Paix aux Grands Lacs : Le clan CLINTON tentent de faire partir Russ FEINGOLD

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image Susan RICE

Le clan Clinton tentent de faire partir Russ Feingold considéré comme un frein à leur business dans les Grands Lacs, et particulièrement en RDC. Doté d’une forte personnalité, Russ Feingold a pesé de tout son poids en soutien à la RDC, pour qu’aucune signature ne soit apposée sur un quelconque  document qui toucherait à la souveraineté de la RDC et à l’intégrité de son territoire.

Changement dans la politique américaine sur les Grands Lacs africains. L’approche de la deuxième administration Obama consacre la rupture d’avec la ligne tracée par le clan Clinton. La nomination de Russ Feingold comme envoyé spécial semble avoir sonné le glas de la primauté des vues des lobbies proches de Kigali et Kampala. Incarnation d’une politique opposée à la stratégie du clan Clinton, Barack Obama est obligé de faire preuve de beaucoup de courage pour résister aux détracteurs de Russ Feingold.

La désignation de Russ Feingold en qualité d’envoyé spécial du président Barack Obama dans la région des Grands Lacs a été accueillie comme un signal clair du changement d’attitude de la part des Etats-Unis à l’endroit du continent noir.

Autrement dit, cette désignation a consacré la fin du règne du clan Clinton. Et par conséquent, la République démocratique du Congo, esseulée et résignée durant des décennies, a pu faire entendre sa  voix au milieu du brouhaha créé et entretenu à dessein par les parrains de Kigali et Kampala.

Les lobbies de l’Arkansas, en soutien au clan Clinton, s’étaient fixé des objectifs allant de la protection de la « minorité » dans l’Est du continent, en passant par le financement de la reconstruction du Rwanda avec le produit de l’exploitation illégale des ressources naturelles dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Cette politique de prédation a perduré. A l’avènement de Barack Obama, elle a été poursuivie à travers Hilary Clinton (l’épouse de Bill Clinton), nommée par ce dernier secrétaire d’Etat au cours de son premier mandat. Susan Rice, également très proche de Kigali et de Kampala, avait été désignée comme sous-secrétaire d’Etat en charge des affaires africaines au département d’Etat. Du coup, elle devenait la dépositaire de la politique de soutien tous azimuts à Kagame et à Museveni.

Selon des observateurs, le clan Clinton maquillait sa stratégie sous le prétexte de lutte déclarée opiniâtre contre le terrorisme. Le discours a marché en son temps ! La psychose ambiante de l’époque ne pouvait que jouer en faveur de cette politique. En arrière-plan, personne ne percevait l’autre versant de cette supercherie à la fois politique, géostratégique et économico-machiavélique. On connaît les résultats : environ 6 millions de Congolais fauchés, en sus du pillage des ressources naturelles de la RDC.

Le côté obscur de l’entreprise échappant à une opinion publique frileuse à la suite des actes terroristes enregistrés à travers le monde, c’est que tout discours contraire était perçu comme entrave à la lutte engagée contre le terrorisme. Raison pour laquelle, au cours de son premier mandat, Barack Obama a laissé le soin de l’initiative américaine en Afrique au Département d’Etat animée dans ses différents compartiments par le clan Clinton.

Confiante mais en même temps crédule, la Maison Blanche se tenait loin, préoccupée par d’autres urgences. Cela a duré jusqu’au moment où les prises de position de Russ Feingold sur la région des Grands Lacs a éveillé l’attention mais aussi l’intérêt d’Obama. Edifié, celui-ci va changer la perception de son administration sur la question. Il s’en est suivi un chambardement intervenu. John Kerry arrive au département d’Etat, Susan Rice quitte son poste aux Nations unies. Dieu seul sait ce qu’elle a pu y jouer comme rôle au détriment de la RDC ! 

Devenue conseillère spéciale d’Obama sur la sécurité nationale, Susan Rice travaille présentement sous la direction directe du président américain. Et depuis, il apparaît clairement que le président américain a pris en main la politique extérieure de son pays, particulièrement les Affaires africaines.

Les dernières illustrations sont offertes par la situation au Soudan du Sud. Le président Obama s’affiche personnellement pour donner les positions américaines, sans transiter par le département d’Etat. En ce qui concerne la situation dans les Grands Lacs, Barack Obama n’a pas lésiné sur les moyens. Il a pris en compte les prises de position de Russ Feingold qui cadrent avec sa propre perception de la bonne interprétation de la situation des Grands Lacs. Sa maîtrise de la crise entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC et ses positions tranchées contre les lignes de Kigali et Kampala ont marqué la rupture. L’héritage des Clinton abandonné, il devenait clair qu’un changement radical était amorcé.

CROISEE DES CHEMINS BENEFIQUE

Ce tournant décisif met en avant l’économie. Dans un contexte de transparence et de coopération mutuellement avantageuse, Barack Obama ne pouvait que se méfier de tous ceux qui ont piloté l’ancienne politique. Tout en combattant le terrorisme, le président américain n’entend pas laisser des prédateurs poursuivre leur œuvre dans une région névralgique comme les Grands Lacs.

A la croisée des chemins, c’est la RDC qui tire le bénéfice de cette roue de l’histoire qui a tourné. Un vent favorable qui met d’accord les uns et les autres sur la manière d’opérer des échanges. Or, pour mener les affaires, les bruits de bottes ne sont pas les bienvenus. Par ailleurs, il ne servait à rien d’entretenir la confusion, en lieu et place de la clarification des options à lever par les uns et les autres.

Malheureusement, les tenants de l’ancienne politique, notamment les industriels qui y ont cru et investi d’importantes ressources financières, tardent à intégrer cette nouvelle donne. L’option actuelle est celle de mettre fin aux conflits pour assurer la prospérité aux investisseurs américains ou d’ailleurs et aux populations qui ont tant souffert.

Il se constate qu’une nouvelle dynamique a vu le jour au Conseil de sécurité de l’Onu, malgré la présence rwandaise en son sein. La Résolution 2098 a non seulement été adoptée, mais elle a produit des effets palpables, avec notamment la mise en place de la Brigade spéciale d’intervention qui a contribué de manière remarquable à la mise en déroute du M23.

Par ailleurs, le langage direct, sans euphémisme de Russ Feingold, a mis hors jeu Kigali et Kampala lors de l’offensive des FARDC qui a conduit à l’anéantissement du M23. John Kerry s’était même permis de tenir en laisse Kagame et Museveni, en les invitant de s’abstenir de toute entrave de la marche victorieuse des FARDC.

Voulant jouer aux indécrottables, les tenants de l’ancienne thèse tentent de faire partir Russ Feingold considéré comme un frein à leur business dans les Grands Lacs, et particulièrement en RDC. Doté d’une forte personnalité, ce dernier a pesé de tout son poids en soutien à la RDC, pour qu’aucune signature ne soit apposée sur un quelconque  document qui toucherait à la souveraineté de la RDC et à l’intégrité de son territoire.

Ceci expliquant cela, lorsque le ministre ougandais des Affaires étrangères déclarait sous peu « qu’il y a quelqu’un qui avait fait échouer la signature des accords de Kampala qu’on a finalement signés séparément à Nairobi », allusion était faite à Russ Feingold. 

Les observateurs indiquent le temps aura raison de ces pécheurs en eaux troubles tapis aux USA. Quand bien même des  pressions seraient exercées, par Susan Rice interposée, afin que Barack Obama décharge son envoyé spécial pour la région des Grands Lacs. 

LES CONGOLAIS SATISFAITS DU TRAVAIL DE RUSS FEINGOLD

Pour tous les analystes congolais, l’envoyé spécial d’Obama s’est aligné sur les thèses justes, celles qui prennent en compte l’équité dans les relations entre Etats. Suite à ses positions objectives, corroborées par de multiples rapports d’experts onusiens, les Congolais donnent satisfecit au travail qu’a abattu Russ Feingold.

Illustration. Cette déclaration faite sur RFI par celui-ci il y a quelques semaines tranche sur le soutien aux lobbies qui opèrent dans les Grands Lacs : « Je crois que notre relation est très bonne. Les réunions et l’accès que j’ai eu aux leaders de ce pays ont été exceptionnels.

Nous avons eu des désaccords sur le respect de l’accord-cadre, et nous avons été francs sur ce sujet. Nos inquiétudes ont mené à des changements dans notre assistance à ce pays. Mais cela n’a pas vocation à être permanent et nous espérons qu’une nouvelle période, dans laquelle nous n’avons plus d’inquiétudes, peut désormais s’ouvrir ». Il parle des relations entre les Etats-Unis et le Rwanda.

Les officiels congolais de même que l’opinion publique congolaise sont en adéquation avec cette réalité qui a produit les avancées enregistrées jusqu’à la dissolution du M23. Les pressions venant de Kigali et Kampala canalisées par Susan Rice n’auront pas raison de la détermination d’Obama de troquer les conflits contre le business transparent et mutuellement bénéfique.

Son arbitrage permettra le maintien de l’ancien sénateur comme envoyé spécial afin d’asseoir la nouvelle vision américaine dans les Grands Lacs.

[lePotentiel]


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