Protégé par «KABILA» : Koffi OLOMIDE, un violeur en série libéré par une «justice de honte»

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image Koffi Olomide et Joseph Kabila

Inculpé pour «viol sur mineures, séquestration, actes de barbarie en bande organisée et trafic d’êtres humains» par une juge du tribunal de Nanterre en France, en février dernier, Koffi OLOMIDE, a été condamné jeudi 16 Aout 2012 à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour "coups et blessures volontaires" contre son producteur, qui a finalement abandonné les poursuites, sous pression des autorités congolaises.

Koffi OLOMIDE comparaissait depuis mercredi pour avoir frappé à coups de poing son producteur Diego LUBAKI, un Congolais résidant à Paris qui était de passage dans la capitale congolaise. Apprenant la présence de Lubaki, alias "Diego Music", le chanteur s'est rendu à son hôtel pour lui réclamer plusieurs milliers d'euros qu'il avait payé pour un clip vidéo jamais produit. Une bagarre semble avoir éclaté, plusieurs agents de sécurité ont dû intervenir, et la police a quelques heures plus tard interpellé Koffi OLOMIDE.

Mercredi 15 Aout 2012, jusque tard dans la soirée les deux parties ont répondu aux questions du magistrat et du procureur devant une foule compacte et quelques curieux agglutinés aux fenêtres. Jeudi 16 Aout, sous pression des autorités congolaises, les avocats du plaignant ont annoncé que leur client mettait fin aux poursuites, après avoir qualifié la bagarre d'"incident malheureux". "Il a eu le temps de réfléchir mûrement seul devant sa conscience. (...) Il a souhaité se désister pour privilégier la paix sociale et rétablir la paix entre lui et celui qu'il appelle son +grand frère+ depuis ce matin", a déclaré l'un de ses avocats, avant de revenir devant la cour avec ses co-défenseurs. L’injonction est venue de la Présidence via le directeur de cabinet du président de la République. C'est ce que confirment des sources crédibles. Koffi risquait 6 mois de prison et une amende de 100.000 francs congolais (88,5 euros environ) pour les coups et blessures, et 5 ans de prison pour la "destruction méchante".

Koffi OLOMIDE a été mis en examen lundi 13 Février 2012 par une juge d'instruction de Nanterre pour viols et séquestrations de trois ex-danseuses de son groupe (mineures de 14 à 17 ans au moment où se sont déroulés les faits), qu'il se permettait d’assouvir sa libido quand bon lui semblait, avec des pratiques digne d’un sadomasochiste. Une information rendue publique le mercredi 15 Février 2012 par son avocat, Manuel Aeschlimann, après la fuite de l’artiste en République démocratique du Congo (RDC).

En 2009, alors qu’il allait être mis en examen déjà dans cette affaire, « LE GRAND MOPAO », avait regagné précipitamment le pays, de peur d’être incarcéré.

Après son audition le lundi 13 Février 2012, la juge d'instruction Sylvie DAUNIS avait saisi un juge des libertés et de la détention (JLD) pour obtenir le placement en détention provisoire de Koffi OLOMIDE. Mais « Mopao Mokonzi, Songe Ya Mbeli » a choisi de fuir en République démocratique du Congo (RDC), sans attendre la décision du magistrat sur ce point.

A Kinshasa, il a également été mis en cause dans plusieurs incidents, même si sa participation à la campagne de Joseph KABILA lors de la dernière élection présidentielle semblait l'avoir jusqu'à présent protégé.

En 2004, la presse congolaise l'avait "placé sous embargo" (interdit de publication) après qu'il ait pris à partie un journaliste lors d'un concert et endommagé sa caméra.

Koffi OLOMIDE ne peut plus se rendre sur les scènes européennes, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui par la justice française pour agression sexuelle, a-t-on appris de source judiciaire.

La justice française attend de pied ferme Koffi OLOMIDE.

Diego Music témoigne juste après son agression par Koffi OLOMIDE

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