Economie : « The Corporate Council on Africa » proclame leur soutien à la RDC

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Quand le monde politique américain est entrain d’éternuer, c’est le monde économique qui fait le pas. Un vrai pas. Pour couper court aux hésitations de la crème politique américaine qui cherche des poux sur la tête d’un chauve, la grande machine de son économie se veut pressante de placer ses capitaux frais en République Démocratique du Congo, s’éloignant ainsi du grand tumulte politique consécutif à la publication du calendrier électoral par la Ceni. 

C’est donc en plein Kinshasa que ces investisseurs américains qui font partie du consortium dénommé « The Corporate  Council on Africa » ont proclamé leur soutien à la RDC pour la simple raison que le Congo Démocratique est désormais sur la bonne voie. Elle va beaucoup mieux que les années antérieures. Ceci à l’issue de l’audience accordée, hier mercredi 11 juin, par le Premier Ministre, Matata Ponyo à l’Hôtel du Gouvernement, à un groupe d’investisseurs américains et dont la vision est d’être en parfaite harmonie avec les attentes des Congolais, a été plus que révélatrice. 

Ayant foulé le sol congolais en début de semaine, ce groupe d’investisseurs appartenant à 14 entreprises de la première puissance mondiale vient de dire à Matata Ponyo ce qu’il pense désormais de la RDC. W. Russel King, senior vice-président International relations and federal affairs de Freeport-MC Mora Copper & Gold dont l’expertise dans les mines est indéniable, a proclamé la foi au nom de cette délégation américaine en l’économie congolaise. « Les 14 sociétés qui ont fait partie de cette mission d’affaires ont été impressionnées. C’est qui fait qu’une de nos sociétés a été au Guichet unique de création d’entreprises pour s’enregistrer. Dans un bref délai, elle démarre ses activités en RDC. Les indicateurs sont au beau fixe », a-t-il dit. 

L’homme d’affaires a estimé qu’il est question désormais d’établir un pont entre la RDC et la communauté d’affaires des USA afin de faciliter la venue d’autres partenaires et la création d’emplois en RDC. Ce qui va  à coup sûr attirer les investissements directs des USA.

Il est vraiment temps d’investir

Michaël Bangue-Tandet qui exerce dans l’aviation, notamment au sein de Boeing en tant que directeur de marketing régional a, de son côté, insisté  sur le fait que c’est maintenant le moment d’investir en RDC. 

« La RDC est un pays à la croisée des chemins. Elle détient un potentiel important tel que la croissance l’a démontré. Mais c’est un pays où beaucoup reste à faire. Nous allons être là pour un partenariat à long terme qui permet d’aider au développement du transport aérien en RDC. Je pense que c’est ce schéma qui est vraiment favorable. C’est le moment clé pour le pays, une opportunité intéressante pour un certain nombre de groupes d’investisseurs », a-t-il précisé.

Devant Matata Ponyo, Premier Ministre, ces investisseurs ont soutenu qu’ils restent engagés à entreprendre plusieurs missions en RDC pour jeter des bases solides entre leur communauté et le peuple congolais. Et aussi pour faciliter la venue d’autres investisseurs américains. 

On rappelle que cette mission fait suite au périple effectué fin 2013 par le Premier Ministre, Matata Ponyo aux USA. Où, devant les hommes d’affaires américains, réunis dans le cadre restreint de Chicago Global Affairs Council, Matata Ponyo avait exposé sa vision de la RDC, s’appuyant sur ce qu’il affectionne le mieux : l’économie qui passe inéluctablement par la mobilisation des capitaux frais, les investissements conséquents dans des secteurs porteurs tels que les mines, les infrastructures et l’agriculture. 

Aux Usa, Matata Ponyo avait séduit, insistant  sur le fait qu’il est temps de venir en RDC, car « le système d’échange de la RDC, son réseau de commerce, ses potentialités, les opportunités qu’elle offre ainsi que les conditions relatives de paix qui l’accompagnent seraient aléatoires sans les capitaux frais, sans les investissements de grands groupes financiers, ni l’appui des Institutions de Bretton Woods ».

Le Premier Ministre n’avait pas manqué, à cette occasion, de faire un tour d’horizon de la série de réformes engagées par le Gouvernement qu’il dirige pour sécuriser davantage l’environnement et l’exercice des affaires en RDC. L’homme à la cravate rouge avait, urbi et orbi, montré la volonté du pays de Joseph Kabila de recréer toutes les conditions de nature à sécuriser l’investissement privé, rappelant notamment des réformes engagées dans l’Armée, la police et des services de renseignements dans le cadre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, la bonne gouvernance dans les secteurs des ressources naturelles, etc. 

La révision du Code minier et du Code agricole rentrent dans ce cadre. De même, a-t-il dit, l’adhésion de la RDC à l’Ohada et la mise en place du Guichet unique de création d’entreprise n’ont pour seul objectif que mettre davantage en sécurité le secteur privé, « moteur de croissance ». 

Ce Consortium composé de 14 sociétés américaines a donc répondu à l’appel lancé par Joseph Kabila à travers sa vision qui vise à sécuriser les milieux d’affaires et les investissements étrangers, prenant à contre pied de l’aile dure politique.

[S. N.]


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