Conflits fonciers : La population de Tshela se sent marginalisée et sans terres cultivables

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« Malgré plusieurs interventions et procès engagés autour des conflits fonciers dans notre territoire, la population s’est toujours sentie marginalisée et sans terres cultivables, pendant que la démographie augmente. Et les petites superficies de terre héritées de ses ancêtres restent les mêmes. Ainsi, pour remédier à cette situation, nous demandons l’implication directe du Premier ministre pour la signature des textes réglementaires de la mise en œuvre du processus de foresterie communautaire en République démocratique du Congo », déclarent dans un mémorandum adressé au chef du gouvernement ses 27 représentants à l’atelier sur « la problématique foncière » organisé les 21 et 22 décembre à Tshela  par le Centre pour la promotion et l’éducation des communautés de base (Cepeco) dirigé par le pasteur Jacques Bakulu.

La population de Tshela (Bas-Congo) réclame l’« implication directe » du Premier ministre Augustin Matata Ponyo dans « la mise en œuvre du processus de foresterie communautaire » en République démocratique du Congo. Elle lui demande aussi de « faciliter et encourager le processus de reforme foncière pour favoriser un climat de paix et une cohabitation pacifique ».

« Malgré plusieurs interventions et procès engagés autour des conflits fonciers dans notre territoire, la population s’est toujours sentie marginalisée et sans terres cultivables, pendant que la démographie augmente. Et les petites superficies de terre héritées de ses ancêtres restent les mêmes. Ainsi, pour remédier à cette situation, nous demandons l’implication directe du Premier ministre pour la signature des textes réglementaires de la mise en œuvre du processus de foresterie communautaire en République démocratique du Congo », déclarent dans un mémorandum adressé au chef du gouvernement ses 27 représentants à l’atelier sur « la problématique foncière » organisé les 21 et 22 décembre à Tshela  par le Centre pour la promotion et l’éducation des communautés de base (Cepeco) dirigé par le pasteur Jacques Bakulu.

Au terme de plusieurs débats qui ont « démontré que la plupart de conflits fonciers sont dus à l’insuffisance des terres arables pour les communautés, ces personnalités issues de toutes les couches sociales de Tshela (communautés locales, autorités coutumières, ayants droits, leaders d’ONG, confessions religieuses, autorités politico-administratives, médias, entreprises et différents concessionnaires) font également appel à d’autres instances du pays.

Au ministre des Affaires foncières, elles demandent d’« activer le processus de reforme foncière, de soutenir le cadre de concertation créé dans le territoire de Tshela, au sein duquel se retrouvent toutes les parties prenantes, afin de faciliter les communautés locales à accéder à la terre arable ».

Elles exhortent le ministre de I' Environnement à « réaliser les promesses de s'impliquer personnellement dans la signature des textes réglementaires de la mise en oeuvre du processus de foresterie communautaire » en RDC. « Textes dans lesquels se trouvent nos désidératas », précisent-elles.

Par ailleurs, elles appellent la Société civile à « soutenir toutes ces différentes reformes initiées par le gouvernement ayant trait à la bonne gouvernance forestière et des ressources naturelles », affirmant que « le développement des communautés locales en dépend ».

Un enjeu majeur

Plusieurs rencontres avec les communautés locales ont permis au Cepeco de « récolter leurs doléances sur les conflits fonciers qui, du reste, sont devenus presque monnaie courante dans le territoire de Tshela ».

Durant deux jours, les participants à l’atelier ont relevé que « ces conflits opposent, d'une part, les communautés entre elles (soit au sein d'un même village, soit entre villages voisins) et, d'autre part, les communautés locales et les concessionnaires ».

« Des textes favorisant la mise en œuvre du Code forestier congolais constituent un enjeu majeur pour la croissance économique de la République démocratique du Congo. Nous sommes témoins de vos efforts, Monsieur le Premier ministre, dans ce domaine de la croissance et donc, nous avons des raisons de croire à l’attention que vous accorderez à notre requête en faveur de toutes ces communautés sans terres », espèrent-ils dans leur mémorandum.

D’une superficie de 3. 090 km2, le territoire de Tshela fait partie du district du Bas-Fleuve (Bas-Congo, ouest de la RDC). Il comprend 8 secteurs (Bula-Naku, Loango, Lubolo, Lubuzi, Maduda, Nganda-Sundi, Nzobe-Luzi et Tshela-Banga) et a deux députés à l’Assemblée nationale.

[Angelo Mobateli]


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