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RDC : La double facette de Jean-Claude MASANGU

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Des proches du couple Masangu affirment que le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) adore le fric et peut tout faire pour se protéger contre quiconque voudrait l’en écarter. Il est souvent comparé à un pitbull qui, lorsque énervé, plante ses crocs et ne relâche sa proie qu’à demi dévorée.

La double facette de Jean-Claude Masangu Mulongo, l’artificier de la débâcle financière en République Démocratique du Congo et le gourou du crime organisé

Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo Kinshasa, M. Jean Claude Masangu Mulongo, a toujours été présenté comme l’argentier modèle de la RD Congo depuis qu’il dirige la Banque centrale voici plus de 15 ans. D’un visage froid, sans traits réels, sans caractère, sans expression, l’homme n’est pas le technocrate assidu et patriote qu’on le pense mais un véritable patron hors prix, un sorcier du fric qui transforme tout ce qui est humain en termes de marchandises, le genre de financier dont le raisonnement et les réactions suffisent pour cancériser l’économie de tout un pays. Par une ingénieuse astuce, parfaitement programmée, cet adepte du crime financier a mis en place un mécanisme d’enrichissement sans fin en faveur d’une poignée de gardiens du temple congolais autour du frileux et mesquin Joseph Kabila.

Pour mieux comprendre la personnalité de JC Masangu, voyons comment il est présenté par sa bécasse d’épouse, Mme Msangu née Irène Kayembe alias "Maman calme".

Dans une interview au journal Lesoft du 15 mars 2007, voici ce qu’elle jactait au sujet de ses avoirs et de son mari :

« Avez-vous créé des entreprises? : Je suis dans l’immobilier. Comme je ne peux pas aller en Chine ou à Dubaï comme d’autres le font, l’immobilier reste pour moi le meilleur investissement. En fait, je construis des maisons... À Kinshasa et à Lubumbashi. Je parle de petites maisons. 

Cela vous rapporte-t-il de l’argent? : Je ne suis pas une personne qui aime beaucoup l’argent. Je n’ai aucun projet d’achat d’un avion. Moi, j’ai besoin du minimum, un peu au-dessus de la moyenne. J’ai juste besoin de me payer un billet d’avion aller-retour Kinshasa-Lubumbashi quand je veux. Ce ne serait pas normal que je puisse voir toujours le mari. 

Peut-on évaluer vos avoirs? Peut-on connaître votre portefeuille? : C’est vraiment privé... Mais il faut savoir que si nous avons des biens, nous les avons eus tout au long de nos 25 ans de vie commune. Nous n’avons pas commencé notre vie avec la fonction de gouverneur. 

Avez-vous déjà vu 1 million de dollars? : Un million de dollars? Non! Jamais. 

Même en passant? : Jamais. Mon mari, c’est quelqu’un de très professionnel. S’il a de l’argent, c’est en écriture. Jamais en espèces…. ».

De la vaste blague !

Vous vous rappelez que cette dame dite "Maman calme", fondatrice de l’ONG «Filles d’aujourd’hui, Femmes de demain», a récemment pété les plombs en se présentant à l’aéroport de Dulles de Washington avec 48.000$ en espèces trébuchantes alors qu’elle avait déclaré la somme de 9.000$. Habitués à la tricherie, les Masangu avaient perdu de vue qu’ailleurs, la police sanctionne ce genre de délinquance financière pour ces arnaqueurs novices qui se sont retrouvés du jour au lendemain propulsés au rang de propriétaires de plusieurs villas dans le très prestigieux quartier Potomac à Washington.

Et oui, la vérité est toute autre. Des proches du couple Masangu affirment que le gouverneur de la BCC adore le fric et peut tout faire pour se protéger contre quiconque voudrait l’en écarter. Il est souvent comparé à un pitbull qui, lorsque énervé, plante ses crocs et ne relâche sa proie qu’à demi dévorée.  A ce sujet nos sources viennent de nous livrer un dossier fumant impliquant directement la responsabilité de JC Masangu dans un triller hollywoodien qui occuperait la place d’honneur dans les box offices du moment. Les faits remontent en 2006 et mettent en lumière l’animosité qui règne dans l’entourage de Joseph Kabila où tous les coups sont permis d’autant plus que le soporifique président congolais, peu enclin à la gestion des finances, n’y voit que du feu.

Voici le résumé des faits dont les conséquences risquent fort d’impliquer la responsabilité de JC Masangu dans le meurtre de compatriotes dont les ayant droits vont bientôt déposer une plainte auprès de la CPI à la Haye :

" Tout a commencé avec le conflit entre Samba Kaputo et Jean Claude Masangu en 2005, les deux collaborateurs du manant Kabila qui cherchaient à contrôler les finances du pays : l’un étant le flic de Kabila et l’autre son financier. En Décembre 2005, Samba Kaputo avait découvert un réseau mafieux de blanchiment d’argent à la solde J C Masangu. Etant le flic commis à la présidence, il va soumettre le dossier à son patron Joseph Kabila. Ce dernier, ayant les mains liées par les services reçus du gouverneur de la BCC, sera obligé de réagir mollement en blâmant son protégé Masangu. Cette attitude timide du Raïs sera perçue par Samba Kaputo comme un revers et il jura de tout faire pour avoir sa peau (de Masangu). Dès cet instant le superflic mettra en marche une machine de recherches et d’analyses de toutes les opérations initiées par JC Masangu à travers ses canaux financiers connus par les services d’investigations du bureau présidentiel. Et des menaces vont commencer à pleuvoir de la part de Samba Kaputo qui jurera d’avoir la peau du gouverneur de la BCC.

Au mois de Mai 2006, Samba Kaputo va envoyer un commando armé pour attaquer le véhicule de JC Masangu en vue de l’assassiner. Heureusement les balles ne l’atteindront pas grâce à la dextérité de son chauffeur. En décembre après les élections de 2006, des agents secrets de Samba (Kasongo Jacques et deux autres officiers de la présidence) vont découvrir 50 cartons des billets de banques appartenant à JC Masangu dans la résidence du DG de Soficom (un Libanais). Cela va créer de sérieux problèmes au niveau de la présidence et J C Masangu se plaindra auprès de son protecteur Joseph Kabila au sujet de Samba Kaputo qui voulait gâcher sa carrière.   

En janvier 2007, JC Masangu va décider de se défendre aves les mêmes méthodes que son ennemi juré Samba Kaputo. Et dès ce moment là, la présidence congolaise va se transformer en véritable Far West où les problèmes se régleraient désormais par le sang. JC Masangu va engager également des tueurs qui devraient s’occuper du clan Samba. Afin de calmer le jeu et essayer de brouiller les pistes de ses bras armés, le flic présidentiel sera obligé d’envoyer ses trois agents secrets en exil au Qatar avec tous les frais de voyage et de séjour payés par le trésor public.

En mars 2007, le climat se détériore au niveau de la présidence congolaise car JC Masangu sent que le dossier de blanchiment risque de le salir et il décide d’envoyer deux officiers supérieurs de la  présidence au Qatar pour retrouver les hommes de mains de Samba Kaputo et les assassiner. Tout a été planifié à la résidence de la concubine de JC Masangu (à Macampagne non loin de Palais de Marbre), Mme Olivia Mutombo, propriétaire du magasin Emanaya / Socimat. Les deux officiers supérieurs se sont effectivement rendus au Qatar (Doha) pour l’exécution de Kasongo Jacques et de deux autres officiers qui seront abattus à Doha le 28 Mars 2007. Au retour du Commando envoyé par Mme Olivia Mutombo (sur ordre de son amant JC Masangu), il leur sera remis une importante somme d’Argent important pour cette opération de refroidissement réussi. Et en retour, les exécuteurs ont remis une copie de la bande de l’opération de Doha à MmeOlivia. Par reflexe du métier, les agents exécuteurs ont gardé l’originale de la bande qui sera bientôt remise à la Veuve de Jacques Kasongo présente déjà à la Haye en vue de déposer une plainte contre Jean Claude Masangu et sa concubine Mme Olivia Mutombo pour avoir commandité l’assassinat de son mari et de ses deux collègues ".

Le signe indien est en train de marquer de ses empruntes indélébiles les proches du pantin Joseph Kabila qui, lui-même, a récemment reçu la deuxième convocation de la CPI pour sa présumée implication dans les massacres de Bogoro. Les choses sont en train de bouger et il faudrait que les congolais maintiennent la pression autour de ce régime ignoble constitué des gens qui n’ont plus rien à sauver et donc dangereux pour la nation congolaise.

Jean Mulongo Mbuyu