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Le calvaire des femmes congolaises

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image A woman and her child burned in DRC

Pendant que nous écrivons ces quelques lignes, des milliers de Congolais, dont spécialement des femmes et des enfants, vivent dans une terreur sans précédent. Certains d’entre eux sont en train de mourir à l’instant dans le silence total pour diverses causes, notamment les viols, les assassinats, les maladies mal soignées ou non soignée du tout, la faim, les soucis dus à l’expropriation de leurs terres natales et aux conditions de vie précaire et médiocre…etc. Toutes ces causes morbides et mortifères, comme on le sait, sont directement liées aux conditions inhumaines imposées aux Congolais par le régime mafieux et terroriste rwando-ougando-burundais d’occupation, au service des multinationales occidentales.

Il n’est un secret pour personne que les conséquences de l’occupation ont contribué directement à la dégradation de la situation économique, sociale et environnementale des Congolais dont les stigmates sont particulièrement perceptibles chez les femmes congolaises qui ont payé un très lourd tribut. Elles ont subi et continuent de subir les affres de l’occupation qui sont, sans être exhaustive, le viol individuel ou de masse comme arme fatale de destruction humaine utilisée par les agresseurs de la RDC, les mutilations sexuelles et autres humiliations qui marquent physiquement et psychologiquement, de manière indélébile, des femmes qui en sont victimes. La vidéo ci-dessous illustre clairement ces horribles réalités.

Les femmes congolaises vivant dans les milieux ruraux n’osent plus aller au champ pour nourrir leur famille par peur de subir quotidiennement des viols et autres sévices humiliants de la part de leurs tortionnaires qui continuent de vivre parmi elles grâce aux diverses lois d’amnistie leur accordées par le régime complice d’occupation. Celles des milieux urbains dont le pouvoir économique est réduit à néant par le chômage endémique de leurs maris, se trouvent aussi en grande difficulté pour élever correctement leurs enfants.

D’une part, les parents, surtout les femmes congolaises qui essayent de se débrouiller par-ci et par-là en vendant n’importe quoi pour faire vivre la famille, sont le plus souvent victimes d’extorsion lorsqu’elles ne sont pas tout simplement chassées des endroits où elles exercent leur petit commerce par la police ou les autres hommes en uniforme. Ceci est remarquable tant dans les cités urbaines que dans les milieux ruraux. D’autre part, ces vaillantes compatriotes sont confrontées à un autre problème tout aussi préoccupant. Avec la complicité du régime d’occupation, les expatriés sont en train d’envahir de plus en plus le secteur du petit commerce de proximité qui, comme dans la plus part des pays, est réservé exclusivement aux nationaux. Ces commerçants expatriés étouffent ces femmes qui se débrouillent avec de maigres fonds de commerce en les éliminant, les unes après les autres, de la concurrence et du marché, privant ainsi des nombreuses familles congolaises des derniers maigres revenus destinés à compenser le chômage ou les modiques salaires impayés des pères de famille.

Par ailleurs, les Congolais en général et spécialement les femmes qui exercent le petit commerce sont parfois sommés de payer des taxes exorbitantes qui ne servent qu’à renflouer, comme dans le cas des taxes perçues à l’aéroport de Ndjili, les poches des occupants et des collabos à leur service.

Plusieurs jeunes filles quant à elles, sont contraintes de se livrer publiquement à la prostitution pour essayer de contribuer, tant soit peu, aux moyens de subsistance de toute la famille. Les parents sans revenu n’osent rien dire, ni interférer sur le comportement de leurs filles. La perte de l’autorité parentale devient une évidence pour ceux des parents qui n’ont plus de ressources pour satisfaire aux besoins vitaux et essentiels de leurs familles. La RDC, notre cher et unique pays, se trouve maintenant à la croisée des chemins et son devenir, en tant qu’État, est sérieusement menacé par la stratégie diabolique des occupants rwandais visant à détruire la cellule même de la société que constitue la famille, à travers celle qui donne la vie : la femme.

Devant cette situation, nous appelons tous les Congolais, et plus spécialement les femmes, à se lever et à exprimer clairement leur opposition non seulement au « dialogue » initié par le pouvoir d’occupation avec le soutien des collabos congolais, mais aussi aux mascarades électorales prévues en 2016. Nous ne devons pas nous laisser séduire par les discours lénifiants et trompeurs de tous ces politiciens véreux qui ne voient que leurs intérêts personnels et égoïstes. Ces politiciens collabos usent de tous les subterfuges pour pérenniser ce pouvoir d’occupation rwandaise qui leur garantit au retour de l’argent facile, l’impunité de leurs crimes et autres avantages liés au rôle d’idiots utiles qui leur est assigné, quitte à sacrifier la vie de leurs compatriotes et l’avenir de leur pays.

Le gouvernement d’occupation installé à Kinshasa a délibérément négligé cet important domaine de formation des futures élites du pays, en faisant porter aux familles démunis et expressément appauvris non seulement tout le poids du système éducatif, mais aussi celui de la santé.

Dans son édition en ligne du 05 septembre 2015, le journal Le Potentiel faisait remarquer que la rentrée scolaire constituait un chemin de croix pour les parents d’élèves qui n’ont pas ou peu de moyens financiers. En dépit de la précarité de leur ressource financière, ils devaient ensuite payer plus cher les frais scolaire de leurs progénitures. Bien plus, ils devaient assurer le un salaire d’appoint aux enseignants qui connaissent de manière récurrente de longues périodes de non-paiement de leur salaire.

Face à cette situation, les Congolais de la diaspora ont pris, à leur corps défendant et tant bien que mal, le relais pour aider leurs familles en envoyant de l’argent, non seulement pour la rentrée scolaire des enfants et pour d’autres frais y afférents, mais aussi pour les soins médicaux, pour les layettes lors de naissance ou pour les frais funéraires et de deuils lors de décès.

Peuple congolais, femmes congolaises, des faits avérés tels qu’exposés ci-haut et les autres difficultés quotidiennes de la vie : les assassinats crapuleux de nos compatriotes, les découvertes un peu partout des charniers où sont jetés les corps de congolais tels de vulgaires cadavres des chiens, ces horribles faits  ne sont-ils pas encore suffisants à vos yeux pour provoquer en vous une sainte colère pour vous amener à vous soulever? Vous faut-il encore plus de crimes, plus d’humiliation et plus de fléaux que ce que nous avons déjà connu et enduré jusqu’ici?

Sachez que nous sommes en droit de défendre notre pays, et protéger notre jeunesse du génocide intellectuel perpétré par le pouvoir d’occupation. Ce gouvernement a vite compris qu’un Congolais de plus qui est éduqué, constitue une menace contre leur plan machiavélique d’occuper et de balkaniser notre pays. Leur souhait est de confiner nos enfants dans l’obscurantisme à défaut de les maintenir dans l’illettrisme et l’analphabétisme. Comme notre malheur fait leur bonheur, leurs enfants sont envoyés partout à l’étranger, munis des passeports congolais, avec de faux patronymes d'origine congolaise pour faire des études en lieu et place des enfants congolais authentiques.

Réveillons-nous car, si aujourd’hui la génération de nos enfants et petits-enfants n’a pas accès aux études, ce serait une génération sacrifiée et perdue pour notre pays, dans la compétition dont se livre aujourd’hui les différents pays dans ce monde globalisé, et ce dans tous les domaines.

Vu tout ce qui précède, la seule chose qui vaille au-dessus de tout et qui préoccupe pour l’instant tous les patriotes congolais, c’est de chercher les voies et moyens de bouter les ennemis de notre peuple hors de notre pays. Pour y arriver, nous vous exhortons ardemment à rejoindre le combat patriotique de la résistance que mène courageusement l’APARECO.

Il n’est pas encore trop tard pour prendre conscience. Que la souffrance qu’on vous impose ne devienne pas un mode de vie. Tous les ingrédients sont réunis pour faire notre sauce de colère : le soulèvement pour assurer l’avenir de notre progéniture. Les mamans congolaises, réagissez car c’est à vous qu’incombe la charge d’éduquer et de garantir l’avenir de nos enfants et nos petits-enfants.

Faisons tout ce qui est à notre pouvoir pour chasser les occupants de notre pays. C’est seulement après avoir bouter tout ce monde dehors que nous pourrions apporter un réel changement dans notre pays.

Le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui dans notre pays s’appelle l’occupation rwandaise et non l’absence de la démocratie. Rejoignez donc la résistance congolaise et dites NON aux élections et à ce fameux dialogue qui en fait, est un stratagème pour faire accepter le glissement de l’imposteur Hippolyte Kanambe alias « Joseph Kabila» vers une présidence à vie à la tête de nos institutions.

Fait à Québec, le 12 novembre 2015

Mathilde Nsunda Balu

Secrétaire Nationale Exécutive en charge des Affaires sociales,

Familles & Condition féminine


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