FDLR : La communauté internationale doit respecter sa parole

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image Boubacar Diarra - Envoyé spécial de l’UA pour la sous-région des Grands lacs

L’envoyé spécial de l’UA pour la sous-région des Grands lacs est catégorique. La communauté internationale doit respecter sa parole. Elle a donné un délai de six mois, prévu même une évaluation à mi-parcours, parce que on a pensé qu’avec la lettre envoyée par les FDLR à la SADC, exprimant leur volonté de désarmer volontairement, le groupe aurait respecté sa parole.  » Je pense au plan international à partir du moment où tous les sommets des chefs d’Etat ont donné six mois, il était important de respecter notre parole. Mais cela n’empêche pas effectivement à mon avis de commencer le plan d’opérations militaires pour que, à la fin du délai, les attaques puissent effectivement commencer « , a dit l’ambassadeur Diarra. Dans la foulée, a-t-il relevé, ce n’est pas parce que les FDLR n’ont pas respecté leur parole, nous nous allons renier la nôtre qui a été effectivement de leur accorder six mois.  » La communauté internationale leur donne cette confiance et ils ne l’ont pas respecté, il se peut même maintenant que ayant constaté l’engagement et la détermination de la communauté internationale à aller de l’avant d’hier, à ne pas laisser faire ce qu’ils veulent.  Je pense que les deux mois à venir seront mis à profit par les FDLR pour enclencher ce mouvement de reddition volontaire auquel nous tenons tant. Donc pour moi, les temps de reddition ne sont pas encore terminés « , a-t-il indiqué.

L’envoyé spécial de l’Union africaine pour la sous-région des Grands Lacs, Boubacar Diarra, a prévenu de recourir à l’usage de la force militaire après le 2 janvier prochain, date butoir, pour mettre un terme à la présence des rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’Est de la République démocratique du Congo. 

L’ambassadeur Boubacar Diarra a fait cette déclaration le mercredi 22 octobre courant à partir de Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu, où il est intervenu à la conférence vidéo hebdomadaire conjointe des Nations Unies en RDC.

Après le sommet du 25 mars dernier à Luanda, il y a eu une réunion ministérielle qui a accordé un délai de six mois aux FDLR pour désarmer volontairement ou alors, dans le cas contraire, ce groupe armé va  subir effectivement la force militaire.  » Nous sommes dans cette période, ce délai donné aux FDLR court jusqu’au 2 janvier prochain. Les sommets des chefs d’Etat qui se sont tenus après cette réunion ministérielle ont confirmé ce délai, espérant effectivement que les FDLR comprennent le signal qui leur a été donné. Malheureusement, Kobler peut l’attester, sur le terrain, il n’y a pas de désarmement effectif « , a déploré l’envoyé spécial de l’Union africaine pour la sous-région des Grands Lacs.

Devant cette équation, Monsieur Diarra estime qu’il était naturel que la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté économique de développement de l’Afrique australe (SADC) se réunissent conformément aux décisions. De s’arrêter, de faire l’évaluation à mi parcours. Cette évaluation à mi-parcours s’est tenue le 20 octobre dernier à Luanda

A l’issue de cette évaluation il a été constaté avec beaucoup de dépit que sur le terrain, il n’y a pas de désarmement.  » Et donc, notre  détermination à éradiquer ce groupe armé à partir de 2 janvier prochain, à préparer de plans d’opérations militaires pour que ce groupe armé soit complètement neutralisé, est admise sans aucune ambigüité « , a-t-il souligné.

La communauté internationale doit respecter sa parole

L’envoyé spécial de l’UA pour la sous-région des Grands lacs est catégorique. La communauté internationale doit respecter sa parole. Elle a donné un délai de six mois, prévu même une évaluation à mi-parcours, parce que on a pensé qu’avec la lettre envoyée par les FDLR à la SADC, exprimant leur volonté de désarmer volontairement, le groupe aurait respecté sa parole.  » Je pense au plan international à partir du moment où tous les sommets des chefs d’Etat ont donné six mois, il était important de respecter notre parole. Mais cela n’empêche pas effectivement à mon avis de commencer le plan d’opérations militaires pour que, à la fin du délai, les attaques puissent effectivement commencer « , a dit l’ambassadeur Diarra.

Dans la foulée, a-t-il relevé, ce n’est pas parce que les FDLR n’ont pas respecté leur parole, nous nous allons renier la nôtre qui a été effectivement de leur accorder six mois.  » La communauté internationale leur donne cette confiance et ils ne l’ont pas respecté, il se peut même maintenant que ayant constaté l’engagement et la détermination de la communauté internationale à aller de l’avant d’hier, à ne pas laisser faire ce qu’ils veulent.  Je pense que les deux mois à venir seront mis à profit par les FDLR pour enclencher ce mouvement de reddition volontaire auquel nous tenons tant. Donc pour moi, les temps de reddition ne sont pas encore terminés « , a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Boubacar Diarra confirme que la SADC participe bel et bien dans le processus relatif de reddition volontaire des troupes FDLR dans l’Est de la RDC.  » La SADC, note-t-il, s’est impliquée dès le début avec la CIRGL pour cette question, je peux vous dire qu’après le sommet de la CIRGL du 14 aout, à Luanda, la SADC s’est effectivement réunie au Zimbabwe, le sommet de Victoria Falls.  La SADC s’est réunie avec le comité de la troïka élargi à la RDC et à la Tanzanie, laquelle réunion a soutenu la décision d’accorder six mois aux FDLR. Cette décision  a été prise par la réunion conjointe ministérielle SADC-CIRGL du 2 juillet à Luanda. Elle a  donné un délai de six mois aux FDLR pour désarmer avec une évaluation à mi parcours « .

Logiquement de  2 juillet dernier, la SADC et la CIRGL auraient  dû se réunir au 2 octobre courant. Mais pour de raisons de calendrier, la réunion s’est tenue le 20 octobre dernier. La SADC était présente avec la CIRGL, les Nations Unies et l’Union africaine. En fait, l’ensemble de la communauté internationale. On a fait l’évaluation depuis le mois de mai, précisément le 30 mai dernier jusqu’au 20 octobre courant. Le constat fait par tout le monde et même par la SADC, ce que les FDLR n’ont pas respecté leurs engagements de reddition volontaire. Après les premiers mouvements qui ont été constatés entre le 30 mai dernier, pratiquement tout le mois de juin dernier, il n’y a eu effectivement aucune reddition. Ça c’est  le constat fait par la SADC, par la CIRGL et peut-t-on dire, par l’ensemble de la communauté internationale.

Saïd Djinnit s’est réjoui de la détermination des leaders de la région

 » Maintenant, a insisté l’ambassadeur Diarra, il faut tirer les conséquences de cette non reddition et là il faut se reporter à l’engagement fait lors de cette réunion de neutraliser par la force militaire les FDLR à partir de la fin du délai de six mois « . Avant d’ajouter,  » cet engagement est clair, il est dans le communiqué issu de la réunion de Luanda, il n’y a aucune ambigüité sur notre volonté de désarmer, d’éradiquer, de neutraliser, les FDLR, pourquoi, parce que c’est la source de toutes les difficultés que la province du Nord Kivu connaît « .

Pour sa part, l’envoyé spécial des Nations Unies pour la sous-région des Grands Lacs, Saïd Djinnit, a abondé dans le même sens.  » Je me réjouis de la détermination qui anime la région en vue de se débarrasser complètement  de ce fléau des groupes armées qui continue de perpétuer l’insécurité dans la région. Comme le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC , Martin Kobler venait de faire l’allusion tout à l’heure, nous revenons d’une réunion ministérielle à Luanda, entre la SADC et la Conférence internationale de la région des Grands Lacs et je me réjouis de la détermination qui anime les leaders de la région pour créer des conditions pour se débarrasser de façon définitive des groupes armés et des forces négatives dans la région « , a fait savoir le successeur de Madame Mary Robinson.

Enfin, Saïd Djinnit s’est particulièrement réjoui de la décision réitérée par la réunion de Luanda qui a réaffirmé  sa détermination à utiliser l’option militaire contre les forces négatives et en particulier les FDLR, contre ceux qui ne profiteraient pas des conditions qui ont été mises en place pour le désarmement volontaire en dépit de toutes les conditions qui ont été mises en place pour les accueillir de façon sécurisée dans des camps.

Les Etats-Unis favorables à des actions militaires

Par la voix de leur envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, les Etats-Unis d’Amérique ont également plaidé pour l’option militaire contre les FDLR au cas où elles n’auraient pas désarmé volontairement jusqu’à janvier prochain.

Il a fait cette déclaration à la fin d’une audience que lui a concédée le vice-président angolais, Manuel Domingos Vicente en début de semaine.

Russell Feingold  a accusé les membres des FDLR de participer au génocide au Rwanda en 1994, et de commettre de nombreux crimes contre les habitants de l’Est de la RDC.

Au cours de l’entretien que le diplomate américain a eu avec le vice-président angolais, et avec le ministre angolais de la Défense, João Lourenço, il avait été décidé de prendre des mesures militaires pour que les FDLR assument les conséquences de la non-observation des accords signés.

Russell Feingold a souligné que les actions militaires devraient être une combinaison entre les forces de la Monusco et de la région des Grands Lacs.

[Dovin Ntelolo Diasonga et Kléber Kungu]


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