Trafic international de bébés : Hama Amadou, un opposant nigérien en fuite en France

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image Hama Amadou

Les députés nigériens veulent faire prononcer "la vacance" du poste du président du Parlement, un opposant en fuite en France après sa mise en cause dans un trafic international de bébés. Un mandat d'arrêt a été émis fin septembre à l'encontre de Hama Amadou dans cette affaire retentissante qui a crispé le climat politique dans le pays. M. Amadou, a toujours clamé que les poursuites lancées contre lui sont politiques. Selon lui, le pouvoir cherche à l'écarter avant la présidentielle de 2016. Les autorités ont démenti ces allégations.

Les députés nigériens veulent faire prononcer "la vacance" du poste du président du Parlement, un opposant en fuite en France après sa mise en cause dans un trafic international de bébés, a-t-on appris vendredi de source parlementaire.

Le président du Parlement, Hama Amadou, a quitté le 27 août le Niger pour le Burkina Faso avant de rejoindre la France, après l'autorisation par ses pairs de son audition par la justice pour une affaire de trafic de bébés entre le Nigeria, le Bénin et le Niger.

"Le bureau du Parlement a statué sur la question et, conformément au règlement, un dixième des députés a signé la requête envoyée ce vendredi à la Cour constitutionnelle afin qu'elle +constate la vacance+ du poste du président de l'Assemblée nationale", a déclaré à l'AFP une source parlementaire.

La Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du Niger, doit rendre sa décision dans les "quinze jours à venir", a indiqué la même source.

Si cette institution prononce la vacance du poste, les députés doivent se réunir pour élire un nouveau président "dans les quinze jours qui suivent" s'ils sont déjà en session, selon la Constitution. Le Parlement est en session budgétaire depuis le 4 octobre.

Un mandat d'arrêt a été émis fin septembre à l'encontre de Hama Amadou dans cette affaire retentissante qui a crispé le climat politique dans le pays.

Aucun mandat d'arrêt international ne sera délivré contre lui, ce "principe" n'existant pas dans la législation nigérienne, a indiqué jeudi le ministre de la Justice, Mohamed Bazoum, sur Radio France internationale.

Dix-sept personnes, dont 12 femmes, parmi lesquelles l'une des épouses de M. Amadou, ont été inculpées fin juin et écrouées pour "supposition d'enfant" (un délit qui consiste à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde), "faux et usage de faux" et "déclaration mensongère".

M. Amadou, principal opposant du président Mahamadou Issoufou, a toujours clamé que les poursuites lancées contre lui sont politiques. Selon lui, le pouvoir cherche à l'écarter avant la présidentielle de 2016. Les autorités ont démenti ces allégations.

[Afp]


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