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Croissance durable et développement : La RDC sort lentement mais sûrement du bourbier...

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Je commence à réaliser que le désastre qui a conduit au déclin total du tissu économique et social de notre pays, rélève de la responsabilité de nous-mêmes Congolais. Tant, les tares que nous décriions depuis plus de trois décennies, commencent à livrer leurs causes. Et que de meilleurs lendemains se pointent déjà à l'horizon.

A observer de très près la situation actuelle du pays, point n'est besoin de faire un dessin pour comprendre que la RDC sort lentement mais sûrement du bourbier dans lequel elle avait été enfermée par ses propres fils. Qui l'ont, de façon ostentatoire, placée à la traîne d'autres Nations.

En effet, dans un pays où l'immoralité, la prédation, la corruption, l'évasion fiscale, l'enrichissement illicite et sans cause, le règne sans partage, le " m'as-tuvisme ", les injustices sociales, les intimidations de tous ordres, bref, de petites vertus, avaient droit de cité, on ne pouvait rien attendre. Les ressources nationales, sensées être gérées avec parcimonie, étaient l'apanage d'une poignée d'hommes, accélérant ainsi le sous-développement du pays et l'aggravation de la pauvreté de ses populations.

La corruption, elle, s'était solidement ancrée au sein de l'Administration publique. C'est ainsi que certaines Ong, qui n'ont d'autres hobbies que de dresser des rapports en grande pompe, n'hésitaient pas à classer systématiquent la RDC parmi les pays où la corruption est très élevée.

De l'enrichissement illicite et sans cause, il n'y plus rien à redire tant le pillage des biens communs de l'Etat était devenu un sport national. Les hommes au pouvoir, bref tous ceux qui avaient une parcelle d'autorité, spoliaient l'Etat au grand dam du petit peuple, enfermé dans son petit coin. La justice à deux vitesses était distribuée à la tête du client, œuvre " des juges abusifs, des magistrats corrompus, d'avocats véreux et des politiciens inconscients ", propos d'un sénateur dont nous taisons expréssement le nom.

Pour rémerdier à cette situation, il a fallu que Joseph Kabila, Président de la République, place son plan quinquénnal 2011-2106, sous le signe de grandes réformes. Grandes réformes pour rompre définitivement avec ce passé lugubre. Ainsi, pour mener son action à bon port, " JKK " va confier cette mission à l'Exécutif national dirigé par un homme dont la carrure est de faire de la RDC un havre de paix, de bonne gouvernance, de justice sociale et du développement durable.

Instruit pour mener à bon port ce programme quinquennal du numéro 1 congolais sur le social, le Gouvernement va s'attaquer à l'essentiel. Il institue la bancarisation de la paie des agents et fontionnaires de l'Etat. Preuve que la pieuvre avait des tentacules très longs, cette opération va faire dégager 5 millions USD et déceler 3 500 fonctionnaires de l'Etat fictifs. Par cette opération, il a mis à nu des détourneurs des deniers publics et évité que ces fonds continuent à enrichir certains hauts cadres véreux de l'Administration publique ainsi que leurs complices, placés à de différents postes étatiques.

Sur le plan économique, en 2009, le taux de croissance était plafonné à 2,8%. Pour cette année 2013, les prévisionns sont de l'ordre de 8,3%. A l'analyse, il se réalise, sans conteste, que c'est bien pour la première fois depuis 1960, que la RDC affiche un taux de croissance supérieur à 7% quatre ans de suite ! Pour la première fois encore, la RDC réalise une performance supérieure à 8%.

La stabilté monétaire dont l'inflation s'était établie à 2,7% contre un objectif de 9,9 à l'initial, a permis au Gouvernement d'avoir une marge de manœuvres large. Les finances publiques, qui étaient jadis jetées à la prédation, sont désormais caractérisées par une gestion rigoureuse et prudente. Ce qui a occasionné, à fin décembre, des exécdents budgétaires de l'ordre 151,4 millirds de francs congolais.

Pour ne plus être en froid avec les services du FMI, notamment dans  le secteur minier, le 15 janvier 2013, le gouvernment a procédé, à travers un decret, à la mesure portant limitation des ventes préférentielles d'actifs miniers à 10% du volume de la transaction et à 15% le montant des rabais consentis. Vive la transparence !

Que dire de la réhabilitation des infrastructures écolières où la détermination est de construire 400 écoles à travers le pays. La première phase de ce programme a déjà débuté à Kinshasa sur fonds propres du Gouvernement et dont la hauteur atteint les 100 millions de FC.

Quant au programme agricole, la relance de la ferme de la N'Sele parle d'elle-même. Comme pour dire que pour son développement durable de la RDC, les dirigeants actuels de la RDC ne veulent plus voir ce pays à la traîne, l'heure ayant sonné, le soleil s'étant levé.

Résumons-nous : comme l'environnement est désormais assaini, qu'il n'ya plus d'obscurité sur son parcours comme par le passé, le Gouvernement a grandement ouvert les portes pour la réussite totale de la bataille de la croissance durable et du développement. Pour ce, il poursuit inlassablement les réformes actuelles afin de permettre à l'économie de fonctionner normalement. Une économie libérée de l'emprise des prédateurs, des rentiers, des profiteurs des deniers publics sans contrepartie, des jouisseurs, des gens sans valeur morale et dont le souci était de courir derrière des ado. Maintenant que les choses sont claires au grand jour, l'Exécutif national est déterminé à gagner le pari : celui lui enjoint par le Chef de l'Etat.

Si j'étais pasteur d'église, j'allais dire au Gouvernement : " Que la lumière soit ! Et, elle fut ! ".

[Willy Kilapi]