Après l'arrestation d'ACELLAM : L'étaut se resserre sur le chef de LRA Joseph KONY

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image Joseph KONY

"Il s'agit d'un gros poisson", a estimé le porte-parole de l'armée ougandaise, qui a précisé que Caesar Acellam, numéro 4 de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), été capturé samedi 12 Mai 2012 près de la frontière centrafricaine avec la République Démocratique du Congo (RDC) après un bref échange de tirs avec des soldats ougandais, à l'issue duquel il s'est rendu. Il était en compagnie seulement d'une Ougandaise, d'une adolescente centrafricaine et d'un bébé. Personne n'a été blessé et tous trois sont entre les mains de l'armée ougandaise.

Caesar Acellam, numéro 4 de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), rébellion tristement réputée pour ses enlèvements d'enfants et ses mutilations de civils, a été fait prisonnier en Centrafrique par l'armée ougandaise, a annoncé celle-ci dimanche.

Un journaliste de l'AFP a pu rencontrer le prisonnier à Djema en Centrafrique, dans un camp de l'armée ougandaise qui mène une traque régionale mandatée par l'Union africaine, contre la LRA chassée d'Ouganda en 2006.

Le prisonnier a confirmé être Caesar Acellam. "Le général de division, Caesar Acellam, qui a combattu dans la jungle depuis 1984, est désormais entre les mains de l'UPDF" (armée ougandaise), a déclaré, en parlant de lui-même, le prisonnier à quelques journalistes, emmenés sur place par l'armée ougandaise.

Acellam est le plus haut responsable de la LRA fait prisonnier à ce jour. Il occupe la quatrième position dans la hiérarchie de cette rébellion, juste derrière ses trois principaux chefs, Joseph Kony, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen, qui sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI).

Le mandat d'arrêt de la CPI vise également un quatrième homme, Vincent Otti, historiquement le commandant en second et vice-président de la LRA, mais dont tout porte à croire qu'il est mort.

"Il s'agit d'un gros poisson", a estimé le porte-parole de l'armée ougandaise, Felix Kulayigye, qui a précisé qu'il avait été capturé samedi matin près de la frontière centrafricaine avec la République démocratique du Congo (RDC) après un bref échange de tirs avec des soldats ougandais, à l'issue duquel il s'est rendu.

Il était en compagnie seulement d'une Ougandaise, d'une adolescente centrafricaine et d'un bébé. Personne n'a été blessé et tous trois sont entre les mains de l'armée ougandaise.

L'armée ougandaise est à la pointe d'une force régionale de l'Union africaine (UA) chargée, avec le soutien de forces spéciales américaines, de traquer la LRA et plus particulièrement son chef, Joseph Kony, en Ouganda, en Centrafrique et au Soudan du Sud.

"Que Caesar Acellam soit prisonnier est un grand pas pour nous vers la fin de la rébellion", a estimé Félix Kulayigye.

La LRA, créée à la fin des années 80 dans le nord de l'Ouganda, est sinistrement connue pour ses enlèvements d'enfants, qu'elle transforme en combattants ou en esclaves, et pour ses mutilations de civils.

Depuis qu'elle a été chassée d'Ouganda, elle opère depuis les autres pays de la région - Centrafrique, Soudan du Sud, Soudan, et République démocratique du Congo (RDC). Les forces ougandaises ne sont autorisées à intervenir ni RDC ni au Soudan.

Joseph Balikudembe, commandant en chef de l'opération ougandaise, a récemment estimé que la combinaison de l'aide américaine, de l'affaiblissement de la LRA et des unités de traque mises en place par Kampala pourraient permettre "d'affaiblir et éliminer la LRA".

Le mois dernier, une vidéo controversée de l'ONG américaine Invisible Children sur Joseph Kony avait jeté un coup de projecteur sur la LRA, faisant sensation sur internet.

Le 10 mai, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a prédit que Joseph Kony, serait "arrêté ou tué avant la fin de cette année".

Le lendemain, le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale Abou Moussa avait révélé que les troupes lancées à ses trousses contraignaient Kony à se déplacer sans arrêt. Après l'avoir un temps pensé en Centrafrique, M. Moussa a indiqué que le fugitif pourrait désormais se trouver au Darfour, région de l'ouest soudanais, ravagée par la guerre civile depuis 2003.

Kony, un ex-enfant de choeur semi-analphabète, a pris en 1988 la tête de la LRA dont l'objectif était de remplacer le gouvernement à Kampala par un régime fondé sur les Dix commandements.

[Afp]


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