Egypte : Message des jihadistes au président Abdel Fattah al-Sissi

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image Abdel Fattah al-Sissi

Une femme a été blessée jeudi dans l'explosion d'une bombe à une centaine de mètres d'un palais présidentiel au Caire. Le palais présidentiel près duquel a eu lieu l'explosion, dans le nord-est du Caire, n'est que rarement utilisé par le président Abdel Fattah al-Sissi, l'ex-chef de l'armée et architecte de la destitution du président islamiste Mohamed Morsi. Les attaques, d'abord cantonnées au nord de la péninsule du Sinaï, ont rapidement gagné le Delta du Nil et la capitale égyptienne, prenant pour cible dans leur quasi-totalité des soldats et des policiers. Les jihadistes disent venger les partisans de M. Morsi, cible depuis sa destitution d'une sanglante répression qui a fait plus de 1. 400 morts.

Une femme a été blessée jeudi dans l'explosion d'une bombe à une centaine de mètres d'un palais présidentiel au Caire, ont indiqué des responsables de la sécurité, quelques heures après un attentat similaire qui a tué deux policiers et un civil.

La femme "souffre de blessures superficielles, causées par l'explosion d'une bombe de fabrication artisanale", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Hani Abdel Latif, précisant que l'explosion a eu lieu sous un pont.

Le palais présidentiel près duquel a eu lieu l'explosion, dans le nord-est du Caire, n'est que rarement utilisé par le président Abdel Fattah al-Sissi, l'ex-chef de l'armée et architecte de la destitution du président islamiste Mohamed Morsi, dont les bureaux se trouvent dans un autre palais de la capitale.

Mercredi soir, une bombe a explosé dans le wagon d'un train au nord du Caire, tuant sur le coup deux policiers qui procédaient à l'inspection de l'engin après que le train s'est arrêté dans une gare proche de la capitale. La troisième victime, un civil, a succombé à ses blessures, selon des responsables de la sécurité et de la santé.

Quelques heures plus tard, trois personnes ont été blessées lorsqu'une bombe a explosé dans le wagon d'un métro dans la capitale, ont indiqué des responsables de la sécurité.

Les attaques, d'abord cantonnées au nord de la péninsule du Sinaï, ont rapidement gagné le Delta du Nil et la capitale égyptienne, prenant pour cible dans leur quasi-totalité des soldats et des policiers.

Les jihadistes disent venger les partisans de M. Morsi, cible depuis sa destitution d'une sanglante répression qui a fait plus de 1. 400 morts. Des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs et 15. 000 autres ont été emprisonnés.

Fin octobre, un kamikaze a lancé sa voiture bourrée d'explosifs sur un barrage militaire dans le nord de la péninsule du Sinaï, tuant 30 soldats dans l'attaque la plus meurtrière contre les forces de sécurité depuis la destitution de M. Morsi.

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Deux morts dans des heurts entre pro-Morsi et policiers

Deux personnes, dont un étudiant, ont été tuées vendredi en Egypte lors de manifestations de sympathisants du président islamiste destitué Mohamed Morsi, ont indiqué des responsables de sécurité.

Un étudiant de 19 ans a été tué lors de heurts dans la province de Fayoum, à 100 km de la capitale. Ceux-ci ont débuté après la prière musulmane hebdomadaire quand des partisans de M. Morsi, élu président en 2012 mais destitué par l'armée l'année suivante, se sont rassemblés pour manifester.

Selon un responsable de sécurité, la police a utilisé des gaz lacrymogènes en réponse à des tirs de grenaille venus des rangs des manifestants, dont cinq ont été interpellés.

Trois policiers ont été blessés, a indiqué un responsable du ministère de la Santé, Medhat Shukri, qui n'a pu préciser la cause de la mort de l'étudiant identifié comme Omar Mahmoud.

A Aïn Chams, au nord-est du Caire, des affrontements entre des manifestants islamistes et des habitants de cette ville ont fait un mort et deux blessés, selon un responsable de la police de la capitale. Selon lui, les manifestants ont tiré des coups de feu sur les habitants provoquant des heurts.

Les pro-Morsi continuent d'organiser des manifestations en Egypte mais leur nombre a considérablement diminué à cause de la sévère répression menée par le régime de l'actuel président et ancien chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi.

Depuis l'éviction par l'armée du président islamiste, plus de 1. 400 de ses partisans ont été tués, des centaines ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs et 15. 000 autres ont été emprisonnés.

[Afp]


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