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Interruption du signal de la RFI : Une mesure salutaire pour la RDC

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La RFI s’est transformée en porte voix de tous les négativistes sur le Congo. Une meilleure façon pour elle d’accomplir la mission pour laquelle elle est payée par la Cidc, à savoir : inculque le négativisme dans le mental collectif du peuple congolais, démobiliser l’élan nationaliste, inciter à la violence et à l’embrasement du pays de "Joseph Kabila". La France a souligné son attachement à la liberté de la presse et de l'information en République démocratique du Congo (RDC), où RFI n'est plus reçu.

Aucun congolais, du moins celui qui est doté d’un sens de nationalisme et de patriotisme élevé, ne se serait ainsi compromis. Même au prix des garanties énormes de survie et des milliards pour le financement de son organisation. N’en déplaise à ces ennemis de la République, membres ou employés de la Cidc, la Rfi devra subir une section plus dure que celle qui l'avait frappé de juillet 2009 à octobre 2010, lorsqu’elle avait osé se lancer dans une campagne de démoraliser de l'armée congolaise. Pour vu que la paix et la quiétude soient préservées en RDC.

La Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) s’est, depuis longtemps, investie dans la lutte contre la paix, la stabilité, la reconstruction et le développement socioéconomique de la République Démocratique du Congo. Elle a, pour ce faire, engagé et payé plusieurs acteurs du jeu international qui servent sa cause. Nations, personnalités, multinationales, sociétés secrètes, Organisations non gouvernementales et intergouvernementales ainsi que les médias se retrouvent dans les girons de cette nébuleuse. La Cidc dont la lutte consiste à imposer et contrôler le leadership politique en Afrique médiane (allant de l’océan Atlantique à l’Océan Indien) à travers celui du pays de Patrice Emery Lumumba, a aussi comme allié la Radio France internationale (Rfi).

Profitant de son audience et de sa soi-disant crédibilité internationale, cette chaine a voulu tourner en dérision la confiance lui accordée par les africains en général et les congolais en particulier. Depuis le lancement du processus électoral en Rdc, la Rfi ne cesse de rouler pour son mentor. Pour elle, tout ce qui se fait au Congo est mauvais si et seulement si l’intérêt du peuple en dépend. De la révision du fichier électorale à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle par la Cour suprême de justice, en passant par les opérations de vote et de compilation, la chaîne française n’y voyait que du noir.

Qui pire est, après le tenue des élections du 28 novembre 2011, la Rfi s’est transformée en porte voix de tous les négativistes sur le Congo. Une meilleure façon pour elle d’accomplir la mission pour laquelle elle est payée par la Cidc, à savoir : inculque le négativisme dans le mental collectif du peuple congolais, démobiliser l’élan nationaliste, inciter à la violence et à l’embrasement du pays de Joseph Kabila. Ce que d’aucun qualifie d’une volonté délibérée de créer une situation confuse qui peut entraîner dans des affrontements entre Congolais. Heureusement que le gouvernement de la République a bien compris le jeu.

Pour protester contre le traitement par Rfi de la situation postélectorale en Rdc, sur proposition du ministre de la Communication et des Médias Lambert Mende Omalanga, le gouvernement a pris une décision républicaine. Une mesure conservatoire qui consistait à interrompre le signal de la Rfi, en attendant de soumettre le dossier au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de communication (Csac). D’après le porte-parole du gouvernement congolais, « la chaîne publique française paie pour avoir traité un sujet juxtaposant les vœux de notre président avec les vœux de ce qu'elle (Rfi) appelle l'autre président ». Ce qu’il considère comme étant une violation flagrante des principes édictés dans le cahier des charges des médias audiovisuels en Rdc, et des dispositions pertinentes de la convention qui lie le gouvernement congolais à cette chaîne publique française. Après examen minutieux du rapport complet sur le cas Rfi, le conseil des ministres a approuvé ladite mesure conservatoire et instruit ce dernier à transmettre le dossier au Csac afin qu'il prenne une décision définitive.

Chose étonnante c’est que certaines personnalités et Ong congolaises s’engagent, sans froid aux yeux, à œuvrer pour les intérêts du même employeur que celui qui commandite la démarche de la Rfi. Tshivis Tshivuadi et Jean Claude Katende, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, trouvent normal que cette chaîne fasse passer un message selon lequel il y aurait 2 présidents en Rdc. Le secrétaire général de Journaliste en danger et le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme, deux Ong œuvrant au Congo, osent monter sur les strapontins pour condamner l’acte salutaire et républicain posé par le gouvernement congolais.

Et pourtant aucun congolais, du moins celui qui est doté d’un sens de nationalisme et de patriotisme élevé, ne se serait ainsi compromis. Même au prix des garanties énormes de survie et des milliards pour le financement de son organisation. N’en déplaise à ces ennemis de la République, membres ou employés de la Cidc, la Rfi devra subir une sanction plus dure que celle qui l'avait frappé de juillet 2009 à octobre 2010, lorsqu’elle avait osé se lancer dans une campagne de démoraliser de l'armée congolaise. Pour vu que la paix et la quiétude soient préservées en Rdc.

Mende accuse RFI d’incitation à la haine

«RFI laisse passer des messages d’incitation à la haine qui appellent les Congolais à s’opposer les uns aux autres par la violence.» C’est ce qu’a déclaré, jeudi 5 janvier, Lambert Mende, ministre de la Communication et des Médias, justifiant la coupure du signal de cette radio française depuis le 31 décembre.

Lambert Mende accuse notamment la RFI d’avoir donné des itinéraires à la population pour contourner les dispositifs de la police lorsque celle-ci interdisait une manifestation «pouvant porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public».

Contactés par Radio Okapi, les responsables de RFI ont préféré ne pas réagir pour le moment promettant de le faire au début de la semaine prochaine.

Par ailleurs, le signal de la Radio communautaire du Katanga (RCK) émettant à Lubumbashi a aussi été coupé ce jeudi pour quarante-cinq jours. La radio aurait diffusé des programmes de RFI.

Henri de Raincourt et Raymond Tshibanda, ont "évoqué la situation de RFI en RDC"

La France a souligné jeudi son attachement à la liberté de la presse et de l'information en République démocratique du Congo, où RFI n'est plus reçu, lors d'une rencontre à Paris entre les ministres français et congolais de la Coopération, selon le Quai d'Orsay.

Lors de leur entretien, Henri de Raincourt et Raymond Tshibanda, ont "évoqué la situation de RFI en RDC", a précisé dans une déclaration le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal. Le ministre français "a rappelé l'attachement de la France à la liberté de la presse et de l'information", a-t-il précisé.

Kinshasa a temporairement coupé le signal de Radio France Internationale pour protester contre son traitement de la situation post-électorale dans le pays, où Joseph Kabila a été proclamé élu en dépit d'importants dysfonctionnements et cas de fraudes dénoncés par des observateurs. Une réélection contestée par l'opposant Etienne Tshisekedi, qui s'est lui-même autoproclamé "président élu".

Cette coupure, qui devait durer au moins jusqu'à mardi, perdurait jeudi.

De juillet 2009 à octobre 2010, Kinshasa avait totalement coupé RFI, accusée de "démoraliser" l'armée.

Romain Nadal a aussi indiqué qu'à la suite de la récente agression à Paris du président du Sénat congolais, Léon Kengo Wa Dondo, Henri de Raincourt "avait exprimé (les) regrets" de la France et "confirmé au ministre congolais qu?une enquête était en cours et que tout était mis en oeuvre pour que les responsables de l?attaque soient identifiés et jugés".

La République Démocratique du Congo fait partie des 14 pays prioritaires de l?aide publique au développement de la France.

[avec Jean-Luc MUSHI-MPAKU, Radio Okapi et Afp]