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Expulsions : Kinshasa - Brazzaville coopération mise en déroute

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L’expulsion des congolais de la RDC du Congo Brazzaville est un échec de la coopération régionale. Alors qu’ailleurs on assiste à la construction des grands ensembles tels que l’Union Européenne en Europe, l’ALENA en  Amérique, l’Afrique elle reste encore enfermée dans des considérations rétrogrades avec des fermetures des  frontières entre les Etats et la non application de la  libre circulation des biens et des personnes tant vanté par des dirigeants africains. Et la coopération entre le Congo/Brazzaville et la République Démocratique du Congo (RDC) qui était prise comme un modèle de coopération réussie en Afrique est aujourd’hui mis en  déroute. C’est vraiment dommage.

L’expulsion des congolais de la République démocratique du Congo du Congo Brazzaville est un échec de la coopération régionale et de  l’intégration africaine, a déclaré mercredi 16 juillet à Kinshasa  le Secrétaire général de l’Institut  congolais d’Etudes Stratégiques Environnementales, M. Roger Seck Mbala au cours d’un débat radiophonique sur  l’expulsion des congolais de la RD Congo du Congo  Brazzaville organisé à Kinshasa par Radio France  Internationale. 

Selon le Secrétaire général de l’Institut Congolais  d’Etudes stratégiques en environnementales, l’expulsion des Congolais de Brazzaville, Pointe Noire et d’autres villes  de la République du Congo est un recul  dans la  coopération régionale et dans le processus de la libre circulation des biens et des personnes.

« Alors qu’ailleurs on assiste à la construction des grands ensembles tels que l’Union Européenne en Europe, l’ALENA en  Amérique, l’Afrique elle reste encore enfermée dans des considérations rétrogrades avec des fermetures des  frontières entre les Etats et la non application de la  libre circulation des biens et des personnes tant vanté par des dirigeants africains. Et la coopération entre le Congo/Brazzaville et la RD Congo qui était prise comme un modèle de coopération réussie en Afrique est aujourd’hui mis en  déroute. C’est vraiment dommage », a regretté  le Secrétaire général de l’Institut congolais d’Etudes Stratégiques et Environnementales.

Selon lui, les dirigeants du deux Congo doivent se  surpasser  et poursuivre des négociations pour  recréer le climat de  confiance et les deux peuples  qui ont des liens historiques et culturelles communes.

Selon M. Roger Seck Mbala, près de 17.000 congolais vivant  au Congo Brazzaville sont déjà rentrés en République  démocratique du Congo depuis le 3 avril  2014, date du début des opérations d’expulsions  qualifiée de « Mbata Mokolo » en lingala ça signifie « le gifle d’un adulte ».

 » Près de 10.000 congolais vivant dans la ville de Pointe  Noire, au bord de l’océan Atlantique sont déjà rentrés  en République démocratique du Congo. Beaucoup vivent dans  des conditions inhumaines dans le centre de Maluku, à  environ 80 kilomètres à l’Est de Kinshasa », a-t-il  expliqué. Au mois d’avril 2014, les autorités du Congo Brazaville  ont décidé d’expulser des ressortissants étrangers qui ne  disposaient pas de documents nécessaires les autorisant à  rester sur le territoire congolais; Parmi les victimes de  ces opérations d’expulsion figuraient plusieeurs milliers  de ressortissants de la RD Congo.

Les autorités de Kinshasa ont dénoncé des violences  perpétrées contre plusieurs ressortissants  de la République démocratique du Congo lors de ces expulsions. les émissaires des deux pays se sont rencontrés à Kinshasa au mois de mai pour tenter de désamorcer la crise  entre les deux Congo.

Au cours de cette rencontre, il a été décidé que la  traversée du fleuve entre Brazzaville et Kinshasa et entre Kinshasa et Brazzaville devait désormais se faire avec un  visa marqué sur le passeport et non plus avec un simple  laissez-passer cela a été avant la crise actuelle.

Luc-Roger Mbala Bemba