LRA : Joseph KONY, avenir incertain

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image Joseph KONY - LRA leader

Dominic Ongwen, lui-même ancien enfant soldat devenu le numéro trois de la LRA, s’est constitué prisonnier auprès des forces spéciales américaines en Centrafrique début janvier. Cette  reddition surprenante a porté un coup dur à la rébellion commandée depuis une trentaine d’années par son fondateur Joseph Kony, toujours insaisissable. Ongwen a été transféré à la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés, devenant ainsi le premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI. Plusieurs observateurs estiment qu’avec l’arrestation de Dominic Ongwen et son transfert à la CPI, l’avenir du numéro un de la LRA devient de plus en plus incertain. D’autant plus que les dépositions et autres déclarations de Dominic Ongwen peuvent conduire à son arrestation sinon à son assassinat.

En dépit de l’arrestation au début de l’année de Dominic Ongwen, un des chefs de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), transféré devant la CPI, cette rébellion sanguinaire ne cesse de multiplier ses attaques à la frontière entre la Centrafrique et la République démocratique du Congo (RDC). 

Un communiqué du Haut commissariat de l’Onu pour les droits de l’homme fait état de 15 Congolais qui avaient fui les atrocités de la LRA pour se réfugier en Centrafrique ainsi qu’un autre ressortissant congolais ont été enlevés par la LRA le 21 mars à la frontière avec la République démocratique du Congo.

Par ailleurs, treize d’entre eux, deux femmes et onze hommes, ont été libérés deux jours plus tard dans des circonstances non précisées et ont gagné le camp de réfugiés de Zemio, dans le sud-est de la Centrafrique.

L’agence onusienne fait état de l’arrivée de certaines victimes avec des blessures ouvertes et d’une jeune fille de 16 ans qui a été violée. En plus, trois garçons parmi les réfugiés sont toujours portés disparus, a ajouté l’agence de l’ONU.

Le HCR a constaté que depuis l’arrestation en Centrafrique de Dominic Ongwen, un de leurs principaux commandants accusés de crime contre l’humanité au début de l’année, les rebelles de la LRA ont  augmenté le régime de leurs attaques dans les villages à la frontière entre la RDC et la République centrafricaine.

Pour le seul mois de février 2015, la LRA est accusée d’être responsable de 25 enlèvements dans plusieurs villages du nord-est de la RDC près de la frontière avec la Centrafrique et du camp de Zemio.

Coup dur à la LRA

Dominic Ongwen, lui-même ancien enfant soldat devenu le numéro trois de la LRA, s’est constitué prisonnier auprès des forces spéciales américaines en Centrafrique début janvier. Cette  reddition surprenante a porté un coup dur à la rébellion commandée depuis une trentaine d’années par son fondateur Joseph Kony, toujours insaisissable.

Dominic Ongwen a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés, devenant ainsi le premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI.

Plusieurs observateurs estiment qu’avec l’arrestation de Dominic Ongwen et son transfert à la CPI, l’avenir du numéro un de la LRA devient de plus en plus incertain. D’autant plus que les dépositions et autres déclarations de Dominic Ongwen peuvent conduire à son arrestation sinon à son assassinat.

La LRA, qui s’est rendue tristement célèbre par ses rapts d’enfants transformés en soldats ou esclaves, ses mutilations et massacres de civils en Afrique centrale, est aujourd’hui traquée et dispersée.

Kléber Kungu


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