Escroquerie : En RDC, le prix de passeport revient à plus ou moins 300 USD !

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image Passeport congolais

Depuis des temps, les Congolais se plaignent toujours du prix élevé du passeport. Ce document, ne cessent-ils de murmurer, n’est pourtant qu’une simple pièce d’identité qu’on utilise en dehors du territoire national. Puisqu’en RDC d’aucuns pensent qu’aller à l’étranger est synonyme d’avoir beaucoup d’argent et que là on va y mener une vie de pacha, il faut par conséquent que le potentiel voyageur dépense aussi beaucoup d’argent avant d’acquérir le document qui lui facilite le déplacement vers le paradis. En plus, il faut noter que les doléances des demandeurs des passeports ne se limitent pas seulement au prix exorbitant, mais aussi aux conditions d’octroi. Le calvaire commence dès le début des démarches avec le retrait des formulaires  et la capture des photos au ministère des Affaires étrangères. A ce niveau, il faut se pointer tôt le matin pour occuper une bonne place sur la file pour être parmi les premiers à retirer les formulaires et se faire capturer les photos. Ensuite, il y a l’étape de l’ANR pour la prise des empreintes digitales. Ensuite, ceux qui ne disposent pas d’une  carte d’électeur sont contraints de se procurer un certificat de nationalité congolaise, avant l’obtention de l’extrait de casier judiciaire pour prouver qu’on n’est pas poursuivi par la justice. Le comble est qu’à chaque niveau de démarche, le demandeur est obligé de débourser plus que ne l’exige le taux officiel au point où finalement le passeport revient à plus ou moins 300 Usd. Il faut avouer que la pilule est amère pour un citoyen moyen qui vit dans des conditions précaires.

Le ministre des Affaires étrangères vient de fixer à 200 dollars américains le prix du nouveau passeport avec puce dont le lancement officiel a été donné vers la fin de l’année dernière par le président de la République Joseph Kabila. Ce montant très élevé soulève des protestations parmi la population en général, et particulièrement les demandeurs de ce document.

Le prix du passeport biométrique qui s’élevait à 150 dollars était déjà prohibitif pour plusieurs Congolais dont le niveau de vie est précaire. Au lieu de maintenir le nouveau passeport au même prix bien qu’il fûtt élevé, le patron des Affaires étrangères n’a pas trouvé mieux que de placer la barre très haut. Ce qui va davantage compliquer la tâche à tous ceux qui auront besoin de ce document dans les jours à venir.

Outre le prix de 200 Usd qu’il a fixé, le ministre des Affaires étrangères a déclaré nuls les formulaires remplis par les demandeurs qui avaient payé l’ancien montant de 150 Usd. Les intéressés sont obligés de refaire les formalités et verser 200 Usd pour obtenir le nouveau passeport. Quel préjudice ! En principe le bon sens aurait poussé le chef de la diplomatie congolaise à alléger la tâche aux détenteurs des passeports biométriques en cours de validité, étant donné que ce n’est pas à eux qu’incombe la responsabilité de ce changement. Mais tel n’est pas le cas malheureusement.

Par ailleurs, selon une instruction ministérielle, les anciens passeports biométriques vont continuer à être utilisés concomitamment avec les nouveaux. Ce n’est pas une bonne décision pour l’image du pays dont les ennemis saisissent toujours la moindre opportunité pour jeter davantage l’opprobre.

Depuis des temps, les Congolais se plaignent toujours du prix élevé du passeport. Ce document, ne cessent-ils de murmurer, n’est pourtant qu’une simple pièce d’identité qu’on utilise en dehors du territoire national. Puisqu’en RDC d’aucuns pensent qu’aller à l’étranger est synonyme d’avoir beaucoup d’argent et que là on va y mener une vie de pacha, il faut par conséquent que le potentiel voyageur dépense aussi beaucoup d’argent avant d’acquérir le document qui lui facilite le déplacement vers le paradis.

En plus, il faut noter que les doléances des demandeurs des passeports ne se limitent pas seulement au prix exorbitant, mais aussi aux conditions d’octroi. Le calvaire commence dès le début des démarches avec le retrait des formulaires  et la capture des photos au ministère des Affaires étrangères. A ce niveau, il faut se pointer tôt le matin pour occuper une bonne place sur la file pour être parmi les premiers à retirer les formulaires et se faire capturer les photos. Ensuite, il y a l’étape de l’ANR pour la prise des empreintes digitales. Ensuite, ceux qui ne disposent pas d’une  carte d’électeur sont contraints de se procurer un certificat de nationalité congolaise, avant l’obtention de l’extrait de casier judiciaire pour prouver qu’on n’est pas poursuivi par la justice. Le comble est qu’à chaque niveau de démarche, le demandeur est obligé de débourser plus que ne l’exige le taux officiel au point où finalement le passeport revient à plus ou moins 300 Usd. Il faut avouer que la pilule est amère pour un citoyen moyen qui vit dans des conditions précaires.

Au regard de ce parcours de combattant imposé aux demandeurs de passeport, il importe que le gouvernement  revoie les formalités d’octroi et le prix de cette pièce d’identité au risque de favoriser la naissance des réseaux maffieux qui pourraient attirer les citoyens moins fortunés, ce au détriment du trésor public.

[Rombaut  Ot]


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