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Prostitution à Kinshasa : La RDC en passe de devenir Sodome et Gomorrhe

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Le niveau de prostitution qu’a atteint la capitale de la RDC va s’étendre sur tout le pays. Comme un cancer, elle va  gangréner la société et même nos villages  au point où le métier va être officiellement reconnu. Dans les années passées, c’est la commune huppée de la Gombe qui était leur secteur de prédilection. Mais aujourd’hui aucune commune de Kinshasa n’est épargnée par cette  » calamité ». De Kingasani à Mont Ngafula, en passant par Matonge, Bandal, Ma campagne,…dès la tombée de la nuit, ces professionnelles du sexe (toutes nationalités confondues) prennent d’assaut les avenues à la recherche de leurs  » proies «. Selon des indiscrétions, les tarifs sont fixés selon que le ou la partenaire circonstanciel(le) accepte ou rejette l’usage du préservatif. Ce phénomène de société qui déshumanise la femme congolaise ne préoccupe apparemment personne.

Confrontées à la précarité des conditions de vie qu’impose à la société congolaise la crise multiforme, les jeunes filles se sont lancées à visage découvert dans le plus vieux métier du monde. Malgré les ravages provoqués par le VIH/Sida, celles que les Kinois ont surnommées  » Londoniennes  » continuent à se comporter comme si de rien n’était.

Dans les années passées, c’est la commune huppée de la Gombe qui était leur secteur de prédilection. Mais aujourd’hui aucune commune de la capitale n’est épargnée par cette  » calamité ». De Kingasani à Mont Ngafula, en passant par Matonge, Bandal, Ma campagne,…dès la tombée de la nuit, ces professionnelles du sexe (toutes nationalités confondues) prennent d’assaut les avenues à la recherche de leurs  » proies « .

Des indiscrétions qui sortent de ce monde de Sodome et Gomorrhe, il semble que les tarifs sont fixés selon que le ou la partenaire circonstanciel(le) accepte ou rejette l’usage du préservatif. Comment s’étonner que le taux des séropositifs demeure élevé tant qu’il y a encore des téméraires qui continuent à mener ce genre de vie.

Outre cette prostitution connue de longue date, une nouvelle forme de délinquance sexuelle vient de voir le jour surtout dans la commune de Gombe et le quartier huppé de Ma campagne dans la commune de Ngaliema. Il s’agit de ces femmes vendeuses de fruits, pains et autres petits objets qui sillonnent ces milieux. Le soir, au lieu de regagner leurs domiciles, elles s’attachent aux veilleurs de nuit avec qui elles s’amourachent jusqu’aux petites heures de la matinée avant d’aller s’approvisionner dans les dépôts de pain ou les marchés dits  » Wenze ya manœuvre  » dans le jargon kinois. Et ainsi va la vie.

Ce phénomène de société qui déshumanise la femme congolaise ne préoccupe apparemment personne. Le ministère de l’Enfant, Genre et Famille qui aurait du mener une campagne auprès de la gent féminine pour que cessent de telles pratiques honteuses s’est accommodée à la situation. Pour les autorités dudit ministère et des organisations féminines, le combat de la femme se limite à la parité homme-femme dans les institutions publiques. Pour elles, le gender ne concerne que les postes ministériels et autres.

Pourtant, le combat pour la restauration de la dignité de la femme doit revêtir plusieurs aspects. Lorsqu’on voit comment les musiciens utilisent les jeunes filles comme danseuses dans leurs orchestres, il y a de quoi révolter les consciences des personnes conscientes surtout des femmes  » dignes « . Mais le silence de la société congolaise face à la déshumanisation du genre féminin est tout simplement incompréhensible.

Du coté des églises, c’est la même apathie surtout chez celles dites églises de réveil. Ici, les prédications ne tournent surtout qu’autour de la prospérité matérielle et des promesses de mariage qu’offrent leurs gourous. On insiste très peu sur la morale et l’éthique.

La délinquance de la société congolaise doit interpeller tous ceux qui aiment encore ce pays. Il faut un débat national sur la question en vue d’en déterminer les causes profondes avant de déterminer les causes profondes avant de déterminer les voies de sortie. Car une nation ne doit pas se développer lorsque les antivaleurs minent l’esprit de ses enfants.

Le niveau de prostitution qu’a atteint la capitale de la RDC va s’étendre sur tout le pays. Comme un cancer, elle va  gangréner la société et même nos villages  au point où le  » métier  » va être officiellement reconnu parce que selon un adage,  » qui ne dit mot consent « . Ainsi la RDC est déjà en passe de devenir  Sodome et Gomorrhe.

[Rot]

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