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Transition mal engagées en Côte d’Ivoire : Le FPI de GBAGBO suspend sa participation à toutes les activités de la CEI

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Le FPI « suspend sa participation à toutes les activités de la Commission électorale indépendante sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé Laurent Akoun, le secrétaire général du parti.

Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, a annoncé qu’il suspendait sa participation à la Commission électorale indépendante qui doit organiser des élections législatives mi-décembre. Le parti justifie son geste par le "mépris" du nouveau régime ivoirien et son "refus" d’un "dialogue républicain".

Moins de trois mois avant des élections législatives qui pourraient permettre d’achever la transition en Côte d’Ivoire, celles-ci paraissent bien mal engagées. Le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien président Laurent Gbagbo, principal parti d’opposition, a suspendu sa participation à l’organisme chargé d'organiser le scrutin, la Commission électorale indépendante (CEI).

Le FPI « suspend sa participation à toutes les activités de la Commission électorale indépendante sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé Laurent Akoun, le secrétaire général du parti, dans une lettre datée de mardi et adressée à Youssouf Bakoyoko, président de la CEI.

Menaces de boycott

Laurent Akoun justifie son geste par le « mépris » du régime du nouveau chef de l'État Alassane Ouattara et son « refus » d'un « dialogue républicain en vue d’examiner entre autres les questions concernant la sécurité, la recomposition de la CEI, le redécoupage des circonscriptions électorales ».

Selon le FPI, le récent remaniement de la commission « consacre un déséquilibre flagrant de l’institution en faveur » du camp du président Alassane Ouattara, « menaçant gravement la garantie de la transparence et l’équité des élections ».

Le FPI menace enfin de boycotter les prochaines élections législatives. Après la chute du camp Gbagbo, le président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly avait pris la tête du parti. Mais il avait démissionné au mois de juillet dénonçant « la haute direction du FPI [qui] refuse toujours un congrès-bilan et exclut tout changement ».

(Avec AFP)