Liberté de la presse en RDC : Le régime « KABILA » fait la honte

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image Jean Kamisendu

Le journal parlé d’une radio locale a été supprimé sur ordre d’un proche du gouverneur de Bandundu. Selon les informations recues, cette suppression est intervenue depuis mardi 2 juillet 2013, sur ordre de M. Jean Nicaise Kuyena, conseiller du gouverneur de la province du Bandundu et gestionnaire de ce média, qui accuse les présentateurs de ce journal de « manque de professionnalisme ». Le présentateur du journal, Jean-Claude Mulenda, a soutenu qu’il a écopé d’une suspension à durée indéterminée pour avoir passé sur les ondes de ce média une information de l’opposition liée à son boycott des concertations nationales. « La diffusion de cette information n’a pas plu aux proches collaborateurs du gouverneur de province qui sont de la Majorité présidentielle. Selon ces derniers, la Radio Télévision Vénus n’est pas un média de l’opposition. Le problème de professionnalisme des journalistes n’est qu’un échappatoire ».

Journaliste en danger (JED) regrette la suppression du journal parlé dans la grille des programmes de la Radio Télévision Vénus, station appartenant au gouverneur de la province du Bandundu (Sud-ouest de la RDC) et émettant à Kikwit, deuxième ville de cette province, par un conseiller du gouverneur.

Selon les informations parvenues à JED, cette suppression est intervenue depuis mardi 2 juillet 2013, sur ordre de M. Jean Nicaise Kuyena, conseiller du gouverneur de la province du Bandundu et gestionnaire de ce média, qui accuse les présentateurs de ce journal de « manque de professionnalisme ». Quant à Jean-Claude Mulenda, présentateur d’une édition du journal incriminé, il a été interdit de micro. 

Cette mesure a été prise après la diffusion, le même jour vers 13 heures, d’une information de l’opposition sur les concertations nationales initiées par le président de la République Joseph Kabila pour juguler la crise politique et militaire qui sévit en RDC depuis les élections contestées de novembre 2011.

Contacté par JED, Jean-Claude Mulenda a soutenu qu’il a écopé d’une suspension à durée indéterminée pour avoir passé sur les ondes de ce média une information de l’opposition liée à son boycott des concertations nationales. « La diffusion de cette information n’a pas plu aux proches collaborateurs du gouverneur de province qui sont de la Majorité présidentielle. Selon ces derniers, la Radio Télévision Vénus n’est pas un média de l’opposition. Le problème de professionnalisme des journalistes n’est qu’un échappatoire », a ajouté Mulenda. 

Joint à son tour, M. Jean Nicaise Kuyena a déclaré qu’ils sont entrain de recruter et former des journalistes professionnels capables d’exercer correctement leur métier avant la reprise du journal parlé. « Un média ne peut pas fonctionner avec des journalistes qui ne savent pas lire ni écrire. Les journalistes que nous employons font la honte. Notre objectif est de faire de la Radio Télévision Vénus un grand média professionnel. », a-t-il ajouté. 

Sans entrer dans la polémique entre le propriétaire du média et ses journalistes, JED demande aux responsables de la Radio Télévision Vénus de tout mettre en œuvre pour permettre la reprise, dans un bref délai, du journal parlé afin de permettre à la population locale, privée depuis près d’un mois de l’information, de savoir ce qui se passe dans le pays et dans leur province.


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