Burkina Faso : Des élections pour tourner la page du régime Compaoré

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image Blaise Compaoré

Deux décrets ont officiellement fixé le premier tour des élections présidentielle et législatives cumulées au 11 octobre prochain. Le premier décret porte sur la "convocation du corps électoral pour les élections législatives 2015" pour "le dimanche 11 octobre 2015". Le second convoque les électeurs pour le premier tour de l'élection présidentielle également pour "le dimanche 11 octobre 2015, sur toute l'étendue du territoire national". Ces élections sont censées tourner définitivement la page du régime Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre par la rue après 27 ans de règne.

Chassé du pouvoir en octobre 2014 après 27 ans de règne, l'ex-président burkinabè a été mis en accusation jeudi devant la Haute cour de justice par le Parlement intérimaire pour "haute trahison" et "attentat à la Constitution".

Les députés du Parlement intérimaire au Burkina Faso ont voté, jeudi 16 juillet, à Ouagadougou, la mise en accusation de l'ex-président Blaise Compaoré devant la Haute cour de justice pour "haute trahison" et "attentat à la Constitution".

À la tête du pays depuis la chute, en octobre 2014, du président Compaoré, les autorités intérimaires doivent céder le pouvoir au nouvel exécutif issu des prochains scrutins. Mercredi, deux décrets ont officiellement fixé le premier tour des élections présidentielle et législatives cumulées au 11 octobre prochain.

Le premier décret adopté en conseil des ministres porte sur la "convocation du corps électoral pour les élections législatives 2015" pour "le dimanche 11 octobre 2015". Le second convoque les électeurs pour le premier tour de l'élection présidentielle également pour "le dimanche 11 octobre 2015, sur toute l'étendue du territoire national".

Une fin de transition fragile

Ces élections sont censées tourner définitivement la page du régime Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre par la rue après 27 ans de règne. Mais la fin de cette "transition" démocratique est assombrie par une crise ouverte entre la garde présidentielle et le Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, dont elle exige le limogeage.

En outre, la justice ouest-africaine a invalidé, lundi, le nouveau code électoral qui interdisait aux fidèles du président déchu de concourir à la présidentielle d'octobre. La Cour de justice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a considéré que la modification du code électoral constituait "une violation du droit de libre participation aux élections" et a ordonné au Burkina Faso "de lever les obstacles à une participation aux élections consécutifs à cette modification".

Au total, 10 candidats ont été officiellement investis par leurs partis politiques pour l'élection présidentielle. Quelque 5,54 millions de Burkinabè seront inscrits sur les listes électorales pour la présidentielle et les législatives d'octobre, soit 27 % de plus que lors des derniers scrutins en 2012, selon la commission électorale.

[Avec AFP]


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