Congo-Brazzaville : Sassou N'GUESSO est sa gestion clanique de honte

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image Denis SASSOU N'GUESSO

Dans le remaniement du gouvernement Sassou Nguesso, tous les ministères de souveraineté (Affaires étrangères, Justice, Défense, Intérieur, Finances) sont occupés par des personnes de la même ethnie que le Président de la République », précise le président du PSDC, parti membre du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad). Clément Mierassa  ajoute que « 10 membres de ce gouvernement, soit 28%, sont des ressortissants du Département de la Cuvette; 15 membres de ce gouvernement, soit 42%, sont du même groupe ethnique que le président de la République ».

« L'un des reproches faits au président Denis Sassou Nguesso est sa gestion clanique. On a par exemple relevé qu'au ministère des Finances, on peut tenir les réunions en patois », affirme le président du Social Démocrate Congolais (PSDC, opposition) au Congo-Brazzaville, Clément Mierassa cité par Starducongo.

Se référant au nombre de généraux ressortissants du département de la Cuvette, il accuse qu’« il est même apparu que la compétence se trouve aujourd'hui dans le département de la Cuvette ».

« Le remaniement effectué n'échappe pas à cette vision: tous les ministères de souveraineté (Affaires étrangères, Justice, Défense, Intérieur, Finances) sont occupés par des personnes de la même ethnie que le Président de la République », précise le président du PSDC, parti membre du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad).

Clément Mierassa  ajoute que « 10 membres de ce gouvernement, soit 28%, sont des ressortissants du Département de la Cuvette; 15 membres de ce gouvernement, soit 42%, sont du même groupe ethnique que le président de la République ».

S’interrogeant sur ce qu’il convient de « faire pour s'éloigner de cette gestion clanique », il recommande de « rechercher la compétence et l'excellence et agir en privilégiant l'intérêt général, ceci en veillant à sauvegarder l'unité et la concorde nationales ».

« La concrétisation du coup d’Etat constitutionnel »

Dans une interview le 18 juillet 2015 à l’AFP, le président du PSDC a dénoncé « la concrétisation du coup d’Etat constitutionnel » aux termes des conclusions du « Dialogue national » de Sibiti prônant un « changement de Constitution » qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

« Ce qui vient de se passer (…), c’est la concrétisation du coup d’Etat constitutionnel décidé par le président Sassou N’Guesso. Nous sommes préoccupés parce que le président Sassou Nguesso a choisi de mettre le pays dans une situation de chaos. C’est une situation inacceptable », a déclaré Clément Mierassa.

Il a affirmé que la « responsabilité (de l’opposition) est d’œuvrer par des voies pacifiques et démocratiques pour arrêter ce coup d’Etat ».

Lors de la conférence de presse qu’il a animée à Brazzaville le 09 juillet 2015, il s’est appesanti sur » les aspects liés à la dérive de la société congolaise, le faux débat sur la Constitution, l’illégalité de la Cour constitutionnelle ».

De prime abord, il a condamné « avec la dernière énergie le gouvernement et son Chef, pour les nombreuses violations de la Constitution dont ils sont responsables, particulièrement l’interdiction de la sortie du territoire le lundi dernier des responsables politiques Pascal Tsaty Mabiala, député et premier secrétaire de l’UPADS ; Rigobert Ngouolali, ancien ministre et président de l’ARC et de Gabriel Oba-Apounou, sénateur et membre du Bureau politique du Parti congolais du travail ».

Le président Sassou Nguesso « quitte le pouvoir le 14 août 2016 »

« Au moment où s’est instauré un faux débat sur la Constitution, nous ne pouvons que déplorer le non-respect des lois et règlements  de la République et la violation flagrante de l’article 16 de notre loi fondamentale », a dit le président du PSDC.

En effet, aux termes de cette disposition constitutionnelle, « tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national ; il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait pas l’objet de poursuites pénales, et d’y revenir. Il s’agit des actes non pas d’un Etat de droit mais d’une véritable dictature ».

« Bref, le Président Denis Sassou N’Guesso exerce son deuxième, ultime et dernier mandat. Il quitte le pouvoir le 14 août 2016. Ensemble, préparons une élection  libre, juste et transparente en 2016 pour assurer l’alternance. Que les Congolais mettent tout en œuvre pour préparer la sortie du président Denis Sassou N’Guesso par la grande porte en 2016 », a conclu Clément Mierassa.


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