RDC : Monopole des immigrés dans tous les secteurs stratégiques de l’économie congolaise

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image Dan GERTLER - Israélien, patron de la mafia et la corruption en RDC

Aujourd’hui, des témoignages nous arrivent de partout à travers la RD-Congo pour confirmer les conséquences dévastatrices de cette stratégie. Un grand opérateur économique congolais actuellement en faillite nous a écrit pour se plaindre qu’il est devenu pratiquement impossible pour les opérateurs économiques congolais de faire de bonnes affaires dans leur propre pays. Et tout cela parce que les Libanais, les Indo-pakistanais associés aux autorités politiques et militaires rwandaises au pouvoir à Kinshasa se sont partagés toute la commune urbaine de la Gombe dont ils occupent tout le terrain et tous secteurs vitaux de l’économie et du commerce. Et grâce aux gros capitaux dont ils disposent, ils ont réussi aujourd’hui à conquérir le monopole dans tous les secteurs économiques de production et de distribution de la ville-province de Kinshasa. Ce que le Tutsi-power fait en RDC pour l’émergence d’un ordre nouveau qui devra écarter les Congolais du circuit économique, et que nous dénonçons ici, fait partie du vaste plan d’application de la théorie du «chaos constructeur», conçue et mise en pratique par des experts américains au profit du Rwanda et des Etats-Unis.

Dans sa récente interview datant du 20 mars 2015, Honoré Ngbanda-Nzambo était revenu sur un des principaux thèmes de son dernier livre «Stratégie du chaos et du mensonge. Poker menteur en Afrique des Grands Lacs » coécrit avec Patrick Mbeko (cfr vidéo ou version texte PDF). Répondant à une question du journaliste indépendant Kerwin Mayizo, le président de l’APARECO avait planché longuement sur le caractère pernicieux d’une théorie ou mieux, stratégie chère aux forces étrangères qui occupent aujourd’hui la RD-Congo et la pillent systématiquement. Il avait lancé à l’occasion un S.O.S. pathétique à toute la classe politique congolaise, l’appelant à se mobiliser contre ce fléau qui, non seulement menace de bannir toute la catégorie de la classe moyenne composée d’opérateurs économiques (hommes d’affaire ou entrepreneurs) congolais du circuit économique de notre pays, mais il menace aussi l’existence même du peuple congolais en tant que telle dans un avenir relativement proche! Nous avons enregistré de nombreux témoignages accablants et pathétiques venant des Congolais de Kinshasa et de l’intérieur du pays qui ont massivement réagi à cet appel. Ce qui nous oblige de revenir sur ce sujet préoccupant, pour satisfaire particulièrement à la demande de nombreux lecteurs de l’intérieur du pays qui nous ont demandé de relancer cet appel du leader de la résistance congolaise contre cette dangereuse stratégie du «chaos constructeur».

Mais de quoi s’agit-il d’abord ? Qu’est ce que c’est que la stratégie du «chaos constructeur» ? Qui en sont les auteurs ? Quels objectifs poursuivent-ils ? Et quelles en sont les conséquences sur l’avenir de la RD-Congo et du peuple congolais ?

Pour répondre à toutes ces questions, nous avons choisi de reproduire ci-dessous l’extrait  du livre précité,« Stratégie du chaos et du mensonge – Poker menteur en Afrique des Grands Lacs »

«A vrai dire, les grandes puissances ne sont aucunement intéressées à promouvoir la paix et la stabilité en RDC. Ce serait faire preuve de naïveté que de le croire. Car l’instabilité chronique à laquelle nous assistons aujourd’hui dans ce pays est entretenue à dessein. Il s’agit d’une politique de chaos sciemment organisée qui a pour objectif d’affaiblir d’avantage l’Etat congolais déjà déliquescent, d’en faire un non-Etat ou un « Etat failli » pour enfin le placer sous-tutelle tout en le maintenant dans le rôle du coffre-fort où les groupes financiers et les élites occidentales puisent en permanence d’immenses richesses naturelles sans être importunés »

Voici telle qu’a été définie la quintessence de la théorie de «chaos constructeur» dont la mise en pratique en RD-Congo révèle aujourd’hui toute sa cruauté et tout son cynisme. Et voici quelques cas flagrants :

Le monopole des Libanais, Indo-pakistanais, Nigérians… dans tous les secteurs stratégiques de l’économie congolaise, grâce au soutien du Tutsi-power à Kinshasa

Aujourd’hui, des témoignages nous arrivent de partout à travers la RD-Congo pour confirmer les conséquences dévastatrices de cette stratégie. Un grand opérateur économique congolais actuellement en faillite nous a écrit pour se plaindre qu’il est devenu pratiquement impossible pour les opérateurs économiques congolais de faire de bonnes affaires dans leur propre pays. Et tout cela parce que les Libanais, les Indo-pakistanais associés aux autorités politiques et militaires rwandaises au pouvoir à Kinshasa se sont partagés toute la commune urbaine de la Gombe dont ils occupent tout le terrain et tous secteurs vitaux de l’économie et du commerce. Et grâce aux gros capitaux dont ils disposent, ils ont réussi aujourd’hui à conquérir le monopole dans tous les secteurs économiques de production et de distribution de la ville-province de Kinshasa. Dans les secteurs stratégiques comme celui du ciment et de la farine, pour ne citer que ces deux cas à titre d’exemple, les Libanais détiennent le monopole absolu, à tel enseigne qu’aucun congolais, à l’exception de quelques rares autorités politiques et militaires congolaises collabos et des membres de leurs familles, ne peut commander du produit à partir de l’usine. En effet, grâce aux gros moyens financiers dont ils disposent pour la corruption, et forts du soutien du puissant lobby politique des Tutsi-rwandais au pouvoir à Kinshasa, ces Libanais ont bloqué les commandes de toute la production des usines pour les trois ans à venir ! Ainsi, tous les opérateurs économiques congolais sont obligés de passer leurs commandes auprès des Libanais qui leur imposent des prix exorbitants, pour favoriser les réseaux de distribution de leurs propres frères plus pauvres et qu’ils font venir en masse en RD-Congo pour s’enrichir en quelques mois seulement !

En dehors de la Gombe totalement investie par les Libanais et les Indo-pakistanais, un autre commerçant congolais s’indigne : «mêmes les centres commerciaux de la cité nous sont aussi ravis. Tel le Rond-point de la Victoire, jadis le bastion des commerçants congolais, est devenu aujourd’hui la plate-bande réservée des Nigérians et Sénégalais qui y font la loi… » Ils sont tous associés aux nouveaux maîtres du pays, ces tutsis-rwandais au pouvoir à Kinshasa, ou les collabos congolais au pouvoir, eux-mêmes très proches et sous contrôle des Tutsi-rwandais. Ces africains vendent un peu de tout, mais les Nigérians se sont plus spécialisés dans la vente des pièces de rechange des véhicules.

Le danger d’une invasion chinoise ?

A la vague de l’occupation de l’espace économique et commercial congolais par les Libanais, les Indo-pakistanais et les Tutsi-rwandais, s’ajoute une autre menace plus pernicieuse et plus dangereuse encore. Il s’agit de l’invasion chinoise. Plusieurs témoignages nous décrivent le dangereux scénario de la vague chinoise qui se déverse silencieusement et envahit lentement le territoire national de la RD-Congo. Les Chinois envahissent tous les secteurs de la vie sociale congolaise : ils se répandent sans peine dans les cités les plus reculés, ils vivent en promiscuité avec le petit peuple, ils se marient ou cohabitent avec les filles congolaises avec lesquelles ils font autant d’enfants qu’ils veulent, contrairement aux contraintes de la politique démographique dans leurs pays d’origine. Ceux parmi eux qui disposent de gros capitaux font venir massivement de la main d’œuvre chinoise, alors que le chômage bat son plein au sein de la jeunesse congolaise ! 

Ainsi, la catégorie du petit Chinois moyen est devenue la plus dangereuse, car elle va jusqu’à menacer de disparition les mamans congolaises vendeuses de beignets ainsi que les Congolais détenteurs des petites boutiques des quartiers et des wenze ! Ces «petits Chinois », comme on les appelle, envahissent déjà les domaines agricoles de nos campagnes et s’infiltrent massivement dans nos villages où ils se fondent à la masse des paysans et commencent à étudier assidument leurs dialectes pour accélérer leur «intégration». Et comme les envahisseurs tutsi-rwandais ont besoin d’«alliés» pour noyer leur propre invasion, particulièrement à l’Est de la RD-Congo, le flux d’immigration chinoise leur sert de couverture de fortune. Et si ce nouveau phénomène n’est pas urgemment bien géré par un gouvernement réellement congolais et responsable, il risque de constituer une sérieuse menace pour la stabilité même de notre pays dans les jours à venir. Ne perdons pas de vue que la Chine compte aujourd’hui une population d’environs 1,357 milliards d’habitants. Déverser plusieurs dizaines de millions d’hommes vers une terre africaine lointaine et fertile devient une sérieuse tentation pour résoudre une partie de son problème. Mais ce sera au détriment de la population congolaise qui, elle, sera menacée de disparition !

Les Etats-Unis d’Amérique, alliés objectifs du Rwanda dans la stratégie du «chaos constructeur»

Ce que le Tutsi-power fait en RDC pour l’émergence d’un ordre nouveau qui devra écarter les Congolais du circuit économique, et que nous dénonçons ici, fait partie du vaste plan d’application de la théorie du «chaos constructeur», conçue et mise en pratique par des experts américains au profit du Rwanda et des Etats-Unis. Et voici ce qu’en disent les auteurs du livre «Stratégie du Chaos et du mensonge» à la page 556 :

« Ce dont il s’agit ici, c’est la mise en pratique de la théorie longuement murie du «chaos constructeur» chère aux stratèges en herbes américains : dans une région riche et convoitée, on provoque et entretient des conflits, les guerres de haute et de basse intensité, on encourage les viols, on occasionne des déplacements des populations humiliées, on génère la famine, des maladies, bref, on engendre une atmosphère de désolation, et de ce chaos absolu doit émerger un ordre (géopolitique et/ou géoéconomique) nouveau reposant sur l’anéantissement des peuples et permettant en même temps la minorité des privilégiés constituant le 1% de maintenir leur train de vie princier.

L’ordre géopolitique et géoéconomique nouveau qui est en train d’émerger de ce chaos qu’on construit en RD-Congo depuis son agression et son invasion en 1996, cet ordre nouveau-là, disions-nous, vise essentiellement l’anéantissement du peuple congolais au profit des peuples immigrants et des intérêts des puissantes multinationales occidentales. Et la petite minorité (excusez le pléonasme) des Congolais collabos qui sont au service des envahisseurs et des occupants constitue la classe moyenne des privilégiés à qui les nouveaux maîtres du Congo ont garanti le maintien de leur train de vie princier ! C’est cette catégorie de Congolais-là qui forme un bouclier-protecteur des ennemis du peuple congolais et s’oppose farouchement au combat patriotique de la résistance. Ce sont ces rares privilégiés-là qui entretiennent à leur tour les réseaux d’autres Congolais (petits collabos) tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, et dont la mission est de saborder le combat de la résistance. Il est temps que le peuple congolais et les vrais patriotes résistants prennent conscience de cette catégorie de congolais qui sont aussi nuisibles que nos envahisseurs.

La crise congolaise est multidimensionnelle et multisectorielle à cause aussi de la multiplicité des fronts. Le leader de la résistance congolaise, monsieur Honoré Ngbanda, l’a dit plus d’une fois : nous luttons contre une pieuvre à plusieurs têtes. Et dans l’avant-propos de son dernier livre, il écrit à la page 15:

« Notre ambition à travers ce livre est que cette étude permette, je l’espère de tout mon cœur, à chaque lecteur (spécialement africain) de parvenir à bien appréhender l’identité et la technique de combat de l’«hydre d’Afrique », ce monstre moderne dont les têtes redoutables sont constituées de multinationales, de puissants lobbies mafieux avec leurs médias-mensonges, ainsi que certains gouvernants des pays industrialisés, sans oublier leurs « nègres de services » placés à la tête de certains Etats africains». On ne peut être plus clair !     

Ainsi, à travers tout leur livre, les co-auteurs ont pris soin de décrire aux lecteurs toute la cruauté et le cynisme du mode de fonctionnement de cet «hydre d’Afrique» à plusieurs têtes. Ainsi, parmi de nombreux témoignages poignants, nous reproduisons ci-dessus les propos tenus par un général américain et qui font réellement froid dans le dos ; ces propos sont cités dans le dernier chapitre du livre « Stratégie du Chaos et du mensonge » (pp556 -557):

A cet effet, les propos d’un officier de l’armée américaine, le général Peters, il y a quelques années, montrent singulièrement la nature cynique de la politique étrangère américaine : «Nous entrons dans un nouveau siècle américain, au cours duquel nous deviendrons encore plus riches et de plus en plus puissants, et notre culture se fera encore plus meurtrière. Nous exciterons des haines sans précédents (…) Il n’y aura pas de paix… Le rôle de facto des forces armées américaines sera de maintenir le monde comme un lieu sûr pour notre économie, et un espace ouvert à notre dynamique culturel. Pour parvenir à ces fins, nous devons tuer beaucoup»[1]

No comment !

L’appel à toute la classe politique congolaise

Le danger que court notre mère patrie, la République Démocratique du Congo, interpelle toutes les filles et tous les fils de la République, indistinctement, au-delà des sensibilités, des convergences ou des divergences politiques, religieuses ou culturelles. On peut ergoter autour des théories tant qu’on veut. Mais ici, nous sommes face aux phénomènes ou faits historiques qui détermineront fatalement de notre avenir commun. Et les faits, en Histoire, sont très têtus !

C’est pourquoi nous renouvelons ici, suite aux cris de secours de notre peuple en danger, l’appel déjà lancé par Honoré Ngbanda, président de l’APARECO, à toute la classe politique congolaise, l’invitant à faire bloc face à ce danger qui menace l’existence du peuple congolais et la survie de l’Etat congolais en tant que nation. Oui ! Il s’agit d’un véritable cri de S.O.S. du peuple que l’APARECO relaye ici. Car le premier ennemi du combat de la résistance pour la libération du Congo est le Congolais lui-même. Et il s’agit plus particulièrement de cette catégorie de Congolais qui a accepté de brader la souveraineté, la dignité et l’avenir de son peuple pour protéger ses petits privilèges faits des miettes qu’on lui jette avec mépris sous la table! Il n’est pas encore trop tard pour ces Congolais de faire aujourd’hui amende honorable et de rejoindre le camp de la patrie et du peuple. Demain, il sera trop tard. Car avec ou sans eux, la RD-Congo sera malgré tout libérée!

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force »

(Simon Bolivar)

Fait à Paris le 20 avril 2005

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

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[1] Guisnel Jean, Délires à Washington. Les citations les plus terrifiantes des faucons américains. La Découverte, Paris 2003


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