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RDC : Viols des femmes, indignation à l’UPF

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image Solange Lusiku Nsimire

Indignée par les atrocités qu’endurent les femmes dans l’Est de la RDC, l’éditrice d'un journal a fustigé, à l’issue des 44èmes assises de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), les viols dont elles sont victimes. Dans son témoignage, elle a décrit le calvaire des femmes et jeunes filles, victimes de viols et autre traitement dégradant de la part des hommes armés. Emue par ces actes inhumains à l’égard des femmes et des jeunes filles, Mme Solange Lusiku a présenté les difficultés qu’elle rencontre pour accéder aux sources d’information. Déterminée à plaider la cause des victimes de viols dans son pays, cette femme battante ne baisse pas les bras. Elle est plutôt déterminée à faire entendre la voix de la femme congolaise blessée dans son amour propre. Sa bravoure prouve à suffisance qu’elle a un idéal, celui d’interpeller tous les décideurs afin que la femme retrouve sa place de choix dans la société.

Indignée par les atrocités qu’endurent les femmes dans l’Est de la République du Congo (RDC), l’éditrice du journal «Le Souverain» a fustigé, à l’issue des 44èmes assises de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) clôturées le samedi 28 novembre 2015 à Lomé (Togo), les viols dont elles sont victimes.

Lors des exposés d’éclairage, Mme Solange Lusiku Nsimire, a pris la parole à l’atelier 2 axé sur «Femmes journalistes dans les zones de crise», l’éditrice du journal le «Souverain» paraissant à Bukavu au Sud-Kivu (Est de RD Congo) a présenté un tableau sombre des cas de viols enregistrés dans la partie orientale de la RDC.

Dans son témoignage, Mme Solange a décrit le calvaire des femmes et jeunes filles, victimes de viols et autre traitement dégradant de la part des hommes armés. Emue par ces actes inhumains à l’égard des femmes et des jeunes filles, Mme Solange Lusiku a présenté les difficultés qu’elle rencontre pour accéder aux sources d’information.

Déterminée à plaider la cause des victimes de viols dans son pays, cette femme battante ne baisse pas les bras. Elle est plutôt déterminée à faire entendre la voix de la femme congolaise blessée dans son amour propre. Sa bravoure prouve à suffisance qu’elle a un idéal, celui d’interpeller tous les décideurs afin que la femme retrouve sa place de choix dans la société.

INTERPELLATION

«Sœur puinée de Dieu», la femme congolaise a droit à la considération et non à l’humiliation. Raison pour laquelle, l’éditrice du journal «Le Souverain» est de ceux qui s’insurgent contre la dénomination «RDC, capitale du viol».

Citant les dernières statistiques signalant que « plus de 44 000 femmes ont été violées dans la partie orientale de la RDC », elle a fait remarquer que « les médias occidentaux dramatisent les choses en gonflant les chiffres qui n’ont rien à voir avec la réalité sur le terrain, ils veulent tout simplement ternir l’image de la RDC ».

Ils oublient, a-t-elle souligné, que cette situation est consécutive aux foyers de tensions entretenus par les multinationales qui attisent le feu, dans le seul but d’exploiter illicitement les ressources naturelles du Congo-Kinshasa. Une telle situation devrait interpeller la communauté internationale, appelée à défendre la RDC contre ses ennemis qui cherchent à tout prix sa balkanisation. 

Mme Solange Lusiku Nsimire est bénéficiaire du prix «Femme de courage 2013» décerné par l’ambassade des Etats-Unis en RDC. Son combat pour la liberté d’expression et la justice est encore perceptible dans son rôle d’éditrice du journal « Le Souverain ».  Depuis 2007, elle assume ainsi cette tâche avec talent, modestie et persévérance. Ce, en dépit des difficultés logistiques et des menaces à sa personne.

De son côté, Mme Christiane Munoki Ekambo, éditrice du journal des Nations paraissant à Kinshasa, a focalisé son exposé sur l’image des femmes dans les médias. Elle a démontré que les instituts de formation en journalisme lancent beaucoup de femmes sur le marché, mais très peu embrassent la profession. « Ce qui constitue un paradoxe. La pauvreté qui caractérise la profession est l’une des causes », a-t-elle souligné.

DEBATS DE HAUTE FACTURE

Pour le président international de l’UPF,  Madiambal Diagne, les assises de Lomé ont la particularité d’avoir réuni des journalistes venus de 39 pays de l’espace francophone.

Après avoir pris l’engagement de mettre en application, les recommandations formulées à l’issue des 44èmes de l’UPF, il a loué la qualité des débats.

Pour ce qui est du thème choisi, Madiambal Diagne a indiqué que «son choix a été motivé par le fait que nous sommes conscients de la sous représentation des femmes dans les médias francophones».

La délégation de la République démocratique du Congo (RDC) aux assises de Lomé a été conduite par le président de l’UPF, section RDC, Freddy Mulumba Kabuayi. Selon les prévisions de l’UPF, les 45èmes assises de la presse francophone se tiendront  en novembre 2016 à Tananarive (Madagascar).

RECOMMANDATIONS

Les travaux se sont clôturés sur une note satisfaisante. Le thème choisi pour ces assises est «La place des femmes dans les médias francophones». Des professionnels des médias venus de 39 pays ayant le français en partage ont pris part à ces assises.

C’est le directeur de cabinet du ministre togolais de la Communication et de la Culture qui a présidé la cérémonie de clôture à l’hôtel Sarakawa de Lomé. Il a déclaré que les 44èmes assises de l’UPF entrent dans l’histoire du Togo. 

«Troisième du genre, ces assises ont permis à la presse togolaise de partager son expérience avec celle des professionnels des médias de l’espace francophone», s’est-il réjoui.

Durant cinq jours, les participants ont saisi cette opportunité pour essayer de répondre à un certain nombre de questions, notamment « Quel pouvoir médiatique au féminin ? Quelle influence éditoriale des femmes ? Qui fait les médias et pour qui ? Quelle est l’image de la femme véhiculée par les médias? ».

A l’issue des travaux, des recommandations ont été formulées entre autres :  accroître le rôle des médias francophones ; inciter les femmes journalistes à se spécialiser dans les différents domaines de la vie ; doter les journalistes qui travaillent dans les zones de conflits d’un kit de sécurité ; mettre sur pied des lois sur l’égalité des chances, l’harcèlement ; créer des observatoires de la parité. A l’UPF, il lui est recommandé de relayer les informations provenant des zones de conflits.


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