Mali : Un calme précaire règne à Bamako

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image Soldat - Un soldat malien au camp militaire de Kati.

C'est un calme bien précaire qui règne à Bamako après les affrontements de la nuit et de la matinée de mardi entre les Bérets rouges de la garde présidentielle, et les Bérets verts – soldats de l'ex-junte putschiste. L’aéroport de Bamako-Senou, où de violents combats à l'arme lourde ont eu lieu lundi soir est désormais contrôlé par l’ex-junte et est fermé jusqu’à nouvel ordre alors qu'une véritable chasse aux Bérets rouges a été lancée par les ex-militaires putschistes.

Les affrontements entre militaires pro-ATT et pro-putschistes ont baissé d'intensité mardi après-midi à Bamako. Les premiers - les Bérets rouges de la garde présidentielle - se sont retranchés dans un quartier du centre de la capitale malienne tandis que les seconds - les Bérets verts - recevaient des renforts venus de l'intérieur du Mali.

C'est un calme bien précaire qui règne à Bamako après les affrontements de la nuit et de la matinée de mardi entre les Bérets rouges de la garde présidentielle commandée par Abidine Guindo, favorable à l'ancien président Amadou Toumani Touré, et les Bérets verts – soldats de l'ex-junte putschiste.

Mardi après-midi, le camp militaire de Djicoroni-Para - QG des Bérets rouges pris d'assaut dans la matinée par les soldats putschistes – avait été déserté par les forces « loyalistes » qui se sont retranchées dans le quartier chic dit de l'ACI, où des snipers postés sur les toits des immeubles tirent à vue sur les Bérets verts.

L'appel de Sanogo

« Je lance un appel aux autres [Bérets rouges, NDLR] qui ne sont plus dans la garnison, qui traînent dans la nature : il est encore temps de revenir, d’essayer de trouver le poste de  gendarmerie le plus proche et de se rendre, cela va faciliter les choses », a réagi le chef des ex-putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, sur les ondes de la télévision nationale, quelques heures après la chute du camp des Bérets rouges. « L’accord-cadre [avec la Cedeao, NDLR] demeure. Le président, le Premier ministre, le gouvernement et l’Assemblée nationale demeurent, cela n’a rien à avoir avec ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.

Selon un premier bilan qu'a pu établir Jeune Afrique, il y aurait au moins 11 morts, dont 5 civils, tous tués par balles et environ 30 blessés. « Après les premiers soins, les blessés militaires ont été transportés dans l'infirmerie de leur garnisons respectives », précise Adama Traoré, chargé de communication de l'hôpital Gabriel Touré.

Renforts

L’aéroport de Bamako-Senou, où de violents combats à l'arme lourde ont eu lieu lundi soir est désormais contrôlé par l’ex-junte et est fermé jusqu’à nouvel ordre alors qu'une véritable chasse aux Bérets rouges a été lancée par les ex-militaires putschistes.

« Nous avons arrêté quatorze éléments des Bérets rouges et beaucoup sont mort », indique un des militaires de l'ex-junte, qui ont par ailleurs reçu du renfort de l'intérieur du pays. « Des soldats sont déjà arrivé en provenance de Koulikoro, nous en attendons d'autres de Segou et bientôt de Sikasso », affirme une source militaire. « Nous pensons que la situation ne va pas se calmer dans les prochaines 24 heures », confirme un autre Béret vert.

[J.A.]


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