Guinée-Bissau : La Cédéao appelle la communauté internationale à apporter son appui à la poursuite de la mission de l'Ecomib

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image José Mário Vaz - Président bissau-guinéen

Prolongé de six mois, jusqu'à mi-2015, le mandat de l'Ecomib devait expirer le 31 décembre 2014, d'après le communiqué du sommet d'Abuja. Les dirigeants ouest-africains ont décidé de le "proroger (. . . ) pour une période de six mois avec le maintien de la force en place" et ont appelé "la communauté internationale à apporter son appui à la poursuite de la mission de l'Ecomib". L'Ecomib compte aujourd'hui plus de 700 policiers, gendarmes ou militaires, fournis en majorité par le Nigeria. Elle a été déployée en mai-juin 2012 après un coup d'Etat mené le 12 avril 2012 par des militaires qui ont renversé le pouvoir entre les deux tours de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a prolongé de six mois, jusqu'à mi-2015, le mandat de sa force de 700 hommes déployée depuis 2012 en Guinée-Bissau, l'Ecomib, a annoncé mardi le président bissau-guinéen.

La décision a été prise lors du 46e sommet ordinaire des dirigeants de la Cédéao tenu lundi à Abuja, au Nigeria, a indiqué le président José Mario Vaz à la presse à son retour à Bissau.

Durant le sommet, "nous avons discuté de la situation des forces de l'Ecomib. Nous sommes arrivés à la conclusion que cette force doit rester encore six mois renouvelables", a-t-il affirmé.

Le mandat de l'Ecomib devait expirer le 31 décembre 2014, d'après le communiqué du sommet d'Abuja. Les dirigeants ouest-africains ont décidé de le "proroger (. . . ) pour une période de six mois avec le maintien de la force en place" et ont appelé "la communauté internationale à apporter son appui à la poursuite de la mission de l'Ecomib", indique ce texte.

L'Ecomib compte aujourd'hui plus de 700 policiers, gendarmes ou militaires, fournis en majorité par le Nigeria.

Elle a été déployée en mai-juin 2012 après un coup d'Etat mené le 12 avril 2012 par des militaires qui ont renversé le pouvoir entre les deux tours de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau.

Des autorités intérimaires ont été mises en place dans le cadre d'un processus de transition, qui a pris fin avec l'arrivée au pouvoir de José Mario Vaz, élu en mai 2014.

Selon le président bissau-guinéen, la force ouest-africaine restera dans son pays jusqu'à la mise en place de la réforme dans les secteurs de la défense et de la sécurité. "Mais tout dépend des moyens financiers de la Cédéao" a-t-il indiqué, sans plus de détails.

Cette réforme - théoriquement engagée depuis 2006 - est jugée indispensable, notamment par les partenaires internationaux de la Guinée-Bissau, pour contrer l'influence dans le champ politique des militaires, auteurs de nombreux coups d'Etat jalonnant l'histoire de cette ex-colonie portugaise depuis son indépendance en 1974.

L'instabilité politique et la pauvreté ont facilité depuis des années l'implantation dans le pays de trafiquants de drogue avec la complicité présumée de hauts responsables de l'armée.

D'après des données officielles de 2012, les forces armées bissau-guinéennes comptent près de 4. 500 hommes. Selon diverses sources non-officielles, ce nombre serait en réalité 2 à 2,5 fois plus élevé.

[Afp]


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