Kigali, régime criminel

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image Paul KAGAME

Le rapporteur de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, M. Maina Kiai, estime que « le régime de Kigali ne tolère pas la contradiction et cela appelle à l’ouverture politique et aux libertés individuelles au Rwanda ». Après une mission de dix jours passée au Rwanda, le message qu’émet le gouvernement de Kigali est effrayant et inacceptable ; il équivaut à la criminalité. Il a constaté que le pays vit dans une dictature sans partage où tous les opposants sont emprisonnés et traqués.

Le cas de Madame Victoire Ingabire est illustratif, elle qui était candidate aux élections présidentielles croupit jusqu’ici en prison. Au fil du temps, beaucoup de ses fidèles changent de camp et s’exilent à l’étranger où les services de sécurité rwandais les pourchassent sans pitié au point de programmer leur mort. L’assassinat de Patrick Karegeya dans un hôtel huppé en Afrique du Sud le 31 décembre 2013 est un autre cas illustratif. Et les propos de Kagame autour de cette mort atroce sont tout simplement révélateurs voire scandaleux.

Nous n’avons jamais cessé de dire que le régime de Paul Kagame est foncièrement dictatorial. Mais curieusement, la communauté internationale ne s’acharnait que sur la République démocratique du Congo en donnant des injonctions à ses dirigeants de se mettre sur une même table que ses rebelles. C’est dans ce cadre qu’avaient eu lieu les pourparlers de Kampala entre le Gouvernement de la République et les rebelles du M 23. Pourparlers qui se sont terminés de la manière que l’on sait.

Et lorsque le président tanzanien Kikwete a déclaré un jour que pour qu’une paix durable dans la Région des Grands Lacs soit effective, il va falloir que les gouvernements du Rwanda et de l’Ouganda se mettent autour d’une même table avec leurs rebelles respectifs, le président Kagame est monté sur ses grands chevaux jusqu’au point de menacer physiquement son collègue de la Tanzanie, contrairement à Yoweri Museveni qui avait plutôt accueilli cette proposition avec philosophie. C’est dire que pour Kigali, aborder cette question n’est ni plus ni moins un péché de lèse-majesté.

« Kigali ne tolère pas la contradiction »

Aujourd’hui, le rapporteur de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, M. Maina Kiai a pratiquement emboité le pas à M. Kikwete, le président tanzanien.

En effet, le rapporteur en question estime que « le régime de Kigali ne tolère pas la contradiction et cela appelle à l’ouverture politique et aux libertés individuelles au Rwanda ». Après une mission de dix jours passée au Rwanda, le message qu’émet le gouvernement de Kigali est effrayant et inacceptable ; il équivaut à la criminalité.

Il a constaté que le pays vit dans une dictature sans partage où tous les opposants sont emprisonnés et traqués. Le cas de Madame Victoire Ingabire est illustratif, elle qui était candidate aux élections présidentielles croupit jusqu’ici en prison. Au fil du temps, beaucoup de ses fidèles changent de camp et s’exilent à l’étranger où les services de sécurité rwandais les pourchassent sans pitié au point de programmer leur mort.

L’assassinat de Patrick Karegeya dans un hôtel huppé en Afrique du Sud le 31 décembre 2013 est un autre cas illustratif. Et les propos de Kagame autour de cette mort atroce sont tout simplement révélateurs voire scandaleux.

Le ras-le-bol des Usa vis-à-vis du Rwanda

Le comportement arrogant de Kagame exaspère. Il énerve même ses protecteurs qui commencent à lui faire voir ses égarements. Parmi ceux-ci figurent en bonne place les Etats-Unis d’Amérique qui donnent des signaux clairs de son ras-le-bol vis-à-vis de son protégé. L’un de ces signaux est le fait que le Rwanda figure parmi les sept (7) pays africains non invités à la grande rencontre américano-africaine du mois d’août prochain aux USA.

La situation qui prévaut actuellement au Rwanda nécessite l’ouverture politique dans ce pays aux mille collines dont les citoyens ont besoin de vivre la démocratie.

Pour Kagame, s’obstiner à rester sur sa position unilatérale et tranchante équivaudrait à la signature de sa mort politique. Il a tout le temps de réfléchir, de méditer afin que sa conscience lui fasse revenir à la raison.

L’Avenir


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