Procès Saï-Saï : « Joseph KABILA » se ridiculise

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image Sifa "Kabila"

Fiston Mafinga, alias Saï-Saï, a été arreté et emprisonné pour avoir couché avec Sifa “Kabila", la fille du president congolais Joseph Kabila. le procès en cours à Kinshasa ne qu'une mise en scène de la famille présidentielle pour se venger contre le comédien Saï-Saï.

A la clôture des débats dans l’affaire qui oppose le Ministère public et la partie civile Kieta Etiti Moto au comédien Fiston Mafinga, alias Saï-Saï, pour viol sur mineure, le procureur a requis 20 ans de Servitude pénale principale (SPP). La partie civile a réclamé 100.000 USD de dommages et intérêts dans une cause prise en délibéré et dont le jugement est attendu le 12 mars 2015.

Il est 12h00 ce jeudi 5 mars 2015 lorsque le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, qui siège en chambre foraine à la Prison centrale de Makala, déclare ouverte l’audience de l’affaire en continuation qui oppose le Ministère public et la partie civile Kieta Etiti Moto à Fiston Mafinga, comédien congolais mieux connu sous le sobriquet de Saï-Saï, accusé d’avoir violé la mineure Feza Etiti Moto dans la nuit du 26 au 27 janvier 2015 avec ses quatre complices.

Après avoir écouté les explications du médecin légiste Tshomba appelé en contre-expertise sur demande de la partie civile, le tribunal appelle les parties à développer leurs plaidoiries.

C’est la partie civile qui donne le ton en s’adressant ainsi aux juges : « Malgré les interférences politiques, le Ministère public n’a pas cédé, et nous espérons qu’il en sera de même pour vous ». 

« Tes pertes blanches mélangées à mes spermatozoïdes »

Narrant les faits, l’un des conseils commence par dire que, dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 janvier 2015, Mlle Feza a été interceptée par un certain Kidit qui lui a annoncé : « Je suis avec le président Saï-Saï dans la terrasse en face. Il vous appelle pour le tournage d’une séquence de publicité ». Cette dernière est venue informer sa mère qui s’y est opposée.

Mais comme toutes les filles de son âge, elle est quand même partie. Quand ils sont arrivés à la terrasse, Saï-Saï était à bord de sa voiture en compagnie de ses amis. Ils ont démarré, et la fille a été obligée de les suivre à pied.

Arrivés à Bandal-Moulaert, Saï-Saï a dit à la fille : « Je voudrais que tes pertes blanches soient mélangées à mes spermatozoïdes ». La fille a dit non. Il lui a alors proposé de faire cela avec son copain, mais elle a encore opposé son refus. C’est ainsi qu’il a appelé un certain numéro, et son correspondant lui a dit : « Amenez-là à l’endroit indiqué ».

Chemin faisant, a ajouté l’avocat, on s’est mis à donner des coups à la fille jusqu’au lieu du drame qui est un tunnel. Le premier à entrer en action a été Saï-Saï qui était muni d’un préservatif, le deuxième a aussi utilisé un préservatif. Mais, les trois derniers violeurs étaient sans protection.

Leur forfait accompli, l’un des violeurs, c’est-à-dire le nommé Kidit, l’a raccompagnée jusqu’à l’endroit baptisé « Bloc ». Là, elle s’est retrouvée avec des « shégués » qui l’ont ramenée à la maison vers 01h30.

Elle a raconté à sa grande sœur tout ce qui lui était arrivé. Le dossier est arrivé à la police qui a dressé un mandat d’amener.

Une réquisition à médecin le 31 février 2015

Quand son ami qui travaille dans une boîte de nuit sur le boulevard du 30 Juin a eu vent de l’affaire, il l’a appelé. Là, Saï-Saï a tenu à voir l’agent de police en question ainsi que la victime. Mais, comme ce policier n’avait pas de mandat, il a appelé la famille de la fille.

Les voyant, Saï-Saï a ainsi réagi : « Il y va de mon intérêt et du vôtre que nous négocions ce dossier à l’amiable ». C’est dans ces circonstances qu’ils se sont transportés à la police.

Quand le dossier est arrivé au Parquet, l’officier du Ministère public a établi une réquisition à médecin le 31 février 2015. Et c’est l’avocat du prévenu qui est venu chercher la victime pour l’amener à l’hôpital de Kintambo.

Ici, le conseil de la partie civile souligne : « Le médecin prélève le sang, prend les urines et va faire le rapport médical. Peut-on faire un examen gynécologique à travers les urines et le sang ? ».

Des DI de 100.000 USD et 20 ans de SPP réclamés contre Saï-Saï

Après avoir fait remarquer que la victime ne peut plus rester à Bandalungwa, parce que le prévenu est un acteur de Bandalungwa, l’avocat a déclaré que le préjudice est énorme pour la sécurité de la fille et de sa famille.

C’est ainsi qu’il a demandé au tribunal de condamner Saï-Saï au paiement des dommages et intérêts en francs congolais d’une valeur de 100.000 dollars américains ; et de prendre une décision qui va servir de leçon.

Son tour venu, le Ministère public a fait siennes les plaidoiries de la partie civile. Et dans ses réquisitions, il a demandé au tribunal de condamner le prévenu à 20 ans de servitude pénale principale, au paiement de 1million de francs congolais d’amende et aux frais d’instance.

Saï-Saï plaide non coupable

Saï-Saï, à travers ses conseils, a plaidé non coupable. Selon eux, tout cela n’est qu’un tissu de mensonges.

D’abord, ont-ils soutenu, Saï-Saï n’a jamais été cette nuit-là dans la prétendue terrasse. Ensuite, dès que la fille a commencé à être violée à 22h00 comme elle le prétend, Saï-Saï était en train d’organiser la fête d’anniversaire de sa fille, entouré de sa famille et de ses amis.

Il n’est sorti qu’à 23h00 pour aller au dancing « Galaxy » dans la commune de Lingwala sur l’avenue du 24 Novembre.

Ils ont aussi relevé que cette fille a présenté trois âges différents dans son certificat de naissance, chez Vodacom et à l’Institut de Gombele où elle s’été faite inscrire, école où elle n’a jamais étudié après avoir pris l’inscription.

Autre élément brandi : aucune maternité ne mentionne le nom du nouveau-né sur le certificat de naissance, mais plutôt celui de la mère, la date, le poids et le sexe de l’enfant.

En outre, ces avocats au présenté les photos de cette fille en train de danser dans une boîte de nuit.

En bref, ont-ils argué, « c’est une majeure de 21 ans qui sait monter des coups avec ses complices comme celui dirigé contre Saï-Saï, il n’y a jamais eu viol »,

Après avoir déclaré les débats clos, le tribunal a promis de rendre son jugement dans le délai de la loi, qui est de 8 jours ouvrables.

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