Angola : Des expulsions perpétrées dans la violence par les services de sécurité

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image Prison - Prisonniers a Cabinda

Un rapport publié dernièrement fait état de plus 8.000 Congolais expulsés d’Angola, pendant la période allant du 1er janvier au 30 mai 2015. Ces expulsés proviennent de provinces de Soyo et Cabinda. Ils sont accusés de séjour irrégulier sur le territoire angolais. Plusieurs Organisations non gouvernementales (ONG) ont dénoncé ces expulsions perpétrées dans la violence par les services angolais de sécurité. 

Un rapport publié dernièrement fait état de plus 8.000 Congolais expulsés d’Angola, pendant la période allant du 1er janvier au 30 mai 2015. C’est la Police nationale congolaise de Moanda qui l’a rendu public. Ces expulsés proviennent de provinces de Soyo et Cabinda. Leurs enregistrements se font dès leur arrivée aux postes frontaliers de Yatch et Yema, dans la province du Kongo central. Ils sont accusés de séjour irrégulier sur le territoire angolais.

Plusieurs Organisations non gouvernementales (ONG) ont dénoncé ces expulsions perpétrées dans la violence par les services angolais de sécurité. Pour sa part, le vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger, Antoine Boyamba, précise que le Gouvernement congolais mène des actions diplomatiques avec d’autres pays pour remédier aux actes de violences qui accompagnent souvent les expulsions de ces compatriotes.

La société civile congolaise, elle, plaide pour une sensibilisation de la population aux méfaits de l’immigration clandestine. Elle condamne, par ailleurs, cette situation et projette d’organiser des campagnes de sensibilisation de la population des villages frontaliers aux effets néfastes de l’immigration clandestine.

Pour toutes les expulsions, le ministre estime qu’une démarche diplomatique est toujours entreprise. Les ambassadeurs accrédités dans des pays expulsant des étrangers sont convoqués afin de leur faire part des préoccupations, mais surtout de leur indignation pour les conditions d’expulsion. C’est le cas de l’Afrique du Sud et du Congo-Brazza. Le vice-ministre des Congolais de l’étranger indique que la RDC n’enverra pas son armée dans les pays où des expulsions se passent.

LA VIE N’EST PAS TOUJOURS MEILLEURE AILLEURS

Une fois l’installation de la maison des Congolais de l’étranger effectuée, une campagne sera lancée en vue d’une présentation et d’une explication des enjeux de l’immigration clandestine pour montrer aux femmes les dangers qu’elles encourent dans certaines contrées. 

La campagne sera menée dans le but d’inviter les Congolais à vivre chez eux. Car, la vie n’est pas toujours meilleure ailleurs. Vraisemblablement, les Congolais ne sont pas toujours les bienvenus dans d’autres pays. Moins encore dispensés de la traque des étrangers sous d’autres cieux. Dès qu’une vague d’expulsions rebondit dans un pays, les Congolais ne sont jamais tirés d’affaire. Et ce, souvent dans des conditions inhumaines. Visiblement, les pays étrangers en ont marre des Congolais sur leur sol. Alors que leurs ressortissants sont accueillis comme chez eux en RDC. Même ceux des pays expulsants sont, eux, à l’abri de toute expulsion sur le sol congolais.

Pourquoi, c’est sont toujours les Congolais qui sont à la quête d’un supposé paradis terrestre ? Pourquoi chercher péniblement le lait et le miel ailleurs pendant qu’ils sont à leur portée dans leur propre pays ? La RDC n’a-telle pas tout ce qui lui faut pour que chaque fils et chaque fille de sa terre y vive heureux ? On n’est jamais mieux que chez soi, dit-on !

[Anne-Osée SEMOPA]


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