La pauvreté en RDC pousse les jeunes à adhérer aux groupes armés

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image Enfants soldats

La République démocratique du Congo est complètement dominée par la croissance démographique, les catastrophes écologiques, les conflits armés et les crises économiques, voilà pourquoi une question reste à savoir si quel est le sort réservé à la jeunesse ? Selon le sondage, la majorité de la jeunesse congolaise à l’Est du pays adhère aux groupes armés suite à la pauvreté et au chômage.

Cette jeunesse qui est de plus en plus nombreuse et qui constitue la relève de demain, est de nos jours confrontée à de sérieux problèmes, suscitant de grandes réflexions. C’est pour faire face à ces enjeux que le président de la jeunesse de Buzi-Minova, Joseph Shombano a fait appel à la Monusco pour les accompagner dans la création d’emplois pour les jeunes. Il a fait cet appel  au cours d’une séance d’échange.

Selon Alain Likota, chargé de la sensibilisation communautaire au sein de la mission onusienne au Sud Kivu, cet échange a tourné autour de la résolution 2211 qui a donné un nouveau mandat à la Monusco.

A la même occasion, la Monusco s’est engagé à appuyer le gouvernement congolais dans la protection des civils, conformément à l’Accord-cadre signé en février 2013 à Addis-Abeba en Ethiopie, à neutraliser les groupes armés avec la Brigade d’intervention qui peut agir avec ou sans les FARDC. « Nous luttons aussi contre les violations des droits de l’homme, nous appuyons la réforme de sécurité, un élément essentiel pour le retour de la paix qui est un grand moment. C’est ce qui explique que nous sommes passés de mission de maintien de la paix à celle de la stabilisation », a indiqué Alain Likota, chargé de la sensibilisation communautaire au sein de la mission onusienne au Sud Kivu

A l’issue de cet échange, ce fonctionnaire onusien a apprécié l’ouverture intellectuelle des habitants de Minova et les a encouragés à poursuivre sur cette voie.

Aujourd’hui en RD Congo, il est très difficile de savoir la place qu’occupe la jeunesse dans le développement du pays, tant cette jeunesse est confrontée au manque d’emploi, d’éducation, aux méfaits de la prostitution, de l’alcool et de la drogue.

La jeunesse appelée à bâtir le pays

L’Histoire contemporaine africaine est inséparable de celle d’un monde en plein bouleversement, riche en évènements politiques, sociaux, culturels, démocratiques, dont les enseignements peuvent être précieux. On se doit d’être témoin et acteur de l’Histoire. La jeunesse joue un très grand rôle dans la société de nos jours, elle est indispensable pour le développement d’un pays.

La jeunesse actuelle, bien que quelque peu inconsciente, regorge de pas mal de talents, et de possibilités de réaliser, avec l’évolution de la technologie et de la science, beaucoup de choses pour le bien-être de l’humanité. Elle est le socle de l’avenir du monde, les jeunes participent à l’avancement du monde.

Par exemple dans la construction, où une grande partie du monde se trouvent encore en chantier, ce sont les jeunes ingénieurs qui construisent et réhabilitent les routes de part et d’autres et prennent la relève des anciens. Dans la technologie, ce sont des jeunes pleins d’expertise qui, à leur tour, développent une science technologique moderne qui contribue à l’épanouissement.

Le moment est venu pour les jeunes africains de relever certains défis qui freinent le développement de notre quotidien et de notre continent. L’Afrique, en chantier, à besoin de se construire, et elle aura besoin des jeunes ingénieurs pour amenager des routes et infrastructures. L’Afrique remplie de maladies a besoin d’une forte densité des jeunes médecins pour venir en aide aux populations cibles.

L’Afrique tâchée de sang par ci et par là à cause de la guerre a besoin de former des jeunes qui deviendront de bons leaders qui ne devront plus faire comme nos dirigeants corrompus d’aujourd’hui. L’Afrique qui meurt de faim a besoin d’une jeunesse qui travaille dur pour lutter contre la pauvreté. Pour relever tous ces défis, l’Afrique a besoin de jeunes biens éduqués. Car ces jeunes sont appelés à lutter pour un avenir meilleur de l’Afrique.

Que retenir des journées mondiales de la jeunesse?

On pourrait faire remonter l’origine des désormais célèbres Journées Mondiales de la Jeunesse à 1998. En effet, en 1998, par une résolution adoptée lors de la première Conférence mondiale des ministres de la jeunesse – tenue par le Gouvernement portugais en collaboration avec les Nations Unies à Lisbonne du 8 au 12 août 1998. Et ce le 12 août a été déclaré Journée internationale de la jeunesse.

Qui donc a déclaré que les jeunes d’aujourd’hui ont perdu le sens des valeurs ? Est-ce vrai que l’on ne peut pas compter sur eux ? »

La jeunesse est l’avenir de l’homme. Elle à une mission difficile mais en même temps passionnante au sein de la société. A titre d’exemple transformer les mécanismes fondamentaux qui provoquent égoïsme et oppression dans les relations entre nations, et créer de nouvelles structures s’orientant vers la vérité, la solidarité et la paix.

Les jeunes doivent apporter une pierre à l’édifice pour le développement de notre continent et du monde. Etre déterminés pour réaliser certains rêves, il ne faut surtout pas baissés les bras, avoir confiance en soi, travailler dur en espérant avoir un avenir meilleur car le monde de demain leur appartient et cet avenir est entre leurs mains.

Par ailleurs, les jeunes doivent avoir de l’espérance sur tout ce qu’ils font, avoir de la patience sur ce dont ils entreprennent et pourquoi pas être déterminés pour rendre le pays fort et dynamique et meilleur de toute l’Afrique.

[Jocelyne Wandje Mbote]


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