Bruits de bottes en RDC : La SADC interpellent «KABILA»

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image Eduardo Dos Santos et Jacob Zuma

Dans sa furie à vouloir à tout prix se maintenir au pouvoir à vie en République Démocratique du Congo, «Kabila» s’est lancé dans une folle course préparatoire à une épreuve de force avec le peuple congolais et la communauté internationale s’il le faut. Malheureusement pour lui, cette folie commencent à inquiéter même ses plus fidèles alliés d’hier. En plus des membres du tutsi-power de Kinshasa, les pays membres de la SADC  dont les services de sécurité se sont réunis dernièrement à Lusaka en Zambie, ont unanimement exprimé leur  inquiétude suite aux bruits de bottes perçus en RDC le long de leurs frontières. Les services de sécurité de la Zambie, Namibie, Botswana et Zimbabwe ont clairement demandé des explications à la RDC concernant le stockage des quantités impressionnantes d’armes de guerre de longue portée disséminées au sein du Parc de Kundelungu dans le Katanga notamment, tout près de leurs frontières. L’inquiétude de ces pays s’est accrue surtout avec l’arrivée dans ce parc de Kundelungu d’une forte armée de 3000 hommes qui, après investigations de leurs services, se sont révélés être des Tutsi rwandais provenant directement des unités spécialisées du Rwanda !

Le moins que l’on puisse dire sur le climat délétère qui prédomine à Kingakati ces derniers jours, c’est que Hyppolite Kanambe est définitivement au cœur de l’ouragan dont les signes annonciateurs ne trompent plus personne. Les boulets qu’il reçoit de partout, même de ses plus fidèles défenseurs d’hier, montrent à suffisance qu’il est définitivement dans l’œil du cyclone ! 

Crise au sein du Tutsi-power à Kinshasa : «Kabila» se dispute avec Ruberwa et Nyarugabo !

L’entêtement aveugle de «Kabila» à vouloir à tout prix se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire et l’opinion internationale commence à exacerber les autres membres du Tutsi-power qui redoutent que l’imposteur les entraîne tous dans sa descente aux enfers et provoque leur perte commune. La première étincelle a jailli à Kingakati la nuit du 28 juin 2015 durant laquelle Kanambe a reçu les deux membres les plus influents du tutsi-power à Kinshasa, Ruberwa et Nyarugabo, venus lui refaire la proposition de passer la main à un membre du lobby ethnique tutsi pour éviter le pire, car ils estiment qu’il faut cette fois-ci prendre très au sérieux la détermination du peuple congolais et de la communauté internationale à refuser un troisième mandat à «Kabila».

Mais la fermeté et l’arrogance avec lesquelles il a rejeté l’offre de ses interlocuteurs a fait basculer l’entretien en une dispute violente, nous ont confié des sources proches des trois antagonistes. La rencontre des trois hommes s’est terminée cette nuit-là en queue de poisson. Sans se saluer. «Kabila » a bel et bien choisi sa voie : le pouvoir ou la mort ! Cette mort pourrait venir maintenant de partout, même de son propre clan tutsi, commente une autre source.

Les dirigeants des pays membres de la SADC interpellent «Kabila» qu’ils considèrent comme une menace de paix pour toute la région

Dans sa furie à vouloir à tout prix se maintenir au pouvoir à vie en République Démocratique du Congo, «Kabila» s’est lancé dans une folle course préparatoire à une épreuve de force avec le peuple congolais et la communauté internationale s’il le faut. Malheureusement pour lui, cette folie commencent à inquiéter même ses plus fidèles alliés d’hier. En plus des membres du tutsi-power de Kinshasa, les pays membres de la SADC  dont les services de sécurité se sont réunis dernièrement à Lusaka en Zambie, ont unanimement exprimé leur  inquiétude suite aux bruits de bottes perçus en RDC le long de leurs frontières. Les services de sécurité de la Zambie, Namibie, Botswana et Zimbabwe ont clairement demandé des explications à la RDC concernant le stockage des quantités impressionnantes d’armes de guerre de longue portée disséminées au sein du Parc de Kundelungu dans le Katanga notamment, tout près de leurs frontières. L’inquiétude de ces pays s’est accrue surtout avec l’arrivée dans ce parc de Kundelungu d’une forte armée de 3000 hommes qui, après investigations de leurs services, se sont révélés être des Tutsi rwandais provenant directement des unités spécialisées du Rwanda !

Devant l’absence d’explications convaincantes des responsables des services de sécurité congolais lors de cette réunion, les chefs d’état des pays frontaliers avec le Katanga ont chargé le président du Zimbabwe, en tant que mentor de «Joseph Kabila», de lui demander des explications plus convaincantes et de lui demander de préparer un successeur pour son remplacement en 2016, plutôt que de chercher à mettre toute la région à feu et à sang uniquement pour assouvir ses ambitions. Dans son message Mugabe aurait même proposé à son protégé d’aller s’installer à Harare chez lui, pour échapper à toute éventuelle poursuite ou règlement de compte.

Malheureusement, ces chefs d’état africains n’ont pas encore saisi la problématique de l’imposture de « Kabila » en RDC. Ils ne savent pas, ou ne veulent pas savoir que « Kabila » n’est que le bout d’un iceberg qu’est le lobby politico-militaire tutsi basé au Rwanda et en Ouganda qui voudrait envahir toute la région centrale d’Afrique ! Pour calmer son mentor et le rassurer, « Kabila » confie à Mugabe que ces dispositifs visent à faire face à une puissante coalition au Katanga entre Moïse Katumbi, Kyungu wa Kumwanza et le général John Numbi qui a amassé une armée de plus de 15000 hommes, des jeunes ex-Juferi en provenance de l’Angola. Mais lui qui a les services de renseignements civils et militaires sous ses ordres ne dit pas à Mugabe où une armée de 15000 hommes serait entraînée sur son territoire ! Mugabe va-t-il gober ces explications tirées par les cheveux ? Let’s wait and see.          

Un mémorandum anonyme de mise en garde des officiers congolais à « Kabila » atterrit «mystérieusement» sur son bureau à Kingakati

Dans ce climat pourri, les officiers militaires congolais ont choisi de faire entendre leur voix. A leur façon. Ils ont adressé un mémorandum anonyme à «Joseph Kabila » pour l’informer, au cas où il ne le sait pas, que la colère du peuple congolais monte chaque jour, et que le climat au sein de l’Armée et de la Police devient chaque jour très explosif. Ils ont attiré l’attention de «Joseph Kabila» et lui ont conseillé vivement de faire une déclaration publique sans équivoque annonçant son abandon du pouvoir en décembre 2016, faute de quoi, «nous déclinons toute responsabilité sur tout ce qui pourra vous arriver» (sic)!

Le plus inquiétant pour l’imposteur rwandais, c’est qu’au-delà du ton menaçant de cette lettre anonyme, elle a atterri sur son bureau à Kingakati la nuit de samedi 27 juin 2015 sans passer par aucun service de protocole ou de sécurité de «Kabila»! On ne connait ni la personne, ni la voie par laquelle cette lettre est arrivée sur son bureau. La panique et la suspicion a envahi subitement tout le palais. Jusqu’à la ceinture de sécurité de l’imposteur.

Furieux, « Kabila » convoqua successivement son entourage politique et militaire pour tantôt proférer des menaces et tantôt demander leurs soutiens…Et c’est dans ce contexte qu’a eu lieu la dispute qui a éclaté le lendemain dimanche soir entre lui et ses frères tutsis Ruberwa et Nyarugabo tel que relaté plus haut. Signe que l’homme a perdu son flegme légendaire de façade. Signe du temps ! 

Paris, le 05 juillet 2015

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE


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