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RDC : 240 femmes violées à Kolwezi

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image Monusco - Des soldats de la Monuc le 25 février 2005 à Kafe.

Dans l'Est de la RDC, les violences sexuelles faites à la femme sont devenues une arme de guerre à tel enseigne qu'elles se multiplient avec une ampleur inquiétante. Dans la province du Katanga précisément dans la ville de Kolwezi, on dénombre 240 cas des viols au cours de l'année 2013.

 A en croire la radio okapi, qui a relayé cette information, c'est au cours d'une conférence de presse tenu le mardi 4 mars par le chef de service urbain de genre, famille et enfant, Christine Kamana, organisée en marge du début du mois de la femme que ce chiffre à été révélé. Les victimes sont dans la majorité des cas des mineures affirme Christine Kamana.

En République démocratique du Congo (RDC), on viole des femmes, des petites filles et depuis peu des bébés. On viole collectivement, en public, pour démolir et pour terroriser. Pendant des jours, parfois pendant des mois, avant de tirer une balle dans les vagins ou de les lacérer à coups de lames de rasoir, de les remplir de sel, de caoutchouc brûlé ou de soude caustique, d'y déverser du fuel et d'y mettre le feu. Celles qui ont de la chance s'en sorte après une intervention chirurgicale, d'autres par contre y trouvent la mort.

La plupart de ces violences sont commises dans la partie Est de la RDC, une zone en proie à des conflits armés.  Les auteurs de ces actes sont pour la plupart des groupes armés, des milices et des civils. Dans  59 % de cas, ces auteurs restent inconnus et la majorité des victimes ont moins de 18 ans. L'accroissement des cas de viol est lié à la situation de conflit dans laquelle se trouve cette province.

Elle est suivie par le Sud-Kivu et la Province Orientale, deux régions où sévissent de multiples groupes armés accusés de plusieurs crimes, dont des violences sexuelles.

Pour lutter contre la violence faite aux femmes, jeunes filles et enfants, il faut sensibiliser la jeune fille à dénoncer les auteurs de ces actes. Pour  Christine Kamana chef de service urbain de genre, famille et enfant de la ville de Kolwezi, les victimes doivent dénoncer le plus tôt pour lui permettre de saisir les instances judiciaires, au lieu d'accepter les arrangements à l'amiable.

Selon le ministre du genre, famille et de l'enfant Geneviève Inagosi, une bonne sensibilisation à travers les médias peut  aussi aider à prévenir ces violences sexuelles. 

En marge du mois de la femme, la lutte contre les violences sexuelles doit être une priorité.  Le gouvernement central doit ménager des efforts pour améliorer la situation sécuritaire dans le pays surtout à l'Est où les cas de violences sont souvent déplorés. Il doit également lutter contre l'impunité car elle est indispensable dans la lutte contre la violence. 

[Princesse Iso Bomba]


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