Scandale : Le Gvnt de la RDC honore les Insanités et les Obscénités dans la musique congolaise

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image Culture - Avec les Insanités et les Obscénités utilisés dans sa musique... WERRASON [droite] REÇOIT LE PRIX NATIONAL DU MÉRITE DE LA CUTURE ET ARTS

La musique congolaise est devenue le champ clos où les artistes musiciens se livrent impunément aux atteintes aux bonnes mœurs, sous la barbe et au nez des pouvoirs publics ! Avec des cris [se référant de rapport sexuel, du vagin et d’autres partis intimes de la femme] : « Lidusu, towuta na lidusu, tokotaka na lidu­su, sakana na lidusu... », « Mwana natikaka moke Sima ekoli... », "Ba mama botala ndenge sima ezo denda..." « Kotisa nionso... » de l’orchestre Wenge Mai­son Mère de Noël NGIAMA WERRASON; « Kamata ngon­do, nakobamba ngondo, ezo kota, ezo bima... », « Na mataka na punda... na yokaka bilengi... » de Wenge BCBG de J-B MPIANA TSHITUKA;  « Mayi eeeee mayi, Mayi ! Mayi ya pembe mayi, Mayi ! Lait caillé pe mayi, mayi ! mayi nde mayi ! Soki ekoti na nzoto ya mama Fatou, esalaka ye bilengi ! Mayi esalaka ba mafanto » du violeur des mineurs ANTOINE CHRISTOPHE AGBEPA MUMBA alias KOFFI OLOMIDÉ, inculpé pour «viol sur mineures, séquestration, actes de barbarie en bande organisée et trafic d’êtres humains» par une juge du tribunal de Nanterre en France, en février 2012. Aujourd'hui se sont les memes musiciens qui sont honorés par le Gouvernement de l'imposteur tutsi rwandais « Joseph KABILA », Hyppolite KANAMBE de son vrai nom. Quelle honte pour la République Démocratique du Congo (RDC) !

ALLOCUTION DU MINISTRE DE LA CULTURE & ARTS, BAUDOUIN BANZA MUKALAY

Excellence Monsieur le Ministre et représentant personnel du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Honorables, Sénateurs et Députés Nationaux, Mesdames et Messieurs, Membre du Gouvernement, et Chers Collègues,

Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa, Excellences Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions

Diplomatiques,

Mesdames et Messieurs les Lauréats, Mesdames et Messieurs, distingués invités, Tout protocole respecté,

Quel plaisir ! Quel privilège mais aussi quelle joie, pour le Ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts, que je suis, de prendre la parole ce jour solennel, de célébration du "Prix National du Mérite de la Culture et des Arts", première édition.

Je voudrais, en liminaire, remercier toutes les personnalités qui ont daigné marqué de leur présence, cette cérémonie.

Je salue le Comité Organisateur pour tout le sacrifice, l’abnégation et pour leur savoir faire.

Comment ne pas saluer les heureux élus qui nous donnent l’occasion de nous rencontrer ce jour. Le Jury, qui a travaillé d’arrache pied, avec professionnalisme, pour mettre des critères objectifs et choisir des lauréats, mérite également nos remerciements et nos félicitations.

Mais c’est quoi le "Prix National du Mérite de la Culture et des Arts", première édition ?

Depuis l’aube des temps, chacun, selon ses dons et ses capacités intellectuelles, l’homme a toujours éprouvé le désir de marquer son passage sur terre par un acte d’éclat et pérenne.

Cette tradition a perduré à travers les âges sous diverses formes : par les idéogrammes, par les écrits, par l’art cinématographique, par les créations plastiques, par la pictographie, par la transmission orale ou physique des us et traditions profanes et sacrées, par l’érection de stèles et monuments, la manufacture à vocation fonctionnelle ou artistique, en somme par l’artefact, et j’en passe.

Et c’est là qu’il est donné d’imaginer tout le sens de l’effort que l’esprit humain consacre à domestiquer le temps par diverses créations de l’esprit dont, chacun a sa mesure, se sert un peu comme pour défier le temps.

A ce sujet, un proverbe forgé par les Egyptiens des temps pharaoniques, eux-mêmes confrontés à la problématique de la maîtrise du temps dit ceci :

"Si les hommes ont peur du temps, le temps, lui, par contre, a peur des pyramides et des obélisques ".

Autant dire qu’il est dans l’intérêt de l’homme de relever ce défi en renouvelant la pratique commémorative, cela par l’artifice de la rémanence, de la célébration et de la récompense, en faveur des créations spirituelles, les plus mémorables.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs

Le disant pour le Gouvernement de la République, récompenser les créateurs, c’est, tout à la fois, honorer l’âme inventive d’une nation ; c’est stimuler la culture de l’excellence ; c’est gager sur une éthique et une esthétique citoyennes, tout en consacrant toutes les libertés. Ainsi, un art qui se réveille en réveille aujourd’hui mille autres.

Ceci revient à dire que toute création d’une œuvre de l’esprit contribue à animer une civilisation. Animer, disons-nous ? Oui, animer au sens d’insuffler une âme à la société, lui donner de la vigueur, lui conférer une pérennité.

Il s’agit là d’une demande absolument vitale, à laquelle nous convient nos créateurs des oeuvres de l’esprit les mieux inspirés, ces sages de la cité dont la ligue de pensée et l’élan créatif épousent continuellement les courbes de chaque étape de l’histoire de nos communautés.

Une société doit oser s’inventer ou se réinventer chaque fois que de besoin, en misant sur le génie et la fécondité de ses acteurs culturels, sous toutes leurs déclinaisons.

Vous comprenez aisément, Mesdames et Messieurs, qu’il était de notre devoir d’initier sous l’impulsion de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur MATATA PONYO Mapon dont l’élan, l’amour et le goût du beau, du vrai et du bien ne sont plus à démontrer, le Prix du Mérite de la Culture et des Arts.

Cela pour mieux faire face aux enjeux du moment. D’abord, face à l’ambition, ô combien légitime et clairvoyante, de Son Excellence Joseph KABILA KABANGE, Président de la République, Chef de l’Etat qui, dans sa vision prospective, entend faire de la République Démocratique du Congo un véritable "pôle de l’excellence ", doublé d’un vivier de créativité.

Comment, comment dès lors imaginer un pole de l’Excellence sans l’apport des acteurs culturels ?

La révolution de la modernité qu’a lancée le Chef de l’Etat, est une approche novatrice qui ne se réduit pas qu’à la construction réhabilitation des routes, des ponts, des bâtiments et des infrastructures matérielles de toutes sortes. Elle est plus englobante que cela, plus profonde que cela.

Elle doit concerner également l’homme dans toutes ses dimensions. L’homme qui est à la fois l’objectif et le facteur de tout développement. Mais comment entraîner cet élément essentiel sans impliquer la culture ? Sans le relais des créateurs des œuvres de l’Esprit ? Eux qui savent atteindre et transformer l’âme, l’esprit. Eux qui ont toujours fait la grandeur des Etats et des Nations, depuis des temps immémoriaux, Sénèque, Tite-Live, Salluste, Cicéron, pour Rome, Platon, Socrate, Aristote ou Polybe pour la Grèce Antique, Michel Ange et Léonard de Vinci pour l’Italie renaissante ; Cervantes et Picasso pour l’Espagne ; de Bach, Goethe ou de Handl pour l’Allemagne ; de Molière, de Voltaire, de Coluche ou de Johnny Halliday pour la France ; d’Erasme pour la Hollande. On tirerait l’énumération à l’infini.

Mesdames et Messieurs

Que dire de nous-mêmes enfin ?

Nous vendons du cuivre, nous vendons du coltan, nous vendons du manganèse, nous vendons de l’électricité ; il nous faut désormais vendre, aussi nos talents, nos génies, notre intelligence, notre savoir et notre savoir-faire, bref notre culture.

C’est ainsi, c’est ainsi seulement que nous réussirons à imposer le label "RDC ", à travers le Monde, dans le rendez-vous du donner et du recevoir, cher à Léopold Sédar Senghor. Je vous remercie.

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DISCOURS DU MINISTRE TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA, MINISTRE DES PT&NTIC, REPRESENTANT PERSONNEL DU PREMIER MINISTRE MATATA PONYO, LORS DE LA CEREMONIE DE REMISE DU PRIX NATIONAL DES ARTISTES

Honorables Députés et Sénateurs

Excellence Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Excellence Messieurs les Ambassadeurs ;

Mesdames et Messieurs les Lauréats ;

Mesdames et Messieurs ;

En cette circonstance heureuse et solennelle où la République honore ses créateurs des œuvres de l’esprit, je me dois de dire toute ma fierté et ma joie de présider une si belle cérémonie pailletée de tant de beauté, d’intelligence et de génie, au titre de Représentant Personnel de S.E. Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République.

Aujourd’hui, la culture et les arts sont à l’honneur.

A en juger par la qualité et le renom des lauréats de ce jour, le Gouvernement a toutes les raisons de croire en la noblesse de ces femmes et hommes de culture.

Et comme le disait à juste titre le philosophe grec Plotin : en ce lieu, je ne doute pas un seul instant que « chaque âme ici présente devienne ce qu’elle contemple. »

A cette occasion, le Gouvernement se met aux côtés des citoyens congolais pour remercier solennellement ses acteurs culturels les plus productifs et les plus méritants aujourd’hui portés par la reconnaissance nationale.

Je me réjouis de constater que les organisateurs de ce rituel, eux-mêmes, ont pris le pari de mieux circonscrire l’évènement du jour en lui conférant un concept suffisamment évocateur : « Les prix National du mérite de la Culture et des arts »

Et ils ont raison.

Car c’est par le mérite qu’un homme accède à la gloire, à la notoriété et à l’estime de ses concitoyens.

C’est par le mérite qu’un créateur légitime son utilité à sa société.

Et c’est à travers une cérémonie comme celle qui se déroule en cet instant, qu’un inventeur passe du statut de héros solitaire à celui de héros communautaire.

Héros qui, à travers son travail créatif nous rappelle à chaque instant que la culture est notre lieu commun d’existence et d’espérance. Que la culture soit, en somme, ce qui nous fonde collectivement.

Que la culture est, en un mot, l’âme d’un peuple.

Soucieux d’accorder la même importance et une égale visibilité à tous les secteurs de la vie nationale, le Gouvernement de la République, à l’aune de la vision humaniste du Président de la République, a toujours manifesté son intérêt pour la culture de notre pays.

Pour le Chef de l’Etat, il n’y a guère d’histoire qui vaille pour un peuple sans un ancrage culturel consensuel.

De même, sans affiliation assumée à une histoire, disons mieux à notre histoire commune, il n’y a pas de conscience imaginable. Sans transmission d’une conscience nationale fondée sur des valeurs communes, il est difficile d’humaniser les rapports au sein de la cité.

L’Etat congolais, sous la figure d’un mécénat citoyen, a non seulement pour vocation de protéger ses héros culturels, mais il a aussi vocation de les promouvoir. C’est le sens qu’il convient de donner à cette manifestation si colorée, qui réitère l’attachement de la nation à ses créateurs, sous l’impulsion du Chef de l’Etat et sous la direction du Premier Ministre augustin Matata Ponyo Mapon et tout son Gouvernement, dont le penchant pour la culture et les arts n’est plus à démontrer.

Pour preuve, dans les sillages de la révolution de la modernité, l’art et la culture balisent chaque innovation en épousant le charme de notre environnement intime. Comme le disait S.E. Monsieur le Premier Ministre, il y a quelques jours à l’occasion de l’exposition Art In The Garden, dans le jardin des Premiers, à l’occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, cette cérémonie doit être vue comme « le symbole du rêve d’un Congo qui stimule la créativité et le génie de ses fils et filles ! D’un Congo qui n’a pas peur d’exalter les valeurs cardinales exprimées à travers la grâce, la beauté de notre environnement naturel, préserve les édifices publics, les jardins publics et parcs et qui construit des villes belles et harmonieuses pour notre avenir.

Car le talent dans les arts mérite autant la récompense de la République que les réussites dans les autres domaines de la vie sociale.

La preuve de tout cela est à portée du citoyen lambda. Jouxtant notre fleuve majestueux, c’est une plastique merveilleuse moulée dans les forges célèbres de la place qui s’offre aux estimes et à l’extase du regard de tout passant qui croise le paysage verdoyant du Mont Ngaliema.

L’art est, ici, partout. 

Il n’est qu’à se laisser flâner un soir autour de la « place des Evolués » à la Gombe, de la Gare centrale ou dans le périmètre du jardin des premiers, pour s’émerveiller de la manière dont l’art congolais a su s’incruster harmonieusement dans le paysage de la ville.

A la fois symboles de notre culture et balises de la mémoire du Congo, bustes, toiles peintes et monuments de nos héros d’hier et d’aujourd’hui y resplendissent agréablement sous nos yeux.

Comme quoi, l’art, prétexte à notre fierté nationale, a envahi, aussi, le siège de l’Exécutif national autant que leurs auteurs sont entrés dans la légende !

En voilà une belle manière de nous perpétuer, d’une génération à une autre, dans la ligne droite de ce que Platon appelait en son temps le « projet d’immortalité ». Car, l’artiste est immortel…

Voilà pourquoi, il me semble juste de soutenir que dans un pays, la renaissance d’une culture n’est pas « une naissance à l’envers ».

Derrière les artifices de la métaphore, pour moi, la renaissance doit être vue comme un devoir de solidarité nationale et de consolidation de la fraternité congolaise telle qu’elle se manifeste ce jour à travers la reconnaissance des mérites de certains d’entre nous.

Il s’agit, à mes yeux, d’un acte réitératif qui inaugure un « nouveau départ » incarné par cette dose d’excellence tant recherchée qui niche en chacun de nos lauréats de ce jour et qui se révèle être l’expression d’une certaine valeur ajoutée, moulée dans l’éternité de notre mémoire culturelle.

Mesdames et Messieurs

Ce qui me plaît quand je tourne mon regard vers les Lauréats de ce jour, c’est de capter dans leurs yeux des étincèles de bonheur. Et le Congo, notre pays, de s’en retrouver tout fier aujourd’hui. Fier d’honorer la beauté de son intelligence créatrice, fier d’honorer leur mémorable créativité promise à l’harmonie générale de notre Cité. Une Cité qui demeure à tous égards un haut lieu de culture et de socialisation paritaire, mais surtout un haut lieu d’humanisation tous azimuts.

Sans présager du choix du jury, dont je salue au passage la qualité du travail, je me réjouis de voir qu’il a suffi de le vouloir pour que dans une éloquente réappropriation, nous puissions reconquérir l’estime de nos plus beaux génies de l’art et de la culture.

Voici donc l’un des plus mémorables jours qu’ait connu notre histoire, un jour d’autant plus émouvant et exceptionnel pour les acteurs culturels, lesquels dans leurs proximités, pourtant si éloignées en pratique, voient aujourd’hui s’accomplir un des rêves qui a toujours été le leur : celui, bien au-delà des guerres des chapelles et de la concupiscence de Babel, de se retrouver côte à côte pour célébrer ensemble le triomphe de l’art et de la culture, sous les auspices bienveillants de l’Etat congolais.

Un Etat qui, dans la mesure où il sait ce que chacun de vous fait pour la collectivité, ne serait nullement tenté d’oublier ni le souvenir de votre contribution, ni votre degré de patriotisme.

Et c’est bien à cette occasion que nous nous devons de réaffirmer devant tous que le Prix National du Mérite de la Culture et de des Arts n’est, à mes yeux, pas autre chose qu’un désir de proclamer urbi et orbi notre inébranlable fraternité.

Et c’est bien à vous, Mesdames et Messieurs les Lauréats, Honorables convives au banquet de l’esprit, que revient de plein droit et à juste titre l’hommage et la reconnaissance de la nation congolaise, pleine et entière.

Je vous remercie.


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