Karenzi KARAKE, le retour d'un général criminel au Rwanda

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image Emmanuel Karenzi Karake - General tutsi rwandais criminel

L’abandon par la justice britannique de la procedure d’extradition du general rwandais Emmanuel KARENZI KARAKE, est une insulte à la mémoire des millions de Congolais victimes de la barbarie de ce criminel ainsi que de toute la bande à Kagamé-«Kabila» qui se sont illustrés par des crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés principalement en République Démocratique du Congo et au Rwanda. Cette parodie de justice à laquelle le monde vient d’assister prouve que ce sont toujours des intérêts politiques et économiques qui motivent les décisions, et en l’occurrence le verdict de la honte que la justice britannique s’est vue contrainte de prononcer ce lundi 10 août 2015.  Mais comment pouvait-il en être autrement lorsque l’on sait que Tony BLAIR, ancien Premier Ministre britannique, est depuis des années conseiller du dictateur sanguinaire Paul Kagamé, et que Mme Cherie BLAIR son épouse est l’avocate du criminel KARENZI  et a notamment versé la caution de 1 million de Livres Sterling (1.4 million d’Euros) qui avait permis à ce dernier de bénéficier d’une liberté provisoire, laquelle caution lui a été gracieusement remboursée par «Joseph Kabila»? L’on voit donc clairement comment les lobbies pro-tutsis dans la Région des Grands Lacs peuvent interférer et prospérer tant que les hégémonistes tutsis leur garantiront leurs parts de butins pillés en RDC. Car, loin de poursuivre des objectifs de justice, l’arrestation de KARENZI à Londres et la parodie de justice qui s’en est suivie révèlent que ce show judiciaire ne visait qu’à exercer une forme de chantage interne, un avertissement ou une pression sur Paul Kagame et d’autres alliés africains des occidentaux dans la région, pour les ramener dans les  rangs et les obliger à redevenir plus dociles.

COMMUNIQUE DE L’APARECO SUITE A L’ABANDON PAR LA JUSTICE BRITANNIQUE DE LA PROCEDURE D’EXTRADITION DU GENERAL RWANDAIS EMMANUEL KARENZI KARAKE

L'APARECO dénonce avec force et colère l'abandon de poursuite par la justice britannique, au bout d’une procédure étonnement expéditive, contre le général rwandais Emmanuel KARENZI KARAKE, chef des services de renseignement de son Etat, qui devait aboutir à son extradition vers l'Espagne, alors qu’une fausse audience d'extradition avait été délibérément annoncée pour fin septembre dans le but avéré de tromper la vigilance de la diaspora congolaise d’Europe fortement mobilisée pour cette circonstance.

L’APARECO qui a été alertée par l’arrivée très discrète à Londres le samedi 08 août d’un avion spécial en provenance du Rwanda pour ramener le criminel KARENZI après une parodie de justice qui allait avoir lieu le lundi 10 août, a dépêché sa délégation qui a pu assister à cette mascarade. Les Congolais présents dans la salle ont été scandalisés par ce simulacre de jugement expéditif qui n’a duré que cinq minutes tout au plus, et à l’issue duquel les autorités judiciaires ont rendu à l’assassin son passeport, au motif que les accusations spécifiées dans le mandat d’arrêtespagnolne pouvaient faire l’objet d’une décision d’extradition dans les tribunaux du Royaume Uni ! Les vaillants patriotes et résistants congolais présents dans la salle ont eu beaucoup de mal à se contenir à la vue de l’assassin sur lequel ils ont déchargé toute leur hargne en l’invectivant, avant que la police n’accoure pour le protéger. Mais les Congolais se sont ensuite dirigés vers la « Rwanda House » qui fait office d’ambassade du Rwanda, devant laquelle ils ont vivement poursuivi leurs protestations.

L’APARECO saisit cette occasion pour stigmatiser l’instrumentalisation de la justice en Grande Bretagne par une certaine oligarchie et des lobbies au service des régimes irrespectueux des valeurs que prétend défendre l’Occident, notamment le respect et la protection de la vie humaine, la justice, la dignité et la liberté, bref, des valeurs de démocratie.

L’APARECO considère que cette décision de la justice britannique n'est ni plus ni moins qu'une insulte à la mémoire des millions de Congolais victimes de la barbarie de ce criminel ainsi que de toute la bande à Kagamé-«Kabila» qui se sont illustrés par des crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés principalement en République Démocratique du Congo et au Rwanda. Cette parodie de justice à laquelle le monde vient d’assister prouve que ce sont toujours des intérêts politiques et économiques qui motivent les décisions, et en l’occurrence le verdict de la honte que la justice britannique s’est vue contrainte de prononcer ce lundi 10 août 2015.  

Mais comment pouvait-il en être autrement lorsque l’on sait que Tony BLAIR, ancien Premier Ministre britannique, est depuis des années conseiller du dictateur sanguinaire Paul Kagamé, et que Mme Cherie BLAIR son épouse est l’avocate du criminel KARENZI  et a notamment versé la caution de 1 million de Livres Sterling (1.4 million d’Euros) qui avait permis à ce dernier de bénéficier d’une liberté provisoire, laquelle caution lui a été gracieusement remboursée par «Joseph Kabila»? L’on voit donc clairement comment les lobbies pro-tutsis dans la Région des Grands Lacs peuvent interférer et prospérer tant que les hégémonistes tutsis leur garantiront leurs parts de butins pillés en RDC.

Car, loin de poursuivre des objectifs de justice, l’arrestation de KARENZI à Londres et la parodie de justice qui s’en est suivie révèlent que ce show judiciaire ne visait qu’à exercer une forme de chantage interne, un avertissement ou une pression sur Paul Kagame et d’autres alliésafricainsdesoccidentaux dans la région, pour les ramener dans les  rangs et les obliger à redevenir plus dociles.     

Consciente de cette réalité, l'APARECO n'est point surprise par ce qui arrive, et son Président National, Monsieur NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA, avait même présagé au sujet de ce dossier brûlant que le procès KARENZI pouvait même ne pas avoir lieu du tout. «Nous ne nous faisons pas d’illusions», avait-il prévenu. Et c’est quasiment ce à quoi l’on assiste aujourd’hui. Mais ce qui importe le plus pour le Congo et l’APARECO, c’est d’avoir saisi cette opportunité pour mettre une fois de plus en lumière le complot ourdi contre le Peuple congolais et les nombreux crimes commis en RDC.  

L'APARECO exhorte par conséquent les Patriotes Résistants Congolais à ne pas céder au découragement et les appelle à poursuivre la mobilisation pour protester contre cette parodie et pour dénoncer ce déni de justice pour les victimes du pouvoir sanguinaire de Paul Kagamé et ses collaborateurs, dont Karenzi, Kabarebe, «Kabila» et consorts. D’autre part, elle leur demande à se mobiliser désormais autour des valeurs de combat de la résistance pour la libération totale et inconditionnelle de la RDC. A cet effet, elle invite particulièrement la Diaspora congolaise du Royaume Uni à poursuivre sa mobilisation prévue pour le 29 septembre prochain et à le décréter comme « journée de colère» pour dénoncer haut et fort la parodie de justice et la complicité des lobbies financiers et politiques occidentaux dans les crimes et les pillages qui se commettent impunément en RDC depuis bientôt vingt ans.

Fait à Paris, le 11 Août 2015.

[PAULIN LOMENA]

Directeur de Cabinet-Adjoint du Président national & Porte-Parole de l’APARECO

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Affaire Karake: l'incompréhension des familles des victimes

Le Rwanda s'est félicité ce mardi 11 août de l'abandon de la procédure d'extradition contre le chef des services secrets rwandais, Emmanuel Karenzi Karake. Le général avait été arrêté mi-juin à Londres, à la demande de l'Espagne, qui l'accuse notamment de « crimes de terrorisme » en lien avec la mort ou la disparition de neuf Espagnols au Rwanda au milieu des années 1990.

Parmi ces neuf Espagnols, trois étaient travailleurs humanitaires dans l'ONG Médecins du monde. Lundi 10 août, la justice britannique a abandonné la procédure d'extradition vers l'Espagne. Le Royaume-Uni s'est estimé incompétent pour examiner les crimes dont le général Emmanuel Karenzi Karake est accusé puisqu'ils ont été commis en dehors de son territoire. Une décision incompréhensible pour Jordi Palou Loverdos, l’avocat des familles des victimes espagnoles.

« C’est vraiment surprenant, après presque quinze ans de travail et qu’on a une personne suspecte qui est arrêtée. On avait prévu l’audition pour l’extradition dans un processus contradictoire pour le mois d’octobre. Cette décision a été prise par surprise au mois d’août, sans audition, sans possibilité de contradiction, en profitant que le juge espagnol de liaison en Grande-Bretagne est en vacances », s'insurge l'avocat.

« Je ne sais pas aujourd’hui comment ça a été organisé et décidé, mais à mon avis, c’est plutôt une décision politique et c’est plutôt par des pressions probablement de l’équipe de la défense de Karake Karenzi avec Cherie Blair à la tête. On sait que Tony Blair est aussi conseiller personnel du président Kagame. Donc il y a beaucoup de possibilités qu’il y a des choses plutôt politiques que juridiques dans cette décision. »

[RFI]


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