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Avec la bénédiction de «KABILA» : André KIMBUTA fait arrêter deux journalistes à Kin

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Interpellés depuis 11 heures hier mardi 10 juillet 2012, Les journalistes Mike Mukebayi et John Tshingombe continuent de croupir dans les geôles de la police judiciaire des parquets à Gombe communément appelé Casier judiciaire. Que reproche-t-on aux confrères ? Jusque-là, leur avocat le député Serge Mayamba indique que l’article : «Les frasques inédites d’un gouverneur atypique» serait la cause des malheurs de ces deux journalistes. Cette arrestation est irrégulière dans la mesure où, les inspecteurs judiciaires ont agi visiblement sous la pression politique. En effet, la loi sur l’exercice de la liberté de la presse prévoit des poursuites contre l’auteur de l’article, le cas échéant le directeur de publication.

Les journalistes Mike Mukebayi et John Tshingombe croupissent dans les geôles du casier judiciaire. La publication par Congo News de l’article intitulé «Les frasques d’un gouverneur atypique» serait la cause de leur malheur.

Interpellés depuis 11 heures hier mardi 10 juillet, les deux journalistes ne se doutaient de rien de ce qui allait leur arriver. Jusqu’au moment de boucler la présente édition, les deux confrères continuent de croupir dans les geôles de la police judiciaire des parquets à Gombe communément appelé Casier judiciaire. Que reproche-t-on aux confrères ? Jusque-là, leur avocat le député Serge Mayamba indique que l’article : «Les frasques inédites d’un gouverneur atypique» serait la cause des malheurs de ces deux journalistes.

Cette arrestation est irrégulière dans la mesure où, les inspecteurs judiciaires ont agi visiblement sous la pression politique. En effet, la loi sur l’exercice de la liberté de la presse prévoit des poursuites contre l’auteur de l’article, le cas échéant le directeur de publication. Nulle part il n’est prévu l’arrestation ou la détention de l’Editeur ou directeur d’un organe de presse pour des délits de presse commis à travers les colonnes. L’acharnement sur le directeur de publication et le directeur de l’organe de presse sont la preuve de l’existence d’une main invisible.

Il est incompréhensible que chaque fois qu’il s’agit des journalistes, l’arrestation et la détention deviennent la règle. C’est de manière systématique que les magistrats ou des inspecteurs judiciaires privent les journalistes de leur liberté. Le gouvernement qui est invité à promouvoir réellement la démocratie et l’Etat de droit avant la tenue du 14ème Sommet de la Francophonie a du pain sur la planche.

«Les frasques inédites d’un gouverneur atypique», cet article publié par Congo News étale des secrets de polichinelle. L’arrestation de ces deux confrères enlèvera-t-elle de la mémoire collective des Kinois les anecdotes connues des habitants de la capitale ? C’est là toute la question ! Et pourtant, la loi oblige les journalistes à corriger, à travers ses colonnes, tous les torts causés à des tiers. Le gouverneur Kimbuta aurait choisi l’autre voie, celle de la justice. «Pourvu que le traitement auprès de instances judiciaires soient égal pour toutes les parties et les droits de la défense protégés», note un journaliste de Congo News.