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RDC : Un budget contre la loi des finances

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il y a une masse énorme qui échappe au trésor public, passe en dehors du budget, des recettes additionnelles non budgétisées. Une véritable mafia à la sicilienne s’est organisée dans au sommet de l’Etat, dans le gouvernement et toutes les institutions étatiques. La corruption s’est érigée en mode de gestion et fait échapper au trésor public, une affaire de 18 milliards de francs par an. « Dans un autre pays, ces milliards suffiraient peut être à faire fonctionner l’Etat, payer les fonctionnaires, équiper nos militaires. Pas en RDC. L’argent du trésor public, c’est pour construire des châteaux dans les quartiers de Kinshasa. Aujourd’hui, nous produisons plus de 100 mille tonnes de cuivre par an, nous enregistrons une augmentation dans le secteur des hydrocarbures… où va tout cet argent ? Selon les experts, les recettes du pays s’élèveraient à plus de 10 milliards de francs. L’exercice budgétaire devrait se solder par un excédent, mais le budget de Matata le surdoué se solde par un déficit malgré les efforts consentis par le peuple dans le programme du point d’achèvement. On parle d’un pays émergent, mais on présente un budget contre l’émergence.

Au niveau de l'État le principe d'équilibre est obligatoire. Il s'agit d'un équilibre qui s'inscrit dans la loi de finances. Pour assurer le respect de l'équilibre budgétaire il faut une procédure spéciale dite de contrôle budgétaire. Mais la Majorité au pouvoir refuse à ce qu’on s’exerce à ce devoir constitutionnel.

Pour l’honorable Martin Fayulu « il y a une masse énorme qui échappe au trésor public, passe en dehors du budget, des recettes additionnelles non budgétisées ». L’émergence a un coût, on émerge pas en reculant. On ne peut pas prétendre avoir un taux de croissance de 8% et de l’autre coté, présenter un budget avec quelques francs de moins par rapport au budget précédent. Cette croissance c’est pour J. Kabila et ses acolytes ? Il ne faut jamais espérer sortir du gouffre avec un budget pareil. Le pire, ce budget viole les textes réglementaires, la constitution. Nous avons un budget contre la loi des finances, qui ne respecte pas le principe de l’équilibre budgétaire et c’est grave pour une république qui veut être émergente. Il y a des rubriques qui n’apparaissent jamais dans les recettes, toutes les recettes ne sont pas déclarées, une volonté manifeste de tromper et voler le Peuple congolais. En plus, le taux d’exécution est faible, il y a un sérieux problème d’exécution du budget. Raison pour la quelle, nous demandons la réédition des comptes et le compte clos ici est celui de 2011.

Une véritable mafia à la sicilienne s’est organisée dans au sommet de l’Etat, dans le gouvernement et toutes les institutions étatiques. Le gouvernement ne tient jamais parole. Le social, les fonctionnaires, les militaires ne sont pas pris en compte. Où est passée la manne de la TVA ? Les recettes des minerais ? Les reliquats des enseignants, militaires… ? 

La corruption s’est érigée en mode de gestion et fait échapper au trésor public, une affaire de 18 milliards de francs par an. « Dans un autre pays, ces milliards suffiraient peut être à faire fonctionner l’Etat, payer les fonctionnaires, équiper nos militaires. Pas en RDC. Bon dernier au classement de Transparency Internationnal sur la corruption, la RDC est le pays  de tous les trafics. Il y a des malversations financières dans les douanes, les impôts et au niveau des services administratifs des recettes » ajoute Fayulu. On veut tromper les congolais, ce budget est en réalité un ticket pour « la révolution de la mortalité ».

L’argent du trésor public, c’est pour construire des châteaux dans les quartiers de Kinshasa. Aujourd’hui, nous produisons plus de 100 mille tonnes de cuivre par an, nous enregistrons une augmentation dans le secteur des hydrocarbures…où va tout cet argent ? En principe, on aurait dû avoir une performance évolutive du budget. Les excédents financiers devraient consolider les finances publiques, renforcer la situation monétaire et améliorer notre position dans l’échiquier mondial. Selon les experts, les recettes du pays s’élèveraient à plus de 10 milliards de francs. L’exercice budgétaire devrait se solder par un excédent, mais le budget de Matata le surdoué se solde par un déficit malgré les efforts consentis par le peuple dans le programme du point d’achèvement.

On parle d’un pays émergent, mais on présente un budget contre l’émergence.

Yves Kongolo