KongoTimes! - La Force d'Informer: Pour contrer l'union Tshisekedi-Kengo-Kamerhe... : «Kabila» récupére Gizenga Pour contrer l'union Tshisekedi-Kengo-Kamerhe... : «Kabila» récupére Gizenga ================================================================================ KongoTimes! on 04/10/2011 10:39:00 Joseph Kabila, candidat de la Majorité présidentielle devra donc peser de tout son poids pour permettre un modus vivendi entre le Palu et la MP. Une entreprise régulièrement sabotée par certaines franges de la coalition pour des raisons égoïstes. Le Parti lumumbiste unifié (PALU) ne se présentera pas à la présidentielle du 28 novembre prochain. En l’absence d’un fils Palu, le parti d’Antoine Gizenga soutiendra le candidat du bloc nationaliste. Les échéances électorales en RD Congo avancent à grand pas. Le compte à rebours a déjà commencé. Surtout pour la présidentielle et les législatives nationales prévues le 28 novembre prochain. Au sein de grandes formations politiques du pays, l’heure est aux stratégies. Chaque parti cherche à aligner un plus grand nombre de députés nationaux lors de la future législature. En rapport avec cet enjeu, du reste le plus important, l’œil d’un bon nombre d’observateurs est rivé du côté du parti cher à Antoine Gizenga. Si pour des raisons évidentes, le Patriarche du Palu a pris du recul par rapport à la « bataille » actuelle, la direction politique du Palu endosse, cependant, une lourde responsabilité : conduire le parti aux élections. Le défi pour le Palu sera de peser lourd, de manière à pousser la base du parti à lui donner un nombre considérable de députés nationaux. Il ne serait pas exagéré d’affirmer que le Palu compte parmi les grands partis politiques de la RD Congo. Le Palu justifie d’une base sociologique indéniable. Partant, il ne fait pas de doute que cette base, en ce qui concerne le Palu précisément, puisse contribuer de manière significative à l’élection du candidat du bloc nationaliste. Un tel défi requiert d’une part, que le parti se mette véritablement en ordre de bataille et que, d’autre part, au sein de la Majorité présidentielle (MP), une place de choix soit réservée au parti d’Antoine Gizenga à cause de son poids politique. Cependant, dans le contexte actuel, il se dégage l’impression qu’au sein de la « Kabilie », certaines pesanteurs ne facilitent pas encore l’activation de la grande machine Palu. Certains membres de la famille politique du président Joseph Kabila, candidat à sa propre succession, se mordent le doigt et n’entendent plus voir le Palu se faire rétribuer au prorata de son poids politique, comme cela a été le cas lors du quinquennat finissant. Il semble que c’est là la pierre d’achoppement. Si tel est le cas, Joseph Kabila devra opérer un choix. Une option murie et réfléchie, non seulement au regard des enjeux politiques actuels, mais aussi et surtout, un choix motivé par l’expérience de ce qu’a été la gestion pendant les cinq ans du pouvoir de Joseph Kabila. Quel que soit le côté où l’on se trouve, il a été prouvé que tout au long de cette première législature de la 3ème République, Joseph Kabila et Antoine Gizenga ont montré tout le prix qu’ils accordent à cet axe des nationalistes. UNE CAUTION POUR LA MAITRISE DE LA PARTIE OUEST Le contexte politique de 2006 parait assez révélateur. Il renseigne que le pays a été divisé en deux blocs : le fameux clivage Est-Ouest. Le premier englobant toutes les provinces de l’Est et du Nord-est du pays, (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, province orientale et Katanga) paraissait acquis à la cause du candidat Joseph Kabila. Alors que le bloc Ouest, comprenant les entités du centre (Bandundu, Bas-Congo, Kasaï-Occidental, Kasaï-oriental, Equateur et la ville-province de Kinshasa), fut considéré comme le bastion du candidat de l’opposition, Jean-Pierre Bemba. Face à cette division, il avait fallu que joseph Kabila trouve la formule « magique » pour séduire les coins du pays qui lui étaient encore hostiles. C’est donc là l’enjeu de l’accord du 30 septembre 2006 entre le Palu et Joseph Kabila, signé quelque trois semaines avant le second tour de la présidentielle d’octobre 2006. Fortement implanté dans l’ex-province de Léopold Ville, le parti d’Antoine Gizenga a été d’un apport précieux ; mieux décisif dans la maîtrise par les Pouvoirs publics, de la partie ouest du pays. Autrement, la fronde des « Bembistes », ajoutée à celle des « Gizengistes » feraient que Kinshasa et toute la partie orientale du pays soient ingouvernables. Voilà qui fait dire à certains analystes avertis que le partenariat Joseph Kabila-Palu a été une sorte de caution républicaine pour la maîtrise de la partie ouest du pays. QUAND L’OPPOSITION TEND A FAIRE BLOC L’opposition politique parviendra-t-elle à aplanir ses divergences autour de l’épineuse question de la candidature commune ? Certains pessimistes y répondent avec empressement par la négative. Par contre, certains observateurs partant du fait que la politique est par essence dynamique, n’excluent pas d’emblée la possibilité, pour l’opposition, de présenter un candidat unique à la prochaine présidentielle. Avec le recul du temps, le jeu semble s’éclaircir. Il ne serait pas surprenant que dans les jours qui viennent, ce rapprochement de l’opposition débouche finalement sur un candidat commun à la future présidentielle. Par conséquent, il est plus que temps de régler le cas Palu. Joseph Kabila, candidat de la Majorité présidentielle devra donc peser de tout son poids pour permettre un modus vivendi entre le Palu et la MP. Une entreprise régulièrement sabotée par certaines franges de la coalition pour des raisons égoïstes. Ces pourfendeurs de l’axe idéologique Kabila-Gizenga se recrutent généralement dans les partis directoires dont les fondateurs utilisent leur présence au sein des institutions comme une situation de rente. Marcellin MANDUAKILA