Présidentielle en Egypte : Victoire de Mohammed MORSI avec 52 % des voix

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image Mohammed MORSI

Les Frères musulmans affirment que leur candidat à la présidentielle a remporté le second tour du scrutin avec 52 % des voix. Une annonce immédiatement rejetée par le camp de son rival, l'ancien Premier ministre d'Hosni Moubarak Ahmed Chafik.

Les Frères musulmans en Egypte ont revendiqué lundi la victoire de leur candidat Mohammed Morsi à la première présidentielle organisée dans le pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011.

"Le docteur Mohammad Morsi est le premier président de la république élu par le peuple", a affirmé sur son compte Twitter le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), bras politique des Frères musulmans, présidé par M. Morsi.

"Le docteur Morsi a gagné", a affirmé à l'AFP peu après une porte-parole de sa campagne, Nirmeen Mohammad Hassan.

M. Morsi était opposé au second tour de l'élection, qui s'est tenue samedi et dimanche, à une figure du régime de Moubarak, son dernier Premier ministre, Ahmad Chafiq.

Un peu plus tôt, un porte-parole de la confrérie, Khaled Al-Qazaz, avait affirmé à la presse que M. Morsi avait obtenu 12,4 millions de voix (53%) contre 9,5 millions (47%) pour M. Chafiq, après dépouillement de 23,8 millions de bulletins de vote dans 12.448 bureaux de vote sur plus de 13.000 au total.

Les résultats officiels doivent être annoncés le 21 juin par la Commission électorale.

Le porte-parole de M. Chafiq, Ahmad Sarhane, a refusé de commenter la proclamation de victoire des Frères musulmans. "Je ne donne pas de faux chiffres comme ils le font", a-t-il dit à la presse.

Peu après la fermeture des bureaux de vote, la junte aux commandes du pays pouvoir en Egypte s'est attribué de vastes prérogatives, dont le pouvoir législatif.

Si sa victoire est confirmée, M. Morsi aura une marge de manoeuvre très réduite face aux militaires jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée du peuple à la place de la chambre dissoute samedi.

Les nouvelles dispositions, vivement contestées par les Frères musulmans et les partis de la mouvance révolutionnaire, qui les ont assimilées à "un coup d'Etat", sont contenues dans une Déclaration constitutionnelle complémentaire publiée par le Conseil suprême des forces armées (CSFA).

Les prérogatives législatives, assumée par le CSFA après le départ de Moubarak, avaient été transférées un an plus tard au Parlement issu des législatives.

Mais la chambre des députés, dominée par les Frères musulmans, a été dissoute samedi en application d'un arrêt de la Haute cour constitutionnelle.

[Afp]


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