L'Afrique du Sud aurait besoin d'une croissance de 6 à 7% pour donner du travail à ses millions de chômeurs

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image Chômeurs en Afrique du Sud

Les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 6,1% en Afrique du Sud en 2014, contre 5,7% en 2013. Cette performance est supérieure à l'objectif d'inflation de la banque centrale sud-africaine, qui s'est donnée une fourchette allant de 3 à 6%. Le rythme de l'inflation en Afrique du Sud a ainsi nettement baissé en décembre à 5,3%, après 5,8% en novembre et octobre. L'Afrique du Sud aurait besoin selon la plupart des économistes d'une croissance pérenne de 6 à 7% pendant plusieurs années pour donner du travail à ses millions de chômeurs, qui représentent officiellement le quart de la population active, et beaucoup plus si l'on tient compte de ceux qui ont renoncé à chercher du travail.

Les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 6,1% en Afrique du Sud en 2014, contre 5,7% en 2013, malgré l'effet de la baisse des cours du pétrole à la fin de l'année, a indiqué mercredi l'office national des statistiques.

Cette performance est supérieure à l'objectif d'inflation de la banque centrale sud-africaine, qui s'est donnée une fourchette allant de 3 à 6%, mais la baisse des cours du pétrole a nettement ralenti la hausse des prix dans les derniers mois.

Le rythme de l'inflation en Afrique du Sud a ainsi nettement baissé en décembre à 5,3%, après 5,8% en novembre et octobre, a précisé Statistics South Africa.

Sur un mois, les prix ont baissé de 0,2% en décembre, notamment dans les secteurs des transports et de l'alimentation.

La Banque de réserve sud-africaine (banque centrale) avait pronostiqué ce taux d'inflation de 6,1% pour l'ensemble de 2014 dans son dernier état de l'économie, en novembre. L'institut d'émission table sur un taux d'inflation moyen de 6,1% cette année, avant une décrue à 5,3% en 2015, puis 5,5% en 2016.

Pour contenir l'inflation --dont le rythme a dépassé les 6% entre avril et août--, la banque centrale a augmenté en juillet 2014 son taux de base de 0,25 point à 5,75%. Elle l'avait déjà augmenté de 0,5 point en janvier afin d'enrayer la forte dépréciation du rand, la monnaie nationale, face au dollar et à l'euro.

Cette hausse des taux d'intérêt n'a pas spécialement aidé l'économie sud-africaine, déjà affectée par des grèves à répétition, des problèmes récurrents d'approvisionnement en électricité et l'indécision des dirigeants du pays, et dont la croissance est désespérément atone.

La banque centrale sud-africaine réduit régulièrement ses prévisions, estimant lors de son dernier point la croissance à 2,5% en 2015 et 2,9% en 2016, après 1,4% en 2014.

Le Front monétaire international (FMI) s'est montré plus pessimiste mardi, ne prévoyant plus que 2,1% cette année et 2,5% l'an prochain, après 1,4% en 2014.

L'Afrique du Sud aurait besoin selon la plupart des économistes d'une croissance pérenne de 6 à 7% pendant plusieurs années pour donner du travail à ses millions de chômeurs, qui représentent officiellement le quart de la population active, et beaucoup plus si l'on tient compte de ceux qui ont renoncé à chercher du travail.

[avec Afp]


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