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Francophonie 2012 : Premier test pour le Kongo

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La tenue du colloque de Kinshasa constitue le premier test pour se rendre compte si la RDC est capable de gagner le pari d’octobre 2012. Un pari qui fera non seulement la fierté de la RDC, mais aussi du continent africain dans son ensemble. Le 14ème Sommet de Kinshasa est une occasion pour l’Afrique de récupérer sa place de «berceau» de la Francophonie.

Kinshasa a été choisi pour abriter le 14ème Sommet de la Francophonie. Le dévolu jeté sur la capitale de la RDC doit nécessairement interpeller les autorités du pays, appelées à tout mettre en œuvre pour que ces assises prévues en octobre prochain soient une réussite totale. C’est un pari à gagner, à tout prix.

Considérée comme le deuxième pays francophone du monde au regard de sa superficie, la RDC occupe une place de choix au sein de l’espace francophone. Raison pour laquelle, Kinshasa se trouve dans l’obligation de sauver l’Afrique considérée, à raison, comme le berceau de la Francophonie.

Où en est-on avec les préparatifs du 14ème Sommet ? Que peut-on attendre de ce forum international sur le plan national et international ?

Au niveau du gouvernement, les officiels et les membres du Comité organisateur sont déjà à pied d’œuvre pour ne pas rater le rendez-vous. A moins de trois mois de la tenue du Sommet, la RDC s’active pour se l’approprier à fond. Elle est bien consciente des enjeux. Une occasion offerte au Congo-Kinshasa de signer son grand retour sur l’échiquier international.

Déterminée à apporter son appui dans l’organisation des travaux du 14ème Sommet de la Francophonie, l’OIF a envoyé son administrateur à Kinshasa, pour participer au colloque international qui s’est tenu, du 23 au 25 mai dernier. Ce colloque avait pour thème : «Vues d’Afrique : Francophonie et gouvernance mondiale».

UN PREMIER TEST

A en croire certains analystes, la tenue du colloque de Kinshasa constitue le premier test pour se rendre compte si la RDC est capable de gagner le pari d’octobre 2012. Un pari qui fera non seulement la fierté de la RDC, mais aussi du continent africain dans son ensemble.

Intervenant dans le cadre de ces assises, Clément Duhaime, administrateur de l’OIF, a déclaré : «Le 14ème Sommet de Kinshasa est une occasion pour l’Afrique de récupérer sa place de «berceau» de la Francophonie». Et de rappeler qu’elle est à la fois «le berceau et l’avenir de la Francophonie», dans la mesure où c’est à Niamey que l’OIF a vu le jour, voilà plus de quarante ans.

A ses yeux, «Quarante ans après, nous sommes en mesure d’affirmer que le devenir de la Francophonie se jouera en Afrique, tant à l’aune de notre élan de fraternité et de nos efforts de solidarité envers ce continent originel, qu’à l’aune des promesses de vitalité sans pareille qu’il lui réserve. Car les aspirations d’hier sont devenues les certitudes d’aujourd’hui et les ambitions de demain».

Si tel est le cas, on est en droit de dire que la RDC aura un grand rôle à jouer au sein de l’organisation, mais à condition qu’elle organise à la satisfaction de tous, les travaux du 14ème Sommet de la Francophonie qui pointe déjà à l’horizon.

En sa qualité de premier pays francophone en Afrique, la RDC se trouve dans l’obligation de tout mettre en œuvre pour servir de locomotive sur le continent. Car le Sommet prévu du 12 au 14 octobre 2012 passe pour un test. De sa réussite, pense-t-on, dépendra certainement l’avenir de la RDC dans l’OIF.

Pays hôte de ces assises, la RDC se doit d’être évaluée, et ceci de façon solidaire avec les autres Etats francophones d’Afrique, particulièrement ceux d’Afrique centrale avec lesquels elle entretient des relations d’affinité fondées à la fois sur l’histoire, la géographie, la proximité culturelle voire linguistique, pour reprendre les propos de Clément Duhaime.

De ce qui précède, il sied de souligner que Kinshasa n’a pas droit à l’échec, encore moins à l’erreur. Au regard du progrès réalisé jusqu’à présent au niveau des travaux préparatoires, l’on ne peut pas cacher l’optimisme quant à la réussite de ce grand événement. C’est pourquoi la contribution de tous les Congolais s’avère indispensable. Ne dit-on pas : «Le feu brûle plus haut quand chacun y apporte un morceau de bois».

REDORER L’IMAGE DU PAYS

C’est de cette manière qu’on doit se comporter pour redorer l’image du Congo sur le plan international. Le déplacement des chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace francophone à Kinshasa fera entrer beaucoup de devises au pays. Cela, sans compter un certain nombre de marchés commerciaux que les pays francophones pourront signer avec les officiels congolais.

Ces avantages rejoignent l’une des recommandations du 13ème Sommet de Montreux (Suisse) de 2010, au cours duquel, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient souligné «la nécessité pour la Francophonie de s’impliquer résolument dans les questions ayant trait à la promotion de la croissance économique en contribuant fortement à l’effort international pour assurer la sécurité alimentaire, et en appuyant les dispositifs des Nations unies visant les réformes de la régulation financière du système monétaire international».

Le 14ème Sommet de la Francophonie est un pari à ne pas rater. Ce rendez-vous avec l’histoire doit nécessairement être respecté pour ne pas donner l’occasion aux ennemis du Congo de présenter une image négative de ce grand pays situé au centre de l’Afrique. Un pays qui, depuis quelque temps, est inventorié parmi les Etats africains qui doivent être morcelés.

Cette menace qui pèse sur le Congo peut être débattue lors des travaux du 14ème Sommet de la Francophonie afin de décourager leurs auteurs.

A noter que parmi les atouts qui peuvent aider la RDC à bien organiser ce forum international, figure l’amélioration de ses relations de coopération avec les autres pays francophones de la planète, en l’occurrence la France. A ce sujet, le ministre des Affaires étrangères est invité à baliser le chemin, en recourant à la diplomatie agissante.

[Le Potentiel]