Cameroun : ABAH ABAH reconnu coupable de quatre chefs d'accusation pour des malversations financières estimées à 12 millions d'euros

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image Polycarpe ABAH ABAH

Ecroué depuis 2008, les juges du Tribunal criminel spécial (TCS) ont reconnu mardi M. Abah Abah coupable de quatre chefs d'accusation pour des malversations financières estimées à environ 7,8 milliards de FCFA (près de 12 millions d'euros). Ils lui ont infligé une peine de "25 ans de prison ferme". Deux autres personnes, ont écopé, chacune, de 15 ans de prison dans le cadre de la même affaire.

Un ancien ministre camerounais des Finances, Polycarpe Abah Abah, écroué depuis 2008, a été condamné à Yaoundé à 25 ans de prison pour détournement de fonds publics.

Les juges du Tribunal criminel spécial (TCS) ont reconnu mardi soir M. Abah Abah coupable de quatre chefs d'accusation pour des malversations financières estimées à environ 7,8 milliards de FCFA (près de 12 millions d'euros). Ils lui ont infligé une peine de "25 ans de prison ferme".

Deux autres personnes, dont Joseph Edou, ex-directeur général du Crédit foncier, banque publique, ont écopé, chacune, de 15 ans de prison dans le cadre de la même affaire.

M. Abah Abah a affirmé qu'il allait se pourvoir en cassation. "Chaque match a un aller puis un retour. Le match retour, nous allons l'engager", a-t-il indiqué, s'adressant aux juges. "Je sais que je suis innocent", a-t-il réitéré.

Sa condamnation est assortie de la confiscation de ses biens, dont 29 immeubles et des appartements, de sommes d'argent gardées sur des comptes bancaires, ainsi que de neuf véhicules.

Les malversations dont M. Abah Abah a été reconnu coupable ont été commises alors qu'il occupait le poste de directeur des impôts, au début des années 2. 000.

Après la direction des impôts, il avait été promu en 2004 ministre de l'Economie et des Finances avant d'être déchu de ce poste en 2007 avant d'être arrêté quelques mois plus tard en 2008. Il a déjà été condamné en 2012 à six ans de prison ferme pour évasion.

Pressé par les bailleurs de fonds internationaux, le Cameroun a lancé en 2006 une campagne dite "Epervier" de lutte contre la corruption dans le cadre de laquelle de nombreuses personnalités, dont d'anciens ministres, un ex-Premier ministre et d'anciens patrons d'entreprise publique ont été emprisonnées, certains pour de lourdes peines. Malgré cela, le niveau de corruption demeure élevé dans le pays.


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