitive du carburant aviation JET A1, la TVA inadaptée au secteur du transport aérien et à ses usagers ».

Il avait aussi posé la problématique de « la perception des taxes et redevances non coordonnées » et des « droits de douane et procédures appliquées au secteur du transport aérien qui doivent être améliorés ».  

Le transport aérien étant « un secteur sensible et stratégique pour faciliter le développement économique en RDC », il avait sollicité « des facilités d’importation des produits et des services nécessaires à l’exportation du transport aérien » jugés « nécessaires ».

« Sur un chiffre d’affaires de 100 USD, environ 45 USD - soit plus ou moins la moitié du revenu d’un transporteur aérien – sont utilisés pour l’achat du carburant nécessaire à faire voler les avions. Le prix du carburant a atteint aujourd’hui des sommets jamais imaginés », s’était-il justifié.

Il avait précisé que « l’augmentation surprise du 18 septembre 2012 a propulsé le litre de JET A1 vendu à l’aéroport de N’Djili de 1.31 USD à 1.44 USD le litre - soit une augmentation de près de 10% -, un litre de JET A1 se vend au prix de 1.90 USD à Lubumbashi ».

« Depuis 2004, le secteur a dû absorber  une augmentation du prix du JET A1 de plus de 132% sans aucune révision des tarifs de transport », s’était désolé le Comité professionnel des transporteurs aériens de la FEC.