Qualifié de «zone grise» : La RDC à l'image de l'Afghanistan ou de Haïti

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image Robert ZOELLICK

La Banque mondiale sanctionne Kinshasa. Le président de la Banque mondiale s'est montré très sceptique sur les «contrôles démocratiques», ainsi que sur le manque de «contre-pouvoirs» en République démocratique du Congo (RDC). Il a donc décidé de stopper la contribution de la Banque mondiale au budget général du Congo, tout en précisant que les programmes sur la nutrition, l'éducation, le Sida ou le paludisme continueraient à être soutenus. Robert Zoellick a qualifié la RDC de «zone grise», à l'image de l'Afghanistan ou de Haïti. La Banque mondiale est le premier organisme international a infliger ainsi une sanction financière à la RDC.

Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a affirmé jeudi qu'il s'opposait à l'idée de contribuer au budget général de la République démocratique du Congo (RDC), qu'il a citée comme un exemple de pays où les contrôles démocratiques lui semblent insuffisants.

"Parfois nous travaillons dans des situations où le contexte politique global est frustrant, mais où nous devons décider si nous conduisons des projets qui peuvent s'occuper de nutrition élémentaire, ou des besoins humains de base, ou du HIV et du sida, ou de la malaria", a expliqué M. Zoellick lors d'une conférence à Pittsburgh (Etats-Unis) retransmise sur internet.

"Faut-il que nous le fassions ou pas? C'est le genre de questions qu'on doit essayer de trancher avec les partenaires internationaux", a-t-il poursuivi.

"La RDC est un bon exemple. Donc il y a des choses comme par exemple le fait que nous ne fournirons pas de soutien simple au budget sans contre-pouvoirs, mais nous conduisons divers types de projets d'investissement dans l'éducation ou [...] le paludisme", a rappelé le président de la Banque mondiale.

"Ce sont les zones grises du développement", a-t-il considéré, citant également des pays "post-conflit" comme l'Afghanistan, Haïti et le Liberia.

"Il s'agit de comprendre l'économie politique et les institutions dans tous les pays avec lesquels on travaille, et il faut être pragmatique quant à ce qui fonctionne. Et honnêtement je n'ai pas de réticences pour dire que si l'argent a des chances de se faire voler, ou si c'est un contexte où des gens ont des chances de se faire blesser dans le processus, alors nous ne le ferons pas", a-t-il indiqué.

D'après son site internet, la Banque mondiale a une trentaine de projets actifs en RDC, dont sept approuvés en 2011. L'un de ceux-ci cherche à améliorer l'organisation de l'Etat et de l'administration, entre autres en modernisant la gestion de la fonction publique.

[Avec Afp]


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Jacques Mugaruka on 11/02/2012 04:19:32
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Seuls les enivrés d'un pouvoir morribond, qui ramené la RDC à la dernière place dans tous les domaines, ne s'en rendent pas compte. Pendant que les murs de l'imposture ont les coups de l'effondrement, les fraudeurs et les complices natonaux et des pays voisins tentent vainement de s'accrocher. Kin Kiey Mulumba n sait quelque chose: " Le président (Mobutu) se porte comme un charme. Il est allé se reposer au Nord du pays", disait-il, dans un mensonge qui le convainquit personne.
Le vrai probl'eme est que les Blancs qui ont imposé un véritable inculte et illettré à la tête de notre pays ont compris que leur aventure ne sura plus jamais durer, maintenant que le peuple Congolais présent et nombreux dans leurs pays respectifs les a démasqués et les met en garde. Ils ne pourront plus jamais continuer cette mésaventure sans faire des dégâts, non pas seulement en Afrique, mais sur leurs propres territoires. Entre-temps, ils craignent que leurs investissements en termes des milliards ne soient la cible de la population congolaise dont la colère et la détermination sont irréversibles. On les verra bientôt, les minables Minaku, les Mutinga, les Masangu, les Katumbi raser les ruelles pour solliciter l'assistance. Leur argent sera saisi où qu'ils l'aient caché. C'est cela le sort qu'ont connu les Abacha, les Mobutu, les Reza Palavi et comme récemment les Kadhafi et les Ben Ali.
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